Heavy Week-End III
5 · 6 · 7 Juin 2026 | Nancy, France | Metal Festival
Trois jours. Une ville transformée en temple du metal. Le Heavy Week-End revient pour sa troisième édition à Nancy et s’impose définitivement comme l’un des rendez-vous les plus incontournables de la région pour la scène metal francophone. 40 000 festivaliers ont foulé le site dans une atmosphère de fête intense, chaleureuse et viscérale.
Vendredi 5 Juin
Jour 01
Dominium
17H30 → 18H10 · 40 min
Le soleil est encore là lorsque Dominium entre en scène pour ouvrir les hostilités. Le public, qui s’installe progressivement depuis les portes, est accueilli par un death metal massif et bien rodé. Le groupe français impose d’emblée son style qui surprendra les retardataires. Les premiers bras se lèvent, les premiers pogos s’ébauchent timidement dans la fosse. Pour une ouverture, Dominium remplit le contrat haut la main : le ton est donné, le festival peut commencer.
Avantasia
18H30 → 19H30 · 60 min
La foule a triplé de volume. Tobias Sammet et son opéra metal déboulent avec tout ce qui leur ressemble : choristes, invités surprises, arrangements symphoniques en fond. L’hystérie collective est immédiate. Les fans de la première heure reprennent en chœur chaque refrain, des frissons parcourent les gradins lorsque les premières notes de Farewell retentissent. Avantasia, c’est du cinéma en live — grandiloquent, émouvant, totalement assumé. Soixante minutes qui filent comme dix.
Savatage
20H00 → 21H15 · 75 min
Légende vivante. Savatage foule les planches nancéiennes avec la gravité de ceux qui savent ce que ça représente. La nuit tombe sur le site quand les premiers accords de Hall of the Mountain King explosent dans les enceintes : coïncidence parfaite, ambiance magique. Jon Oliva, toujours habité, chante avec une intensité déconcertante. Le public, multigénérationnel, vibre en communion totale et s’échauffent pour le grand final de la soirée.
★ Tête d’affiche
Sabaton
22H00 → 23H30 · 90 min
L’explosion. Joakim Brodén monte sur son char de combat (littéralement) tandis que des milliers de bras se lèvent à l’unisson. Sabaton possède ce don rare d’unir un festival entier en quelques secondes : tout le monde connaît les paroles, tout le monde chante, tout le monde marche au pas. Primo Victoria et Soldier of Heaven provoquent une communion rare, quasi-religieuse. Feux d’artifice, pyrotechnie, écrans géants : la production est irréprochable. Une headliner à la hauteur des attentes.
Samedi 6 Juin
Jour 02
Nova Twins
17H30 → 18H10 · 40 min
La surprise du week-end, sans doute. Le duo britannique Amy Love et Georgia South débarque avec une énergie électrique et un son qui n’appartient qu’à elles : metal strident et électronique taillé pour le live. La fosse, qui découvrait le groupe pour beaucoup, est conquise dès le deuxième morceau. Amy Love, guitariste et chanteuse tout à la fois sorcière et athlète, traverse sans cesse la scène pendant que Georgia martèle sa basse pour faire trembler toute la fosse. Un vent de fraîcheur dans ce monde très masculin.
Cavalera — Chaos A.D.
18H30 → 19H30 · 60 min
Max et Igor Cavalera replongent dans Chaos A.D., leur album de 1993, avec une urgence terrifiante. Ce set thématique, reprennant presque tout l’album, tient de la catharsis collective. Les premières notes de Territory déclenchent un mouvement de foule impressionnant. Le sol vibre, littéralement. Les frères Cavalera offrent une leçon de thrash brutal. La fosse est un champ de bataille magnifique où pogos géants et wall of death cohabitent. Historique.
Trivium
20H00 → 21H15 · 75 min
Matt Heafy et ses acolytes de Trivium confirment leur statut de machine de guerre live. La setlist équilibre habilement les différentes époques du groupe, des fureurs de Strife aux mélodies plus élaborées de In Waves. Corey Beaulieu enchaîne les soli avec une précision chirurgicale tandis que la rythmique de Paolo Gregoletto tient le public en haleine. Les chant-alongs se succèdent, le mosh pit ne désemplit pas. Trivium, c’est du metal moderne parfaitement exécuté, sans une note de trop, qui sait faire ses preuves.
★ Tête d’affiche
Gojira
22H00 → 23H30 · 90 min
La nuit la plus intense du festival. La fosse est pleine à craquer, et Gojira est dans une forme extraterrestre. Les frères Duplantier électrisent un public qui sait qu’il assiste à quelque chose d’exceptionnel. Date unique en France ! Le groove dévastateur de Flying Whales provoque une explosion collective dans la fosse. La production visuelle, jeux de lumières hypnotiques, fumée, lasers et même feu d’artifice transforme la scène en tableau vivant. Nous avons même droit à une avant première du nouvel album avec Love, un titre pas encore sorti. Joe Duplantier, entre deux riffs de l’au-delà, s’adresse au public en français avec une humilité touchante. La France est fière de ses fils. Probablement le meilleur concert de l’édition.
Dimanche 7 Juin
Jour 03
Shaârghot
17H30 → 18H10 · 40 min
Le dimanche commence avec la fièvre industrielle de Shaârghot. Le collectif français déboule dans une mise en scène quasi-théâtrale : masques, combinaisons, gestuelle millimétrée, et pour une fois, de jour ! Leur metal industriel cyberpunk percute les festivaliers comme un choc électrique. Ceux qui ne les connaissaient pas ressortent stupéfaits, ceux qui les connaissent hurlent leur joie. L’intro de Kill your God sonne comme une alarme d’usine en fin du monde, et c’est exactement ça. Shaârghot est une expérience, pas un concert.
Ice Nine Kills
18H30 → 19H30 · 60 min
Les Américains d’Ice Nine Kills nous envoie au cinéma avec leur show horrifique ultra-millimétré jusqu’à Nancy : décors de films d’horreur, costumes, accessoires ensanglantés. Spencer Charnas est un frontman hors norme, mi-acteur, mi-prédateur. Le public entre dans le jeu avec enthousiasme, scandant les chœurs de Welcome to Horrorwood avec des mines réjouies. Le metalcore cinématographique du groupe fait mouche dans une ambiance de carnaval macabre particulièrement réussie. Un spectacle total qui interroge les frontières entre concert et performance.
Credit photo : GregH Photographer/GDP
Three Days Grace
20H00 → 21H15 · 75 min
Un groupe mythique, depuis tant d’années ! Three Days Grace investit la scène avec ses hymnes rock metal intemporels et touche la corde la plus universelle de la soirée. Matt Walst, au micro depuis plusieurs années maintenant, livre une performance vocale sans failles. Animal I Have Become déclenche un singalong de plusieurs milliers de gorges qui rêvaient de chanter ça un jour. Un groupe qui sait écrire des chansons et les faire vivre, et ça, en live, ça ne s’invente pas.
★ Tête d’affiche
Electric Callboy
22H00 → 23H30 · 90 min
Personne n’avait prévu ça. Electric Callboy clôture le festival dans une explosion de confettis, de néons et de joie pure et simple. Les Allemands transforment le Heavy Week-End en rave metal/ électro géante : synths, breakdowns dévastateurs, chorégraphies collectives improvisées dans la fosse. Hypa Hypa fait danser 10 000 personnes simultanément, un spectacle en soi. Kevin et Nico ont le talent rare de provoquer la bonne humeur absolue tout en livrant un show techniquement irréprochable. Fin de festival parfaite, catharsis collective, sourires partout. Nancy se rentre, épuisé et heureux.
