Pour la sortie de leur nouvel album Eternal Scars, Hurakan a répondu à quelques-unes de nos questions. Encore un grand merci à eux pour leur réponse et leur temps, ainsi qu’a Angie de NRV Promotion.
• Votre album va sortir dans une semaine, quel est votre état d’esprit actuellement ?
Moi je ne me rends pas compte personnellement. Bizarrement, on a tellement eu la tête dans le guidon, tu sais, pendant des mois que le plus gros du travail, il a été quasiment totalement fait. Là, on est plus dans l’attente qu’il sorte et je suis un peu en mode ouais c’est la finalité et je ne m’en rends pas bien compte pour le moment.
Un mix de ça et de la pression qui redescend.
Le stress justement, vu que comme Max dit, le plus gros du taf a été fait. Mais en même temps tant que ce n’est pas sorti, bah on attend.
Moi j’ai hâte ! J’avoue que j’ai hâte que tout ça soit officiellement sorti, qu’on puisse avoir des retours des gens qui attendent l’album et celui des potes qui n’ont pas forcément entendu l’album.
• Suite à votre journée promotion, vous avez déjà eu quelques retours ?
Pour être honnête, on a eu que des bons retours. Ce n’est pas pour faire genre pour le coup, si on avait eu des retour négatifs, je te l’aurais dit. J’adore autant les retours négatifs que positifs, parce que c’est comme ça qu’on s’améliore vraiment. Et tant que c’est constructif, moi ça me va. Mais là, on n’a eu vraiment que des retours positifs et même moi je ne m’attendais pas à autant de retours positifs et surtout de gens qui n’écoutent pas forcément ce genre là tu vois et qui ont quand même grandement apprécié l’album.
J’ai ei une interview lundi et pareil, quelqu’un que je connais, que je connais assez bien et qui n’écoute pas tout ce qui est encore slam et il m’as dit que l’album était passé tout seul et qu’il avait kiffé.
• Quels sont vos inspirations pour cet album (les thèmes, pour l’écriture, etc) ?
Pour l’écriture, je vais parler pour Daniel qui n’est pas là. Au niveau du texte, il a utilisé tout son vécu, des problèmes qu’il a traversés, car l’album, on a commencé à y réfléchir il y a déjà deux ans.
On a pris notre temps mais on a commencé à y réfléchir il y a deux ans. On a vécu tous des dingueries dans nos vies perso et en fait, ça a alimenté le processus d’écriture directement et indirectement, que ce soit même côté instrumental. Au final, le côté brutal et tout, on avait besoin d’extérioriser tout ça. Et lui au niveau des textes, il s’est vachement inspiré des problèmes qu’il a, qu’il a traversé et c’est très personnel comme album pour nous tous.
• Vous aviez toujours cette façon de travailler ?
Heureusement, non. Par rapport aux albums précédents, on va dire que celui-là, on l’a vraiment plus fait pour nous d’abord, plutôt que pour les fans. Tu vois ce que je veux dire ? On est parti du principe que on voulait faire la musique qui nous plaise à nous et qui nous fasse du bien d’une façon ou d’une autre, avant de vouloir contenter notre fanbase.
• Vous avez déjà joué en live des titres d’Eternal Scars ?
Ouais, au fur et à mesure que les singles sont sortis, on les a intégré au live et on a eu de bons retours.
• Comment vous choisissez que vous allez mettre en avant ?
Ça a été un vote, un peu long. Chacun a fait ses choix dans le groupe et on a aussi sondé une partie de nos potes qui avaient écouté l’album, ils étaient une bonne dizaine. On s’est questionné sur quel morceau était le plus représentatif de l’album et les trois morceaux choisit son surement les plus violents, mais dans cette violence il y a quand même de la mélodie et quelque chose qui reste en tête. Ce n’est pas de la bagarre pure.
On ne voulait pas non plus trop choquer vis-à-vis des albums précédents. Donc c’était aussi trouver un compromis entre les nouveaux et les anciens morceaux, que cela ne soit pas totalement à l’opposé. Si on avait mis par exemple, Eternal Scars en premier lieu, c’est pas que ça aurait pas marché, mais c’est vrai que peut être que le public en face ne l’aurait peut-être pas accueilli de la même façon et c’était peut-être un risque à prendre.
• On voit beaucoup de groupes, ces derniers temps, qui sortent des titres, je pense par exemple au dernier titre d’Architects qui s’est fait énormément critiquer. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais vous le prendriez comment ?
C’est une bonne question, Je ne me suis pas posé cette question-là. Je t’avoue, ce n’est pas arrivé. Enfin, on n’a pas eu des retours au point de se dire de se faire une vraie remise en question.
Si je me trompe les gars, mais je crois que ce n’est pas arrivé et du coup je saurais pas te répondre comment je réagirais.
Je pense qu’il y a des morceaux qui ont moins fonctionné que d’autres, surtout les singles qu’on a pu sortir avec l’album précédent. Là entre ces deux albums là, il y’a des morceaux qui ont moins fonctionné et on l’a plus vu par rapport au repartage, aux retours de manière générale qui était peut-être un peu moins nombreux. Après je me dis qu’on n’est peut-être pas encore assez gros non plus pour que, si quelqu’un trouve que le morceau est pourri, qu’on se fasse complètement lyncher parce que ouais, c’était mieux avant.
• Vous voyez une différence avec le public français, quand vous tournez à l’étranger ?
En vrai c’est pas les mêmes et c’est pas les mêmes comportements. Dans la fosse, par exemple, la Belgique, ils sont très bagarre, pour être honnête, ils sont fous, tu vois. L’Allemagne c’est plus posé, mais ils sont quand même vachement consommateurs de de notre musique. Pour te dire dans les statistiques, par exemple sur Spotify, je crois que les allemands ils sont troisième.
Après le public français, ça reste mon préféré, pour l’échange et tout. Mais le Belge c’est pareil. Personnellement, je le porte beaucoup dans mon cœur aussi, tu vois.
• Qu’avez-vous de prévu pour la promotion de ce nouvel album ?
Le 28 octobre c’est la release party, on fait une soirée en fait dans un bar, à Bastille le Feelgood Rocket. Donc ça c’est vraiment juste pour faire la fête et la sortie de l’album. Et après on a deux concerts de release party. On en fait un à L’empreinte de Savigny le Temple le 7 novembre avec Kanine et Spleen. Ça c’est du coup la release parisienne. Et comme Max et Raph, ils sont plutôt du nord de la France et qu’on a un petit peu un rapport avec Lille et les alentours assez important, on en fait une deuxième le 13 novembe. Après on a quelques dates de prévues, dont une le 4 décembre on joue à Saint-Etienne, en janvier on fait Compiègne le 16 janvier.
Il y’a quelques dates comme ça de prévues et on espère une tournée. On a aussi un gros week end en avril, avec des dates en Allemagne et Belgique.
• L’année prochaine c’est les dix ans du groupe, vous avez prévu quelque chose de particulier du coup pour fêter l’anniversaire ?
Il y a quelques idées qui sont en cours de réflexion on va dire. On ne spoile pas.
• Pour revenir sur les tournées, vous avez des difficultés ? Vous avez vu des choses changer ?
C’est toujours difficile de tourner. Mais en vrai, en prenant du recul, un regard un peu extérieur, on a de meilleures conditions pour tourner. Alors on fait peut-être un peu moins de concerts qu’avant Covid. Mais par contre les conditions se sont améliorées. Alors est ce que c’est parce que le groupe a grossi et tout ? Je pense que oui.
Je pense que c’est du à la fois à l’évolution du groupe et à la fois l’évolution de la vie. Parce que tourner c’est devenu très cher par rapport à avant le Covid. Dans tous les cas, on aurait été obligé, pour que pour que ça reste viable, on aurait été obligés de demander plus. Et quand on dit demander plus, c’est juste pour couvrir nos frais. On ne gagne pas d’argent, ça permet de remettre l’église au milieu du village parce qu’il y a des gens qui s’imaginent des choses. C’est déjà énormément de sacrifices et de travail. Là, je parle pour tous les artistes dans le milieu quasiment, on est clairement pas payés à notre juste valeur, par rapport aux heures de boulot et tout, mais on va dire qu’on arrive à s’en sortir pour le moment.
• Pour continuer sur les tournées, qu’elle serait la tournée de vos rêves ?
Je ne dirais pas forcément avec qui personnellement, mais où la tournée de mes rêves ça serait en premier perso l’Asie et en deuxième les USA. Je kifferais vraiment faire ça.
Encore plus dernièrement, mais Whitechapel. Je ne sais pas, il y a un truc. Je les ai revus récemment et le dernier album, il y a peut-être un an, un an ou deux est top. C’est les goûts du moment, tu vois. Mais ouais, ça me tenterait bien.
• Pour rester dans les goûts du moment, ça serait quoi votre recommandation Spotify du moment ?
J’adore Boundaries ! Ils viennent de sortir un album là. En fait, ils ont sorti un album il y a le mois dernier et là, ça fait que de grossir. Donc voilà, ça défonce, je kiffe.
En ce moment, je suis dans une période où j’écoute très peu de metal extrême. En ce moment, c’est Vald avec Magnificat, l’album un peu pop qu’il a sorti, Je n’arrête pas de l’écouter, je le kiffe trop. Il est dans ma playlist et tourne quasiment tous les jours.
• Votre featuring de rêve, ça serait avec qui ?
Il est décédé il y a quelques années, cela aurait été avec Trevor de The Black Dahlia Murder.
Avec le chanteur de Paleface Swiss se serait parfait. J’aime beaucoup ce qu’il fait, notamment le côté un peu métal rappé avec beaucoup de débit de paroles et tout. J’adore ce genre de sonorité.
Perso je kiffe bien le débit, tu vois, on en a parlé hier pendant l’interview en plus. En fait, c’est que on se disait par exemple avec Dany, lui il a un chant très posé et tout, tu vois où il n’y a pas forcément énormément de débit. Je trouve que le contraste, il serait vachement intéressant.
