A l’occasion de la cinquième édition du Vind’Hell Fest, notre équipe a décidé d’aller jeter un petit coup d’oeil dans ce festival dans la petite commune de Vindelle en Charente.
Un énorme Merci à Laurent, Patrice ainsi qu’a toute l’équipe de bénévole pour les invitations et leur accueil ultra chaleureux, et également à Mary pour les photos que vous retrouver tout au long de l’article ainsi que sur Instagram.
Le festival commence avec le tremplin, un concours qui se joue à l’applaudimètre mais aussi avec l’avis d’un jury et qui offre l’ouverture de la salle pour la prochaine édition. C’est Bury Us qui a la lourde tâche d’ouvrir les festivités et le moins que l’on puisse dire c’est que les angoumoisins ne se sont pas laissé déstabiliser par la « concurrence ». Ils ont fourni une prestation puissante et brute qui à provoqué de nombreuses réactions dans le public (pogo, circle pit et wall of death), au point de faire monter encore plus les décibels lors des votes.
Ensuite le groupe Decima arrive sur scène avec leur Black Metal mettant en scène de manière très psychologique voir presque philosophique la déchéance humaine mais du point de vue d’un homme venant tout droit de l’Antiquité. Une fois le contexte posé, la compréhension de la prestation prends tout son sens, entre les costumes des musiciens qui sont tous identiques avec leurs masques dorés, mais surtout le costume du chanteur avec un tablier en cuir, à contre courant et presqu’en décalage avec le reste du monde. Ils ont fait une prestation assez calme en comparaison des précédents mais tout aussi prenante sur tout si on fait attention à leurs paroles. Même si le Black Metal n’est pas pour tout le monde les lyonnais ont séduit beaucoup de monde ce jour-là.
Voici venu le temps de parler du lauréat de ce tremplin ChessTown, le groupe venu tout droit de Saint Etienne, et même si la présence sur scène n’était pas aussi énergique qu’attendue, ils se sont démarqué par leur maitrise de la musique en mélangeant plusieurs genres et influences. Leur Death Metal / Prog a su conquérir le public et le jury. Félicitation à eux et si vous les avez ratés, pas de panique ils seront en ouverture de l’édition de l’année prochaine.
Pour conclure ce tremplin Endless Agony, les nantais ont tout simplement retournée la scène avec leur style Hardcore presque Thrash. C’est violent, brut et bruyant et c’est exactement ce qui est attendu lorsque l’on parle de Hardcore, le public était déchainé les Mosh Pit se sont bien enchainés. Mais si vous avez envie de les revoir, il seront au Showcase à Angoulême le 29 Mai 2026 aux côtés de Bury Us et Who I Am pour une soirée exceptionnelle.

Nous avons pu profiter de quelques interludes entre les concerts pour aller voir une animation de pôle dance sur du Metal, profiter du village du fest pour faire quelques emplettes auprès des exposants mais surtout aller voir l’exposition photo de nos confères Aux Portes Du Metal qui fête leurs 20 ans d’existence. Un Bon Anniversaire à eux et n’hésitez pas à aller voir leur page Faceboook ou encore leur Site. Nous avons pu également au cours de la soirée avoir quelques noms de l’affiche 2027.

Une fois que tout est fait le moment de rentrer dans le vif du sujet avec le festival en lui même, et c’est Spirit War qui ouvre le bal, le groupe lauréat du tremplin de l’année précédente ne s’est pas laisser démonter en passant sur la scène principale en offrant un Heavy Metal aussi énergique que déjanté, sans oublier qui n’a rien à envier aux groupes de légende de ce style. Le public a très bien accueilli le groupe avec une belle nostalgie de cette époque. C’est une joli piqûre de rappel qui nous montre que le légendaire Heavy Metal a encore de longue heure devant lui.
La suite avec les lyonnais de Kamizol-K avec leur Hardcore bien frappé qui a retourné le public, les mosh pit se sont enchainés sans même que l’on ai eu le temps de souffler. Notons la puissance vocale de la chanteuse qui ne s’est pas laissé impressionner mais qui nous a par contre époustouflés. Le groupe a offert une prestation puissante, brute et qui rends hommage encore une fois au Hardcore.
Pour la première fois dans la région, les cannois de Heart Attack sont venus avec un objectif : faire mieux a chaque concert, et cet objectif est réussi à chaque passage. Quand on veux de la qualité mais aussi de la puissance, de la justesse et une ambiance inégalable c’est Heart Attack qu’il faut appeler. Entre le guitariste qui a décidé de descendre de scène pour jouer au milieu d’un circle pit comme s’il allait chercher son pain, ou encore le chanteur qui fait la même chose presque comme une compétition amicale, cela donne un show exceptionnel. Ils ont tous simplement réanimée la salle toute entière.
La salle à peine réanimée qu’elle meure de nouveau car Versatile fait son entrée avec son Black Metal Industriel. Les suisses ont fait retombée l’ambiance et l’atmosphère avec leurs costumes absolument incroyables qui auraient plu à tout les fans de films d’horreur ou encore aux gamers. Entre le chaman avec sa coiffe imposante et son interprétation sur scène plus qu’immersive, la guitariste qui pourrait être la réincarnation d’une des filles de Lady Dimestriscu dans Resident Evil Village (elle représente en fait la déesse des cendres), le batteur sur la représentation de Morphée qui est aussi frappé que les autres, le tout sous la gouverne du chanteur Hatred Salander, probablement l’esprit le plus difforme du groupe, mais la surprise est qu’en fin de concert il jette une dizaine de masques imprimés en 3D avec le logo du groupe comme un souvenir à chérir. Ils ont envouté le public avec leur univers unique en son genre.
Avant-dernier groupe de la soirée, les grands de Black Bomb A, on ne les présente plus mais si vous ne connaissez pas il serait peut-être tant de s’y mettre. Le groupe existe depuis 1995 et a prouvé plus d’une fois que « les anciens » en ont encore dans le coffre, et c’est exactement ce qui s’est passé, ils ont mis le bazar dans la salle et le public a été plus que réceptif.
Pour la conclusion de cette soirée pleine de rebondissement, LocoMuerte et leur Thrash Punk Crossover Chicanos ont offert une ambiance de dingue avec leur visuel tout droit sorti d’un gang « latino » comme on peut le voir dans les séries américaines des années 90. Musicalement ça a envoyé du très lourd, des riffs intenses et batterie frénétique pour terminer la soirée en beauté.
Et bien sûr un public totalement déchaîné comme à chaque live des Loco ! (Mary)
