Il y a des groupes qui font du metal pour faire du bruit. Et puis il y a ceux qui semblent avoir quelque chose à expulser.
Avec SKOMA, la musique devient clairement un exutoire. Formé en 2025 dans la région parisienne, le groupe revendique un Metal Hardcore aussi sombre qu’intense, dans lequel les traumatismes psychologiques, la haine de soi et les troubles de l’esprit occupent une place centrale. Une approche qui prend tout son sens sur leur premier EP, Traumatogène, six titres pour près de 25 minutes qui ne cherchent visiblement pas à faire dans la demi-mesure.
Côté influences, SKOMA va puiser dans plusieurs références majeures du metal des années 90 et 2000. On pense notamment au Korn des débuts, pour cette manière de mêler lourdeur, malaise et émotions viscérales, mais aussi à Sepultura, dont l’agressivité et les rythmiques implacables ont marqué toute une génération. Et impossible de ne pas évoquer Slipknot, autant pour la violence décomplexée que pour cette volonté de transformer les tourments intérieurs en véritable expérience cathartique. Mais SKOMA ne se contente pas de reproduire ses influences. Le groupe cherche surtout à créer un univers où le musical, le visuel et le sensoriel se répondent, avec cette idée de contraste comme véritable fil conducteur.
Avec Traumatogène, SKOMA pose donc une première pierre particulièrement sombre à un édifice qui pourrait prendre encore plus d’ampleur. Un premier EP qui donne surtout envie de voir jusqu’où le groupe compte pousser cette exploration des zones les plus inconfortables de l’esprit.
