Me And That Man : New Man, New Songs, Same Shit , Vol.1

Me And That Man est de retour avec son deuxième album et Nergal a plus d’un tour dans sa besace pour cet album composé (presque) exclusivement de featurings avec ses potes de la scène Metal et voilà ce que ce premier Volume nous propose!

Et le premier titre commence fort et promet presque de faire danser une fosse en concert “Run With The Devil” est interprété par  Jørgen Munkeby du Shining Norvégien, le morceau possède un tempo presque joyeux et en fait un vrai hymne de Blues-Rock, chose à laquelle Monsieur Darski nous habitue peu chez Behemoth mais le changement a vraiment du bon et ce saxophone omniprésent apporte quelque chose de frais à l’ensemble du titre.

Coming Home” me fait littéralement penser à un morceau de Nick Cave surtout au niveau de la voix de Sivert Høyem du groupe Madrugada. Et c’est un bijou aussi au niveau des paroles en bref une belle découverte pour ma part au niveau de ce vocaliste que je ne connaissais absolument pas.

On retrouve ce son très blues-country avec le troisième invité de l’album à savoir Mat McNerney de Grave Pleasures et son timbre rauque qui sublime ce titre qui a été illustré par une vidéo animée il y’a quelques temps où on voit dès le départ Nergal dans la peau d’un Zorro et au volant d’une “Batmobile”???? qui met le feu à une église s’en suivent tout les clichés religieux que ce “super-héros” détruits dans le clip illustrant parfaitement le fait que Nergal a rejeté toute formes de religion il y’a plusieurs années et particulièrement la religion catholique (peut-on noter la brève apparition d’un personnage représentant Anton Lavey?). Les nombreux “Burn” présent à 2:00 seront à coup sûr repris par le public en live si ce morceau vient à être joué.

Pour le prochain invité je navigue en terrain plus connu car il s’agit d’Ihsahn (Emperor et Ihsahn) qui officie à la guitare et au chant. Ce morceau est probablement l’un de mes coups de coeur sur cet album tant la voix d’Ihsahn est sublimée (et quelle voix!) et le solo de guitare à la fin est également superbe, cet album ne me déçois pour l’instant pas du tout et la suite s’avère toute aussi prometteuse!

Męstwo” est interprété par Nergal uniquement et dans sa langue natale à savoir le polonais. On est très peu habitués à entendre le frontman chanter en voix claire et ce serait (presque) un tort tellement le chant est sublime avec cet instrumental blues et on peut également noter la présence de choeurs d’enfants sur la dernière partie du morceau qui accompagne le chanteur.

Les invités défilent pour la suite et on assiste à un bel équilibre entre voix grave et voix plus aiguës. Et ce n’est pas les prochains invités à savoir Dead Soul et Rob Caggiano le guitariste de Volbeat qui me contrediront sur le morceau “Surrender“.

Deep Down South” est un morceau purement country avec la présence de la seule voix féminine de cet opus à savoir celle de Johanna Sadonis du groupe Lucifer mais également celle de Nicke Anderson de Entombed. Ce morceau change beaucoup du reste de l’album plus dans un esprit blues, il semble tout droit sorti d’un film de cow-boy avec notamment la présence d’un harmonica, d’un violon et d’une mandoline (couplée sur un passage avec une guitare électrique) effet surprenant mais top!

Les voix rauques sont vraiment très présentes et celle de Jerome Reuter de Rome ne fait pas exception à la règle quoique celle-ci paraît presque oppressante sur ce morceau.

Sur “You Will Be Mine” on retrouve un invité que j’apprécie particulièrement puisqu’il s’agit de Matt de Trivium même si à la première écoute, je peine à reconnaître sa voix qui ressemble vraiment à celle d’un chanteur (ou plutôt crooner) de la Country Music, le jeune homme prouve que sa palette vocale est beaucoup plus large que celle exploitée par Trivium et c’est beau!

How Come?” semblerait presque avoir été écrite pour être interprété par la voix de Corey Taylor (Slipknot/Stone Sour), la voix du frontman s’impose naturellement à l’écoute de cette pièce magnifique sur laquelle il est accompagné par Rob Caggiano (Volbeat) une nouvelle fois présent sur cet album  et de Brent Hinds de Mastodon à la guitare qui gratifient l’auditeur de solos de haute voltige sur ce titre sur cette ballade triste country.

Il est temps pour Me And That Man de rendre les armes sur un dernier morceau et avec un dernier invité en la personne de Monsieur Niklas Kvarforth du groupe suédois Shining. Que donne un featuring entre deux chanteurs que j’apprécie tout particulièrement? Et bien une Masterpiece qui fait de ce morceau, mon morceau préféré de l’album.Niklas se montre sous un jour plus “calme” mais bien sûr les influences Black Metal des deux maîtres reviennent vite avec ses cris et cette batterie déchaînée qui surprend tant l’ensemble de l’album ne présageait rien de tout cela arriver.

En conclusion, cet album est un vrai bijou musical et permet de découvrir Nergal sous un nouveau jour, il me tarde maintenant de voir Me And That Man sur une scène française. Le mal est présent sous toutes ses formes chez Nergal et il le confirme une nouvelle fois en sortant cet album sombre à souhait.

Tracklist :

01. Run With The Devil, feat. Jørgen Munkeby (Shining NO)
02. Coming Home, feat. Sivert Høyem (Madrugada)
03. Burning Churches, feat. Mat McNerney (Grave Pleasures)
04. By The River, feat. Ihsahn (Emperor)
05. Męstwo
06. Surrender, feat. Dead Soul and Rob Caggiano (Volbeat)
07. Deep Down South, feat. Johanna Sadonis (Lucifer) / Nicke Anderson (Entombed)
08. Man Of The Cross, feat. Jerome Reuter (Rome)
09. You Will Be Mine, feat. Matt Heafy (Trivium)
10. How Come?, feat. Corey Taylor (Slipknot Stone Sour) / Brent Hinds / Rob Caggiano (Volbeat)
11. Confession, feat. Niklas Kvarforth (Shining SE)

Mary Motionless

28 ans. Passionnée de musique, de photographie et de modifications corporelles.

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