Sidilarsen + Fractal Universe + Cleaver – Salle Jeanne D’Arc – 5 octobre 2019

Direction Verdun pour une soirée entièrement française. A l’affiche, Sidilarsen en pleine promotion de leur dernier album, accompagné de Fractal Universe et de Cleaver. Un grand merci à la salle, pour l’accréditation et pour son accueil !

Arrivé tardivement, je ne verrais que la fin du set de Cleaver, qui a laissé un public pantois et très peu communicatif. Le groupe propose des titres de genres différents et on a un peu du mal à situer ce qu’ils font véritablement. Mais les membres ne perdent pas de leur énergie et je suis sure qu’ils feront mieux par la suite.

C’est au tour de Fractal Universe d’entrer en scène. La salle se remplit un peu plus et tous ont hâte de découvrir le progressive death metal des nancéiens. Le groupe a ouvert pour de grands groupes ces derniers mois, comme Whitechapel ou encore The Black Dahlia Murder, leur apportant de l’expérience mais aussi toujours plus de confiance en soi.  La fosse est rapidement réceptive et bouge gentiment, ayant une préférence pour les anciens morceaux. En effet, tout comme la tête d’affiche, Fractal Universe est en promotion de leur dernier album :  Rhizomes of Insanity, digne héritier du premier qui avait reçu de nombreux avis positifs.

On passe un bon moment et on ne voit pas les titres passer. Le chant, mélange de guttural et de chant clair, les guitares puissantes et lourdes promettent un death de qualité et qui promet de belles choses pour les années à venir. Le contact se fait facilement avec le public, allant jusqu’à voir le chanteur descendre dans la fosse durant le dernier titre. J’ai hâte de voir l’évolution de Fractal Universe dans les prochaines années, car je sent que je ne serais pas déçue !

La salle se remplit considérablement pour attendre Sidilarsen. La tournée On va tous crever vient d’être lancée et j’ai hâte de revoir les titres de cet opus en live. L’introduction commence, dans le noir complet, seul les écrans sont allumés et nous montrent une bougie dans un crâne se consumant. C’est sur A vif, que les membres souriants et plein d’énergie prennent place sur la petite scène. S’enchaîne Money Game, toujours avec cette même énergie. Le groupe nous livre ici les deux premiers titres de leur dernier album et cela semble plaire au public.

On repart onze ans en arrière avec la sortie de Une nuit pour sept jours et le titre Retourner la France, qui reste d’actualité. Une carte du pays s’affiche sur les écrans, en arrière plan, et ne s’arrêtera de tourner qu’à la fin de la chanson, résumant parfaitement son titre.

Suivie par Guerre à vendre, tirée de Dancefloor Bastards, d’abord calme, la chanson s’avère cacher une véritable tempête, retournant la salle, qui n’avait pas attendu ce titre pour pogoter tranquillement, dans une ambiance bonne enfant. Le groupe a su faire monter le public et ce n’est que le début, leur énergie contaminant rapidement les premiers rangs et s’étendant jusqu’au fond de la salle.

La suite du show va mettre en avant On va tous crever, avec God’s God Guns ; Interdit de se taire ; Zéro un zéro. Des titres que j’ai apprécié découvrir en live il y a quelques semaines. Le concert est principalement centré sur la promotion de l’album ( six titres sur douze !) et je trouve que c’est une bonne façon de le découvrir et de se faire une idée sur ces titres. Personnellement, ils ne font pas partie de mes chansons phares, préférant A vif et Money Game ayant une énergie débordante et collant parfaitement à une entrée sur scène.

La morale de la fable nous renvoie en 2005 et on peut rapidement voir les changements du groupe au fil des années. Comme toujours, c’est un franc succès et le meilleur moyen de combler les fans de la première heure. Mais le groupe n’a pas dit au revoir au petit dernier et nous sert We come to get it, avec son introduction électro se mêlant avec les guitares et la voix grave de Viber.

Le set se termine avec trois anciennes chansons, pour le plus grand bonheur de nombreux fans. Back to basics et Comme on vibre sont toujours très bien accueillit et restent des titres phares du groupe, qui nous aura présenté au moins une chanson de chacun de leur albums. La setlist se conclue sur Des milliards, reprise en chœur par le public, permettant à Sidilarsen de passer un dernier message.

 

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