[ENGLISH BELOW]
Le 17 avril 2026 était prévu le tout nouvel album de LØLØ, god forbid a girl spits out her feelings. ChairYourSound a eu la chance de pouvoir l’écouter en avant-première afin d’offrir une review honnête sur la nouvelle ère de la chanteuse canadienne !
L’album s’ouvre ainsi avec la chanson éponyme à l’album. Bien que l’ouverture se fasse en douceur, nous pouvons presque immédiatement voir une forme d’évolution chez la chanteuse. Sa musique sonne déjà plus mature, comme si elle épousait réellement un autre aspect d’elle-même, ce qu’elle-même confirme : si, dans son ancien album, elle prétendait être tel un robot, maintenant, elle se dévoile plus sur sa condition d’humaine et la vulnérabilité qui vient avec. On ressent, à travers la mélodie et les paroles, qu’elle n’est qu’à la première page de ce nouveau tome, comme pour nous préparer à cette nouvelle histoire qu’elle désire nous raconter.
La seconde chanson est me with no shirt on, parle notamment de l’incertitude face aux relations. “you used to get so obsessed over me, now i can’t catch your eyes” (“j’étais ton obsession, maintenant j’arrive même plus à capter ton regard”). Si l’incertitude dans ce domaine est un thème relativement récurrent, LØLØ réussit à mettre en lumière un sentiment moderne que beaucoup d’entre nous ressentent face aux manières modernes en matière relationnelle. Ici, on pourrait probablement toutes se retrouver dans ces paroles puisque nous l’avons toutes vécu au moins une fois. Et c’est ça qui est peut-être magique avec cet album : on ressent la vulnérabilité humaine, brute et réelle, sans artifices. Elle met des mots sur des choses que beaucoup d’entre nous n’avons pas pu décrire.
La troisième chanson de l’album débute, dumbest girl in the world, et celle-ci semble faire écho à la chanson précédente. Telle une critique ouverte du fait d’être non seulement attirée par des red flags, mais en plus d’ignorer absolument tous les voyants qui s’allument. Autrement dit, savoir que quelqu’un n’est pas bon pour nous, mais foncer dans le tas. “Is she addicted, or just masochist? he tells her that he’s bad she hears ‘i can fix him’” (“est-elle accro ou juste masochiste ? il lui dit qu’il est mauvais, elle entend ‘je peux le guérir’”).
À seulement trois chansons dans l’album, je peux officiellement dire que l’album est définitivement prometteur. Parce que la vérité, c’est que LØLØ, c’est simple, c’est doux et surtout, ça parle de choses qui sont réelles sans passer par des métaphores complexes. Elle dit les choses telles qu’elles sont et ça offre un aspect très réconfortant parce qu’on réussit à facilement s’identifier à ses morceaux. Il offre quelque chose de réconfortant, qui fait presque du bien au cœur. Cet album semble être telle une petite voix dans l’oreille qui précise qu’au final, ça va aller.
hung up on u débute, et cette fois-ci, c’est la phase de crush qu’on a toutes déjà pu ressentir qui est évoquée. Une chanson douce qui pourrait presque être l’incarnation même des pensées intrusives qui s’emparent de nous quand le coup de cœur est présent. Encore une fois, c’est doux, c’est mélodique, ça fait du bien au cœur.
C’est au tour de delusional darling de débuter, et nous restons dans le même registre. L’incertitude et l’inquiétude des relations complexes entre jeunes adultes. Malgré un début très soft, on peut entendre un refrain plus catchy, et ce combo, ainsi que la manière dont c’est agencé, permet presque de mettre en lumière les différentes phases d’une crise d’anxiété : la tentative de relativiser dans les couplets et les pensées anxieuses qui logophagent absolument toute pensée rationnelle.
the punisher évoque cette fois la douleur d’une relation qui se termine. La manière dont la blessure est si violente qu’on continue de creuser profondément dans la vie de l’être aimé, de s’immiscer dans chaque aspect de sa vie comme pour espérer faire encore, un tant soit peu, partie de la vie de celui-ci. Ça évoque la douleur de voir l’être aimé avancer, refaire sa vie alors que nous, on reste ancrée dans le passé. Dans cette chanson, LØLØ expose bien qu’elle sait à quel point ça fait mal mais ne peut s’en empêcher et, encore une fois, ça représente si bien la douleur féminine dans toute sa splendeur.
Comme vous pouvez vous en douter, 007 est une référence directe à James Bond. Dans cette chanson, encore une fois, la chanteuse explique bien la manière dont elle est complètement sous le charme d’un homme qui, elle le sait, l’amènera à sa perte. Le doute reste présent malgré les promesses qu’il pourrait lui faire. On pourrait presque ressentir une description parfaite de l’éternel love-bombing, ayant pour but de faire baisser toutes les limites imposées pour laisser entrer un homme qui pourra abattre à bout portant une fois sa cible acquise. Aussi atroce que ça puisse paraître, c’est pourtant aussi un sentiment auquel nous avons toutes été exposées au moins une fois dans nos vies, et mettre des termes sur ce sentiment est particulièrement réconfortant.
the devil wears converse est la huitième chanson de l’album et c’est probablement ma préférée. Ici, LØLØ parle de la manière dont elle cède si facilement à un homme, le personnifiant par le diable en personne. Une manière de dire qu’elle sait qu’il lui fera du mal mais qu’il est la tentation. Elle explique bien que même si on reste persuadée de pouvoir le reconnaître facilement, il n’est pas toujours aussi reconnaissable qu’on l’imagine !
stuff like that prend une tournure totalement différente au niveau des paroles puisque cette fois-ci, la Canadienne évoque l’inquiétude de perdre l’être aimé. Elle évoque la magie qu’il provoque dans sa vie et la peur de se retrouver un jour sans lui, alors elle prie, elle espère qu’il restera et que tout restera tout aussi magique. Elle tourne tout ça sur le ton de l’autodérision, quelque chose que la demoiselle fait régulièrement et qui reste une de ses marques de fabrique. Ici, elle parle aussi des pensées intrusives, de la peur de tout faire foirer.
whisky & coke est mon autre préférée, aussi bien pour les paroles que pour la musique qui diffère énormément du reste de l’album. La chanteuse parle du vice qu’elle rêverait de pouvoir être pour faire vibrer l’être aimé et c’est probablement pour ça que cette chanson possède un aspect presque intimiste. Elle est douce, délicate mais aussi tranchante, entraînante. Ici, elle parle de vouloir aider, rendre la vie plus facile pour l’autre, malgré l’utilisation d’alcool en guise de comparatif. Elle voudrait être consommée de la même manière que ces boissons qui ont des effets inhibiteurs.
american zombie est un des singles sortis en prévision de l’album et, là encore, on parle de relation plus ou moins toxique. “He just killed a fifth of some dirt-cheap gin, says he’s not much of a drinker But I’m not pointing fingers ‘Cause I’m a compulsive manic kinda sad boy dead beat fixer” (“Il vient de s’enfiler une bouteille de gin bon marché, clamant qu’il n’est pas un grand buveur, mais je ne le pointe pas du doigt parce que je ne suis qu’une réparatrice de garçons tristes et brisés”). Dans cette chanson, ça évoque la manière dont ils se nourrissent l’un de l’autre, mais pas nécessairement de la manière la plus saine qui soit.
Changement de ton avec la chanson boy who doesn’t want to. Ici, c’est la résilience qui est au centre : LØLØ parle de la manière dont, quand un garçon ne veut pas changer, il ne changera pas et qu’au final, il est préférable de juste abandonner plutôt que de s’accrocher à de belles paroles. Ici, on sent qu’elle comprend, qu’elle réalise à quel point elle n’est pas le souci mais elle doit choisir : entre entretenir cette relation et continuer à couler ou y mettre un terme pour se sauver elle-même. C’est aussi une de mes chansons préférées, définitivement dans mon top trois !
La dernière chanson de l’album débute et c’est lobotomy & you, et ici, elle parle de l’après. L’après-relation qui donne cruellement envie de courir dans les bras de l’être aimé, d’oublier le mal qui a été fait, mais à quel point elle doit être plus forte que ses propres sentiments et résister. Elle aimerait oublier, d’où la mention de lobotomie, mais elle ne peut pas. C’est douloureux, et ça s’inscrit presque dans la suite logique de la chanson précédente.
Mais en finalité, que vaut l’album de LØLØ ? Musicalement, on est sur une tonalité légère, douce, avec un aspect très pop princesse qui pourrait facilement passer à la radio. Définitivement pas la chose la plus heavy que vous pourriez entendre, mais qui vaut le détour. Parce que cet album, il fait du bien à la féminité, à la vulnérabilité qu’on ressent en tant que femme. Il est doux, il fait du bien au cœur et à l’esprit, comme une peluche qu’on serre dans le but de trouver du réconfort. Elle marque des points avec ce nouvel opus qui est du 100% LØLØ–coded et lui permet de vraiment tirer son épingle du jeu dans cette scène.

TRACKLIST :
01. god forbid a girl spits out her feelings !
02. me with no shirt on
03. dumbest girl in the world
04. hung up on u
05. delisonal darling
06. the punisher
07. 007
08. the devil wears converse
09. stuff like that
10. whiskey & code
11. american zombie
12. boy who doesn’t want to
13. lobotomy & u
[ENGLISH VERSION]
On April 17, 2026, LØLØ’s brand new album, god forbid a girl spits out her feelings, is set to be released. ChairYourSound had the chance to listen to it in advance in order to offer an honest review of this new era from the Canadian singer!
The album opens with the title track. Although the opening is soft, we can almost immediately notice a form of evolution in the singer. Her music already sounds more mature, as if she’s truly embracing another side of herself, which she herself confirms: if in her previous album she claimed to be like a robot, now she reveals more about her human condition and the vulnerability that comes with it. Through the melody and the lyrics, we can feel that she’s only at the first page of this new chapter, as if preparing us for the new story she wants to tell.
The second track, me with no shirt on, talks about uncertainty in relationships. “you used to get so obsessed over me, now i can’t catch your eyes”. While uncertainty in this field is a relatively common theme, LØLØ manages to highlight a modern feeling that many of us experience when it comes to modern dating dynamics. Here, we could probably all see ourselves in these lyrics, since we’ve all experienced it at least once. And that’s what might be magical about this album: we feel raw, real human vulnerability, without artifice. She puts words on things that many of us haven’t been able to describe.
The third track, dumbest girl in the world, seems to echo the previous one. It acts as an open critique of being not only attracted to red flags, but also completely ignoring all the warning signs. In other words, knowing someone isn’t good for us, but still diving in anyway. “Is she addicted, or just masochist? he tells her that he’s bad she hears ‘i can fix him’.
Only three songs into the album, I can already say that it’s definitely promising. Because the truth is, LØLØ is simple, soft, and most importantly, she talks about real things without relying on complex metaphors. She says things as they are, and it brings a very comforting feeling because it’s easy to relate to her songs. It offers something comforting, something that almost feels good to the heart. This album feels like a small voice in your ear reminding you that, in the end, everything will be okay.
hung up on u begins, and this time it’s the crush phase we’ve all experienced that is being portrayed. A soft song that could almost embody intrusive thoughts taking over when you have feelings for someone. Once again, it’s soft, melodic, and comforting.
Then comes delusional darling, and we stay in the same register. The uncertainty and anxiety of complex relationships between young adults. Despite a very soft beginning, the chorus becomes more catchy, and this combination, along with its structure, almost highlights the different phases of an anxiety attack: the attempt to rationalize in the verses, and the anxious thoughts that completely devour any rational thinking.
the punisher now explores the pain of a relationship ending. The way the wound is so intense that we keep digging deeper into the life of the person we loved, inserting ourselves into every aspect of their life as if hoping to still, somehow, be part of it. It evokes the pain of seeing the person you love move on, rebuild their life while we remain stuck in the past. In this song, LØLØ clearly shows that she knows how much it hurts but can’t help herself, and once again, it represents feminine pain in all its intensity.
As you might expect, 007 is a direct reference to James Bond. In this track, once again, the singer explains how she is completely under the charm of a man who, she knows, will lead her to her downfall. Doubt remains despite the promises he might make. It almost feels like a perfect depiction of constant love-bombing, meant to lower all boundaries so a man can enter and then strike once his target is secured. As harsh as it may sound, it’s also a feeling many of us have experienced at least once, and putting words on it is deeply comforting.
the devil wears converse is the eighth track and probably my favorite. Here, LØLØ talks about how easily she gives in to a man, portraying him as the devil himself. A way of saying she knows he will hurt her, but he is the temptation. She also explains that even if we think we can easily recognize him, he isn’t always as obvious as we imagine.
stuff like that takes a completely different lyrical direction, as the Canadian singer now expresses the fear of losing the one she loves. She talks about the magic he brings into her life and the fear of one day being without him, so she prays, she hopes he’ll stay and that everything will remain just as magical. She delivers it with self-deprecating humor, something that remains one of her signature traits. Here, she also touches on intrusive thoughts and the fear of messing everything up.
whisky & coke is another favorite of mine, both for the lyrics and the music, which stands out from the rest of the album. The singer talks about the vice she wishes she could be in order to make the one she loves feel something, which gives the song an almost intimate feeling. It’s soft, delicate, but also sharp and catchy. She talks about wanting to help, to make life easier for the other person, using alcohol as a comparison. She wishes to be consumed the same way those drinks are, with their inhibiting effects.
american zombie is one of the singles released ahead of the album, and once again, it explores a more or less toxic relationship. “He just killed a fifth of some dirt-cheap gin, says he’s not much of a drinker But I’m not pointing fingers ‘Cause I’m a compulsive manic kinda sad boy dead beat fixer”. The song portrays how they feed off each other, but not in the healthiest way.
A shift in tone comes with boy who doesn’t want to. Here, resilience is at the center: LØLØ talks about how when a boy doesn’t want to change, he won’t, and in the end, it’s better to walk away rather than hold onto empty promises. We can feel that she realizes she’s not the problem, but she has to choose: continue the relationship and sink, or end it to save herself. It’s also one of my favorites, definitely in my top three!
The final track, lobotomy & you, focuses on the aftermath. The post-relationship phase that makes you desperately want to run back into the arms of the person you love, to forget the pain, but also realizing you have to be stronger than your own feelings and resist. She wishes she could forget—hence the mention of lobotomy—but she can’t. It’s painful, and it almost feels like a direct continuation of the previous track.
But in the end, what is LØLØ’s album worth? Musically, it leans toward something light, soft, with a very “pop princess” feel that could easily play on the radio. Definitely not the heaviest thing you’ll hear, but still worth checking out. Because this album feels good for femininity, for the vulnerability we experience as women. It’s soft, comforting to both heart and mind, like a plush you hold onto for comfort. With this new project, she scores points—this is 100% LØLØ-coded and allows her to truly stand out in the scene.
