Vendredi 10 avril, MDNS a foulé la scène de La Maroquinerie pour une date événement
dans la capitale. Connu notamment comme membre de Train Fantôme, l’artiste a prouvé
avec son projet solo qu’il pouvait fédérer tout autant : salle comble, public survolté, et une
ambiance dès les premières minutes déjà bouillante.
Pour commencer la soirée, c’est Doloh, lui aussi membre de Train Fantôme, qui est venu
poser les bases avec un set à contre-courant de ce qui allait suivre. Ambiance tamisée,
guitare électrique puis acoustique, une atmosphère presque intime s’est installée dans la
salle. Ce fut une prestation simple, épurée, mais hyper sincère. On sentait une vraie
proximité avec le public. Une belle manière d’ouvrir la soirée, tout en douceur, mais avec
beaucoup d’émotion.
Puis tout s’est accéléré. Dès l’arrivée de MDNS sur scène, accompagné de ses musiciens,
la Maroquinerie change complètement de dimension. Les lumières s’intensifient, les
stroboscopes s’enchaînent, et la salle explose littéralement.
Le set est parfaitement construit, il est dynamique et sans temps mort, avec une montée en puissance constante. Très vite, le lien avec le public devient évident. Les fans répondent
présents à chaque instant, cris, applaudissements, chants, mais surtout une énergie
physique impressionnante. En effet dans la fosse a bougée dans tous les sens entre pogos,
crowdsurfing, et même un wall of death le public a répondu présent.
Sur scène, MDNS, Julien, Jack et Tomi, ont dégagée une énergie débordante et contagieuse qui a retournée la salle. Ils ont fait un show d’une intensité sans égal qui a pour sûr marqués les esprits des fans présents.
Avec cette date à la Maroquinerie, MDNS a rappelé, à sa manière, que le punk français est
loin de s’essouffler, au contraire, il évolue, se réinvente, et continue de rassembler. Si vous
avez l’occasion de voir MDNS en live, foncez, c’est clairement le genre d’expérience qui ne
se raconte pas, mais qui se vit.
