Corey Taylor – CMFT

Après Slipknot et Stone Sour, Corey Taylor se lance pleinement dans un album solo, CMFT (ou Corey Mother Fucker Taylor, son surnom depuis bien longtemps). Disponible depuis le 2 octobre chez Roadrunner Records, il a été enregistré à Las Vegas avec Jay Ruston. Dans les musiciens, on trouve de nouvelles têtes avec Jason Christopher à la basse, Zach Throne ainsi que Christian Martucci à la guitare et à la batterie, Dustin Schoenhofer. Choix justifié par le fait que Corey avait déjà travaillé, de manière séparée avec eux et ils voulaient tenter l’expérience de les réunir. Mais que vaux vraiment cet album qui a tant divisé les avis ?

Le musicien se livre et nous propose des morceaux qu’il a écrit lui-même et qu’il garde bien au chaud depuis des années car elles n’ont jamais collées avec l’univers de ces deux autres groupes. Après la première écoute, on comprend très bien que cela ne correspondait pas à ces univers, même si on peut y trouver pas mal d’influences. L’opus s’ouvre sur HWY666, un titre surprenant et qui va directement nous plonger sur la route 66. Notamment avec ce petit côté vintage qui apparaît après le mélange d’une batterie country ainsi que de la guitare acoustique et de riffs rock. Ce titre va d’ailleurs être utilisé pour un événement de la WWE en décembre ! On continue sur un terrain connu avec Black Eyes Blues, un des deux titres promotionnels, sorte de ballade oscillant entre la pop et le rock, dynamique ce titre renforce le côté joyeux que Corey Taylor à voulu glisser dans son album. Les trois titres suivants, Samantha’s Gone ; Meine Lux ; Halfay Down reste dans la même vague, dans la même idée, mélange de blues, de country, voir même de punk mais toujours avec une certaine joie qui en ressort ! Il est important de le noter les solos de guitares tous plus fous les uns que les autres.

Silverfist nous livre une introduction très belle, mettant en avant une guitare a laquelle se rajoute la voix de Corey. On commence avec quelque chose de calme, de reposant, non sans rappeler certains titres de Stone Sour. On s’attend à ce que la chanson explose à plusieurs reprises, notamment au moment du refrain. A nouveau la guitare se démarque, donnant une énergie nouvelle et très bien venue. Le titre se termine sur quelques accords, non sans rappeler les premières secondes. Kansas est plus dynamique et fait penser à des airs de Sum 41.. Sorte de retour dans les années 90 qui reste plaisant mais est de loin un titre qui marquera. Culture Head commence avec une batterie plus violente et des riffs de guitares tout aussi agressifs, nous changeant radicalement des deux titres précédents. La voix s’énerve également un peu plus mais sans nous apporter de réelle surprise. Un instrumental qui reste en tête et qui signe, certainement, l’un des meilleurs titres de l’album.

Cette seconde partie d’album donne l’impression d’un retour à ce que l’on connaît du chanteur et ce n’est pas sans me déplaire. Everybody Dies On My Birthday nous le confirme, de l’énergie, de la puissance et un léger air punk rock à quelques moments. On peut rapidement penser que ce titre fera bouger les foules et en réveillera certains. L’apport d’un chœur est inattendu et donne un très bon rendu aux moments plus calmes, en plus de rester en tête dès la première écoute. The Maria Fire nous transporte dans un tout autre univers dès son introduction et c’est assez dépaysant vu les titres précédents. Ce côté blues rock, presque jazz, colle tout aussi bien à la voix de Corey Taylor, renforcé par les lignes de basses et les guitares aux sons clairs. Un titre déroutant et qui n’est pas à la meilleure place pour être pleinement apprécié à mes yeux.

On approche de la fin avec Home, un titre calme et surtout au piano, connaissant Corey Taylor, on sait qu’il nous réserve quelque chose de profond et de personnel, ce qui ne rate pas car il dédicace ce titre à sa femme. Si on doutait encore de ses capacités vocales, ce morceau les mets en valeurs et peut même nous donner quelques frissons, comme il sait très bien le faire. CMFT Must Be Stopped est un des titres promotionnels et il propose notamment deux featuring, avec Tech N9ne et Kid Bookie. Entraînant à souhait, un instrumental intéressant et rythmé, c’est à nouveau un très bon titre qu’il nous livre, même si j’ai eu du mal à l’apprécier pleinement à la première écoute. On arrive au dernier morceau, European Tour Bus Bathroom Song ou le titre avec le nom le plus intriguant. Loin de la fusion rap metal précédent, on part sur quelque chose de typiquement punk. Rapide, agressif c’est une très bon façon de terminer cet opus, même si on s’attendait tous à avoir beaucoup plus de titres proche de celui-ci.

Avec CMFT, Corey Taylor dévoile une nouvelle facette de lui-même à ces fans. Une sorte d’entre deux avec Slipknot et Stone Sour, une façon de s’en détacher et de montrer qu’il est capable de surprendre et de se faire plaisir avec des titres qui lui colle parfaitement à la peau. Mes premières écoutes n’étaient pas vraiment concluante mais avec le temps, je suis sure que j’apprécierai beaucoup plus cet album.

 

Tracklist :

HWY666
Black Eyes Blues
Samantha’s Gone
Meine Lux
Halfawy Down
Silverfish
Kansas
Culture Head
Everybody Dies on my Birthday
The Maria Fire
Home
CMFT must be stopped
European Tour Bus Bathroom Song

 

Gloomy

Passionnée par le poulet curry, la pizza et de temps en temps la musique.

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