Nous avons eu le plaisir de pouvoir poser quelques questions à Dany ROBERGE à l’occasion de la sortie de L’EP du groupe Crucifixion Depiction. Un grand merci à Dany d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !
Commençons par Crucifixion Depiction. Qu’est-ce qui se cache derrière ce titre et qu’est-ce que vous vouliez exprimer avec cet EP ?
C’est une oeuvre en fait je la vois en 360 degré Malgré sa courte durée, le fait qu’il n’y ai quatre morceaux.
Pourquoi je la considère quand même importante, c’est que :
Premièrement, ça a été créé dans un mode collectif. Pour X raison, il y aura un préambule à expliquer: où est ce qu’on était exactement dans notre parcours, mais c’est un Polaroid de cette période, là qui est un peu tumultueuse, due au changement de Line up.Changement d’un chanteur de longue durée Et plus de 15 ans qu’on était avec ce lineup là, le retour du guitariste Guy qui était, qui a composé qui a travaillé sur la majorité des albums. Donc, qui était comme un.Un membre ultra fort du son jusqu’à merciless Destruction
Donc On s’est positionné un peu comme un groupe Avec l’idée de faire une petite capture de où est ce qu’on se trouvait à ce moment là, donc on parle d’un état d’esprit un peu fatigué, un peu déchiré, puis c’est parti d’une phrase qu’on a écrite qui Left on the roadside for all to See, qui veut dire c’est laissé sur le côté de la route.
Pour que tous puisse voir, t’sais qu’en fait, c’est là que cette image de crucifixion est arrivée un peu si on s’imagine à l’époque avec le crucifix, les gens qui pouvaient se promener avec les gens crucifiés sur le côté.C’est un peu une espèce de reflet Des réseaux sociaux de ce qu’on a vécu, qui était difficile, la violence qui est mise de l’avant de ce choix de vie là, de faire de ce métier là de ce lifestyle, là, c’est de se faire quand même Violence malgré tout ce que le bon que ça rapporte, donc après ces événements là ont à été la cible aussi de violence sur les réseaux. On se sentait un peu comme les gens crucifiés sur le côté de la route libres pour tous puis regarder avec une espèce de perversion des gens qui aiment regarder.Sur le cote fait que c’est là que le titre Crucifixion Depiction, c’est donc la dépeinte d’une scène de crucifixion. Puis ensuite, on a élaboré collectivement sur tout le concept autour, puis même la pochette aussi a un lien avec ça, mais vraiment le titre part de là, ça n’a aucune connotation religieuse, c’est vraiment une image forte pour comment on se sentait un peu, on se sentait crucifier tous les gens libres de pouvoir nous regarder, puis de juger ce qui en était de l’extérieur.Puis c’est donc aussi cette idée de la chanson Crucifixion Depiction, qui parle un peu Des fois la mort d’un rêve peut faire plus mal ce deuil, il peut faire plus mal que le deuil d’une personne. Des fois ça, c’est un peu le sentiment qu’on peut avoir quand on se réveille en tournée quand tu es fatigué ou dans ce mode de vie. Là que tu te réveilles, en disant.Est ce que ce que j’ai toujours voulu être dans ce lifestyle, là d’être dans un groupe de musique, ce rêve là, mais ça, c’est, on l’a même pas mis autant littéral que ça, ça peut être assez imaginé, mais bref, est ce que la mort d’un rêve peut parfois faire plus mal que la mort d’une personne aussi fait que c’est donc cette idée là ou est ce qu’On est partis.
Cet EP semble particulièrement intense, autant musicalement que dans ses thèmes. Dans quel état d’esprit étiez-vous pendant son écriture ?
Cette EP là a été fait vraiment, comme je disais dans un collectif, ce qui fait que.
Si je te donne un peu sur comment il a été créé. On s’est rencontré ensemble un l’été.
En forêt au Québec. Puis on a fait une session d’écriture tout le monde ensemble, ou est ce qu’on avait, chacun des riffs t’sais des morceaux qu’on a cumulés ensembles, et chaque pièce a été crafté, a été conçue.
En groupe vraiment ensemble, c’est la c’est comme un peu la première fois qu’on faisait vraiment s’asseoir. Généralement, il y avait déjà des démos, puis des ébauches qui étaient assez étoffées avant.
Commencé à peaufiner, mais là tout a été bâti ensemble, puis on a fini ce processus là à Paris, une semaine d’écriture pendant la tournée avec Rise of the North Star quelques mois plus tard, puis même les paroles ont été faites aussi dans un.
Idée collective. On les a écrit Mathieu, le chanteur, Olivier guitariste et moi. On a donc écrit les textes ensemble, donc l’idée est vraiment.
Le feeling général de l’entité du collectif.
Les individus sont mis à travers dans le fond, ont déversé leurs émotions dans un même collectif qu’on était assez ressenti, puis aligné sur comment on se sentait là.
Après toutes ces années avec Get The Shot, qu’est-ce qui a changé dans votre manière d’écrire et de composer ? Et qu’est-ce qui reste absolument intact ?
Premièrement, je pense pas que Le Ep Soit définitif du son à venir. Get de Shot, on l’a vu comme un exercice de style, comme je disais un polaroid d’un moment présent ou est ce qu’on a composé les quatre chansons du épée et torture your Corpse aussi.
On le fait dans un style, on est allé explorer si t’écoutes le Ep en entier, tu vois qu’il y a des retours aux tonalités, puis aux sonorités. Très hardcore un peu plus.
Je te dirais un peu ce qui nous inspirait il y a plus de 10 ans, mais on est allé aussi toucher à des trucs plus.
Instinctif et brutal. On a composé une pièce de 40 s qui s’appelle Strained.
On l’a fait instinctivement juste en partant d’un jam improvisé, puis on voulait ce que t’entends a été composé en quelques heures, même à peine une heure, très instinctivement, et on l’a mis là, puis on est allé aussi tenter de toucher un peu à la production presque plus léchée. Plus de décor un peu avec la fin.
Donc je sais pas si ça va définir le son pour plus tard.
En ce moment, c’était ça ce qui a changé, c’est vraiment, je pense, L’idée composer collectivement tout ensemble, et non de se baser sur la vision d’une seule personne peut être.
Get The Shot est aussi un groupe qui prend une autre dimension sur scène. Est-ce que vous écrivez certains morceaux en imaginant déjà ce qu’ils vont donner devant un public ?
Ça s’est fait par le passé. Certaines pièces que je peux dire qui ont été composées vraiment spécifiquement pourLe Pit action que je pourrais dire. Cette EP là n’a pas vraiment été composé avec L’idée de ce moment dans le spectacle va être super intense, ça va faire bouger, donc ça n’a pas été composé comme ça, je dois par contre mentionner que oui, on garde toujours en tête Ce qu’on fait est une musique qui se veut être bien. L’identité, en fait, du groupe est une musique qui est plus Primitive. Donc on veut toujours garder en tête quand même le mosh, tu comprends le moshpit , on veut toujours le garder pour pas partir, puis faire un truc.
Progressif ou un truc comme ça, bref, il faut toujours garder, je pense un peu cavemen, le truc un peu préhistorique des cavernes ou un truc comme ça.
Maintenant que Crucifixion Depiction est sorti, qu’est-ce que vous aimeriez que les gens retiennent de cet EP — et de Get The Shot — après l’avoir écouté ?
Ce qu’il y a à retenir, puis comme je dis, c’est comme l’équivalent avec 12 min de musique si on inclut Torture Your Corpse avant ça reste, on était à 15 min de musique, donc.
Je pense que ce qui est important de retenir, c’est que ce n’est que le la continuation ou le s’il y en a qui veulent voir comme ça, c’est peut être aussi le début d’un nouveau chapitre ou d’un nouveau tome.
C’est bref, le groupe est là pour rester, puis il ne disparaîtra pas.
Cette entité là ne disparaîtra pas, On est debout, puis on continue, puis t’sais en plusieurs années, c’est comme un couple, c’est une vie aussi, c’est pas tous les jours qui est beau, ça circule ça, mais au bout du compte, on est encore là, puis j’ai vu des groupes.
J’ai vu des groupes avec qui j’ai tourné dans des petites salles alors qu’ils étaient dans une période un peu plus calme de leur carrière. Puis ensuite, après ça, ils redevenaient tête d’affiche, puis tu sais, ça, ça circule donc je pense que ce qui doit rester de ce up là, c’est que on est toujours là et encore plus fort qu’avant, puis là pour rester.
Quand vous composez, est-ce que les paroles et la musique se construisent ensemble, ou est-ce que l’une vient généralement donner un sens à l’autre
J’avais des textes de mon côté, Olivier avait des textes. De son côté, Mathieu avait des textes de son côté, donc.
Et qui était pas précisément juste comme des textes seuls en soi, qui n’étaient pas nécessairement reliés à la chanson.
Par contre, on les amène et ne sont pas d’une finalité parce qu’ils doivent refléter ce que la chanson veut parler.
Donc c’est fait vraiment ensemble, puis on croit aussi que tant que ça va ensemble quand on présente des démos aux autres. Tant qu’il n’y a pas de parole, de mise ou une idée d’un vocal ou d’un truc, il n’y a pas de chansons. Ça reste vraiment juste un.
Un brouillon, donc ça va intimement ensemble. Puis je pense que pour la chanson ce qu’on faisait, on disait bon, mais voici les textes que nous avons: voici: ce qui peut cadrer est ce que ce thème se plaît, puis on se consultait à trois pour piger après ça dans nos textes, pour trouver les images de styles les plus forts. Pour compléter ce texte là.
Mais ça va ensemble.
Ça vaut vraiment ensemble, donc la musique est guidée par les textes et les textes sont guidés par la musique aussi.
Mais je me garde toujours. On se garde un peu dans l’exercice de style de continuer d’écrire sans penser à de musique précise sur des thèmes, des trucs. C’est juste que des fois, il faut faire beaucoup d’édits.
Par la suite sur ces textes. Là, c’est vraiment juste des ébauches brutales un peu là.
Pourquoi avoir choisi le format EP pour cette sortie, plutôt que de développer ces morceaux dans le cadre d’un album complet ?
Il y avait, je pense qu’il y avait une urgence de pour nous de créer et de sortir quelque chose d’abouti, surtout avec la venue d’un membre aussi d’un nouveau chanteur. C’est tellement Prenant.
Que je pense qu’il y avait une importance, une urgence justement, de montrer au monde.
Qu’est ce qu’on faisait, qu’est ce qu’on était capable de faire, puis aussi c’est.
C’est pour le plaisir, je pense aussi pour les gens de se sentir impliqués nous, pour nous à l’interne, de se sentir impliqués puis motivés par un truc parce qu’aller bossé sur un album foule, tu veux pas te tromper, tu peux partir, donc on voulait quand même se donner un petit bonbon.
Pour se motiver à travailler sur un album plus étoffé.
Cette envie, puis aussi c’est un laboratoire de tester. Comment est ce qu’on travaille ensemble, qu’on compose ensemble, puis de tester des sons. Comme j’ai dit, il y a différentes sonorités dans l’album de voir où est ce qu’on se plaît? Comme entité de groupe.
On a essayé vraiment comme des morceaux qui sont différents crucifixion depiction, par exemple, elle est un peu plus.
Trouve un peu plus ronde et moins tranchante que ce qu’on a déjà fait, qui était plus trash, et tout ça presque plus avec un refrain et tout vraiment très hatebreed un peu, mais on voulait quand même essayer l’exercice de style pour voir comment on aimait ça, donc c’est vraiment, c’est un laboratoire, puis.
Dernière question un petit mots pour vos fans ? Un conseil autre ?
Le 29, on débute la tournée du lancement du Ep. Donc.Trois de nos plus grands concerts en carrière, donc Strasbourg, Lyon et Paris seront les plus gros concerts qu’on va faire donc on remercie énormément le.
La France d’être notre.Le marché qui nous supporte le plus, et ce, depuis les débuts et encore aujourd’hui, le support est incroyable de la part du public français.On en est très reconnaissant.
Fait qu’on est vraiment content, puis même petite annonce, c’est pas annoncé encore, mais on va revenir beaucoup pour des festivals l’été prochain en France, on a gardé une grosse portion pour la France parce que ça fait énormément du bien.
D’être supporté comme ça, puis d’avoir cette communauté là, de retrouver cette communauté à l’extérieur de chez soi.
encore un grand merci à DANY d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !
