Alors que les Burning Heads ont sorti leur 17ème album studio en octobre, nous avons pu nous entretenir avec Thomas, membre fondateur et batteur du groupe de punk rock français. Nous avons pu échanger sur ce nouvel album, son processus d’écriture et d’enregistrement, les 40 ans du groupe ou encore leurs différentes collaborations.
Vous vous apprêtez à sortir votre nouvel album, le 17ème du groupe. Est-ce qu’il y a un peu d’appréhension à la sortie ou désormais vous êtes rodés et sereins?
Thomas Viallefond [batterie] : Il y a toujours un petit peu d’appréhension tout le temps, avant de monter sur scène, et effectivement à la sortie d’un disque ou en période d’enregistrement. On est jamais sûrs de nous à 100%. On est contents si les gens apprécient les nouvelles chansons, mais avant qu’elles sortent, on se demande toujours si elles vont être appréciées. Ca nous empêche pas de vivre, mais il y en a un petit peu d’impatience et un peu d’appréhension.
C’est donc votre 3e album en seulement 4 ans, c’est assez impressionnant, surtout pour un groupe avec bientôt 40 ans de carrière. Comment vous expliquez que vous ayez cette productivité et cette inspiration ?
Thomas : Les Burning Heads ont toujours eu une espèce de fièvre du rock. On a toujours eu vraiment envie de faire cette musique. On a toujours eu envie de vivre cette aventure humaine que celle d’être dans un groupe. On aime faire de la musique avec des copains, on aime s’exporter pour aller jouer cette musique ailleurs que chez nous. On aime les rencontres avec le public, on aime les rencontres avec les autres groupes. On vit un truc exceptionnel et tant que l’inspiration est là, tant que l’envie est là, et bien on se dit que ça doit continuer. On essaye de toujours se renouveler, de pas refaire tout le temps la même chose. Ces 3 derniers albums ont été composés avec un nouveau chanteur qui est très inspiré et qui a une certaine facilité à transformer 2-3 idées en un morceau complètement abouti. Donc voilà, ça nous aide aussi. Il y a une bonne participation de tous et finalement cette alchimie permet justement, tous les deux ans ou presque, de sortir une bonne dizaine de nouvelles chansons. Donc voilà, la recette c’est ça : une bonne entente entre les musiciens, toujours cette même passion et puis les muses de l’inspiration qui, heureusement, passent nous visiter de temps en temps.

J’allais justement parler de l’arrivée de Fra, ça fait désormais plusieurs années qu’il est là. Mais on a l’impression qu’il a un peu relancé la machine parce que l’album d’avant, Choose Your Trap, datait de 2015. Et comme tu viens de le dire, il participe pas mal à l’écriture. Est-ce que tu confirmes que ça a redonné un nouvel élan au groupe?
Thomas : Un nouvel élan? Oui, il en fallait un parce qu’à la fin de la période, avec Pierre, on avait de moins en moins de concerts, de moins en moins d’actualités et on sentait de moins en moins d’envie de continuer de sa part. Donc il y a eu une espèce de fin un petit peu, un petit peu lente jusqu’à la véritable fin où là justement il y avait plus du tout de projet immédiat. Ensuite, il y a eu une période sans chanteur où là c’est pareil, il y a pas eu de projet facilement envisageable. Ensuite on a fait un album où on reprenait des chansons du répertoire punk qu’on avait beaucoup aimé avec un chanteur différent. Donc ça c’était un projet, une sorte de charnière, un projet intermédiaire qui nous a permis de faire une sorte de casting et à la suite de cet album, Fra, qui avait sublimé la reprise qu’on lui avait proposée, lorsqu’on lui a demandé s’il voulait prendre les rênes en tant que chanteur dans les Burning Heads, il a accepté. Il y a eu toute une période de transition puis de redémarrage avec le sang neuf et tout ça a fait que effectivement il s’est passé pas mal de temps. Mais une fois que ce redémarrage a été effectué avec le sang neuf, on est repartis sur les rails avec une bonne motivation et une bonne inspiration.
Et du coup, comment s’est passé l’enregistrement du dernier album, est-ce que vous avez trouvé un peu une routine? Est-ce que vous avez réussi à perfectionner votre organisation pour enregistrer?
Thomas : Alors déjà, on a perfectionné notre organisation pour composer : on arrive à regrouper dans un local une bonne partie du groupe et on met au point des choses, on enregistre brièvement et on envoie ça à Fra qui lui de son côté est inspiré ou pas et nous renvoie ses idées. De temps en temps, Fra rejoint le reste du groupe en réel et là on met vraiment au point ce qu’on a décidé de façon un peu épistolaire et puis voilà, ça marche pas mal. Au niveau de l’enregistrement, là il y a pas trop de routine parce que le premier album avec Fra, on l’a enregistré en Normandie, dans un studio que lui connaissait bien car il l’avait déjà pratiqué avec nombre de ses formations précédentes. Donc il nous dit que le studio est bien, il connait l’ingénieur, les façons de travailler sont assez simples, on dort sur place, on mange sur place. Donc là, on s’est dit OK, on a fait un premier album avec Fra là-bas, on s’est dit la recette marche plutôt bien, on va faire un 2e album là-bas sur les conseils de Fra et fort de notre première expérience.
Ca s’est très bien passé et entre-temps, moi j’ai fait des choses avec mon autre groupe qui s’appelle Lion’s Law, j’ai fait des enregistrements qui étaient plutôt pas mal avec une personne en particulier. Je me suis dit que sa façon de travailler me correspondait beaucoup et j’aurais aimé avoir l’avis de mes collègues Burning Heads ou au moins de leur en faire profiter parce que je trouvais que c’était une façon encore plus confortable de rentrer en studio et justement d’éviter, comme on en parlait tout à l’heure, cette petite appréhension. Je l’ai présenté aux Burning. On a fait une petite session maquette dans son petit studio à Paris que je connais très bien et en deux temps trois mouvements il avait su gérer nos premiers jets on a enregistré cinq six chansons avec lui très vite façon maquette mais il nous a montré qu’il il travaillait plutôt dans une bonne direction. Mes amis étaient rassurés, moi je l’étais déjà depuis longtemps et donc on a décidé de faire ce nouvel album chez lui. Donc là on a été en Bretagne dans un studio assez récent, on a dormi sur place, on est resté là-bas, il nous a aidé techniquement, artistiquement, il a été de très bon conseil, il nous a jamais fait sombrer dans la dépression et il ne s’est jamais moqué de nous. On a travaillé des fois sur des trucs un peu pénibles, mais bras dessus bras dessous.
Pour parler un peu du son de ce nouvel album, on est un peu dans la même veine des deux précédents, sur une formule punk rock directe, avec peut-être un peu moins d’influences dub et reggae qu’on avait sur les autres albums. Est-ce que c’était quelque chose de délibéré ?
Thomas : On est tous arrivés au départ en ayant tous dans notre petit sac ou dans nos poches quelques riffs ou quelques morceaux plus ou moins aboutis. On a jeté ça dans la marmite, on s’est approprié des choses, certaines choses nous ont plu plus que d’autres. Et puis au final, en ayant un peu écrémé ce qui ne revenait pas dans nos mémoires, on a rassemblé tout ça et c’est à ce moment-là qu’on a, je pense, réalisé à peu près la couleur que l’album allait avoir. Parce que jusque-là, on avait deux trois chansons où on sentait qu’il y avait une approche un peu pop, mais on ne savait pas si le reste allait être un petit peu plus dur. Au niveau des tempos, on n’avait pas toutes les options au départ. Et puis à la fin, quand on a eu tout ce qu’on avait à peu près aimé, sélectionné, gardé, on s’est dit que finalement il avait une bonne gueule et ça ressemblait quand même à un album qui pouvait s’écouter et sans trop de maillons faibles, sans choses qui avaient été mises là pour juste combler donc on est plutôt content du résultat.
Vous avez sorti un premier single, SOS 2. Comment est arrivée l’idée de l’appeler SOS 2, en référence au morceau SOS ? Est-ce que c’est en écrivant les paroles ou alors il y avait une idée de faire un SOS 2 ?
Thomas : Alors la petite histoire de cette chanson : on était dans le local comme je te l’ai expliqué, Mikis, Dudu, JB et moi. Et Mikis dit « voilà je sors de ma poche 2-3 petites parties que j’ai gratouillées chez moi, je vous les montre et si ça vous plaît on essaye de structurer ça, chacun se met là-dessus et puis on si on est content, on envoie ça à Fra« . On se met sur le truc, on décide d’une petite structure on coupe les refrains, les breaks et on envoie ça après en lui disant que c’est un premier jet. Fra a trouvé ça super et je crois que le lendemain, on avait un premier jet avec une chanson assez simple qui dit voilà, on en a marre d’écouter toujours la même merde – same old shit. Et comme il y avait une chanson des Burning Heads qui s’appelait comme ça, il s’est dit « allez, same old shit numéro 2 ».
Parlons de la pochette, elle a été faite par le même artiste qui avait fait la pochette de Embers of Protest. Est-ce que tu peux nous parler un peu de cette collaboration ?
Thomas : Alors, lorsque Fra est arrivé dans le groupe, il avait déjà plein d’idées de chansons. Il avait pas mal d’idées de paroles et il avait des supers amis, à savoir un ingénieur du son avec un super studio en Normandie et un tatoueur de Caen qui faisait des jolies illustrations. Donc voilà, au départ, même sur le premier, Torches of Freedom, on devait faire appel à lui. On a fait appel à lui finalement que pour le 45 tours, Fear is a Liar. Pour le 2e, on s’est dit, vu que le 45 était superbe, reprenons les talents de ce type-là et on a donc fait la pochette du 2e avec lui. Et puisqu’on avait encore quelques idées pour le 3e, on s’est dit on reprend contact avec lui, on lui redemande des propositions et puis voilà, très rapidement, on s’est bien entendu. On est parti encore une fois sur quelque chose qui brûle un peu et de la colère.
C’est aussi le 3e album chez Kicking Records, j’ai l’impression que ça vous aide aussi parce qu’il y a toute une dynamique : le label organise toute une série de concerts, il y a pas mal d’autres groupes de la scène comme Not Scientists qui sont dessus. Est-ce que tu peux nous parler un peu de votre collaboration avec le label?
Thomas : Alors, après avoir pendant très longtemps eu un manager et différents labels, on est passé très rapidement, assez brutalement, dans une période où on avait notre propre label et sans manager. Donc là c’était tout à la force des coudes et des poignets et en comptant sur les seuls membres du groupe pour faire avancer la chose. Et depuis justement un petit moment on est passé à nouveau sur un label, Kicking et avec un manager qui est Stéphane Cupillard, le boss de Kicking. Donc d’un seul coup, effectivement, après avoir traversé toutes ces années à ramer tout seul, on est à nouveau très content d’avoir un label et d’avoir quelqu’un qui est un peu la 6e roue du carrosse ou au moins le 6e bout de cerveau qui peut réagir et donner son avis et certaines fois faire des propositions plutôt cool que le groupe lui-même n’aurait pas pu proposer. Voilà, donc effectivement, on a vu la différence depuis qu’on est avec Kicking, management et label, ça facilite un peu les choses, même si on n’est pas toujours d’accord sur tout, mais au moins on avance et on sent que le gaillard est motivé.
Pour revenir sur les trois derniers albums et leur pochette, leur format, le style et aussi le nom de l’album avec le jeu de mots sur les flammes, on a l’impression que c’est une espèce de trilogie. Est-ce que c’était délibéré ou ça s’est fait comme ça?
Thomas : Non, c’est juste que depuis longtemps, on a quand même essayé de tout faire nous-mêmes et donc pas mal de fois, on s’est occupé des graphismes, des visuels, et pour moi, il fallait toujours qu’il y ait de près ou de loin, de façon humoristique ou de façon très sérieuse, un lien avec les flammes. Puisque nous étions et nous sommes toujours des têtes brûlantes. Et étant aussi assez passionné par le skateboard, j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir la marque Spitfire qui en fait était une tête brûlante. Et je me suis beaucoup inspirée de leur logo, de leur slogan, de leurs choses comme ça. Et donc pour moi, de mettre un titre d’album avec le mot flamme ou le mot feu, c’est cool et ça colle avec l’esprit Burning Heads. On avait déjà fait Be One with the Flames et donc là, on s’est dit tiens, allons-y, les « torches de la liberté », les « cendres de la protestation » et « tout feu tout flamme ».
L’année prochaine, le groupe aura 40 ans. J’imagine qu’il va y avoir à la fois des concerts pour promouvoir l’album, notamment la release party à la Maroquinerie. Est-ce que vous avez prévu de faire quelque chose aussi de spécial pour les 40 ans du groupe comme vous avez pu faire pour les 30 ans à l’époque?
Thomas : Je pense qu’encore une fois, on va essayer de faire une setlist où tout le monde pourra y trouver un peu son compte et une setlist qui respectera aussi un peu ce long chemin de 40 ans. Donc on va essayer de demander aux gens, comme on avait fait la dernière fois, quels sont les morceaux que l’on ne joue pas souvent et qu’on a joué à l’époque qu’ils aimeraient réécouter. Après, est-ce qu’on va inviter des gens en particulier sur une partie de la tournée ? Je ne sais pas encore, on n’a pas encore toutes les dates. C’est en train de se monter. Je pense qu’il y aura, je sais pas, entre peut-être entre 5 et 10 dates par mois. Mais je pense que très rapidement, on va essayer ensuite de trouver un un plan d’action, peut-être en tenant compte des endroits où on va jouer pour inviter les amis qui sont dans la région, peut-être en tenant compte des enchaînements de dates et en proposant à un groupe qui vient d’un peu plus loin, 3 ou 4 dates d’affilée. Voilà, mais on va pas juste faire un énième concert des Burning Heads pour fêter ses 40 ans. On va essayer d’y mettre un petit truc en plus, peut-être qu’on sera mieux habillé, mieux coiffé. On va marquer le coup!
Tu parlais justement de jouer des morceaux que vous avez moins l’habitude de jouer et ça me permet de rebondir sur le concert que vous aviez fait au Black Lab à Wasquehal, à côté de Lille en 2024. Vous aviez fait un set reggae et un set punk, j’avais trouvé ça génial. Est-ce que vous avez réitéré l’expérience ?
Thomas : On n’a pas réitéré l’expérience. À l’époque, quand on avait sorti Opposite (2001), qui était tout reggae, on avait fait quelques concerts où on mettait vraiment l’accent là-dessus. Il y avait peut-être 2-3 morceaux punk rock à la fin, histoire de se réveiller, mais tout le reste on mettait en avant ces rythmes là et ces ambiances là. Quand le Black Lab nous l’a demandé, ça faisait très longtemps qu’on ne l’avait pas fait. Et au début, tous mes collègues y allaient en reculant en disant « on ne sera jamais prêts, on ne fait pas assez de répètes, c’est encore du boulot en plus » et au final, ça s’est tellement bien passé qu’on s’est dit que ça pouvait très facilement se reproduire. Il est question le 31 octobre à Cherbourg d’un grand concert avec Lion’s Law, Burning Heads, 8°6 Crew. Pour moi ça va être cool parce que je vais pouvoir faire deux concerts d’affilée. On s’est dit que puisque les Burning Heads faisaient la jonction entre Lion’s Law et 8°6 Crew, les Burning Heads pouvaient sûrement introduire, incorporer dans leur set beaucoup plus de morceaux reggae. Et donc je pense qu’une bonne partie des morceaux reggae qu’on a joué à Lille, il y a de grandes chances qu’on les remette dans la setlist. Là, peut-être qu’on va faire des petits clins d’œil au skinhead reggae parce qu’on avait repris Stop That Train sur Be One with the Flames, qui est un grand classique du skinhead reggae.
D’ailleurs, tu avais toi même enchaîné 3 sets ce soir là au Black Lab puisqu’il y avait Burning Heads « Punk », Lion’s Law et Burning Heads « reggae ». Je m’étais dit « oh merde comment il va faire ? ». Ça s’était bien passé finalement ?
Thomas : Habituellement j’y vais et j’ai toujours un peu le stress. Là, je l’avais un peu plus habituellement, vu que je fais un petit peu attention à ma santé et à mon état quand je monte sur scène. L’effort, ça va, se fait bien, je suis échauffé, tout se passe bien. Mais là, vu que c’était quand même 3 concerts de suite, je me disais peut-être qu’à la fin, ou peut-être qu’à un moment, je vais choper une crampe ou la souplesse du début sera un petit peu moins présente. J’ai un peu stressé à cause de ça mais j’ai ménagé ma monture et au final tout s’est très bien passé.
J’ai vu qu’à la fin du clip de SOS 2 il y avait le logo de Oxbow qui s’affichait. Vous avez une collaboration avec Oxbow ?
Thomas : Alors, il y a un truc très bizarre, c’est que depuis 2020 ou 2025, Oxbow est redevenu une marque 100% française, un peu plus petite, loin du succès des années 90, et ils sont à nouveau concentrés vraiment sur la promotion du surf et bien sûr sur des vêtements. Et donc je crois que cette année ou l’année prochaine, c’est leur 40 ans. Et un des gars chez Oxbow, qui est un des directeurs de cette nouvelle structure française est fan des Burning Heads. Oxbow a déjà fait des collaborations avec des fabricants de surf, des shapers depuis qu’ils ont relancé un peu le truc. Ils ont fait une collaboration avec Sea Shepherd pour la préservation de la mer. Et ils se sont dit pourquoi pas une collaboration musicale et un partenariat avec les Burning Heads. Donc le gars de Oxbow est fan des Burning, ça lui rappelle sa jeunesse, on a comme Oxbow 40 ans. Ils aimeraient bien mettre en avant certains de nos graphismes et les détourner, ou trouver un une espèce de corrélation avec leur monde graphique. Donc voilà il y a plein d’idées plutôt cool : notre musique sur leurs vidéos, une éventuelle collaboration pour des designs ou pour une ligne de vêtements et tout ça avec un contrat solide, sans aucune arnaque et en toute confiance. Donc ça a l’air plutôt intéressant.
Ok, donc c’est ça la surprise pour les 40 ans, vous allez tous venir habillés en Oxbow ?
Thomas : C’est ça on va arriver avec leurs logos et des couleurs pastels [rires]. Non, non, je sais pas du tout si ça sera prêt à ce moment-là, mais le fait que des gens veuillent faire quelque chose avec les Burning, ou le fait que les des gens pensent aux Burning Heads lorsqu’ils veulent faire quelque chose, ça nous fait extrêmement plaisir. Pour moi, c’est une espèce de cadeau inattendu et ça veut dire que pour ce type, on représente un peu quelque chose et s’il a quelque chose de cool à nous proposer, ça peut être bien. Après on va voir, on a toujours notre droit de regard sur tout et on va pas du tout avoir une espèce de contrat où toutes les photos de presse devront être habillées en Oxbow, il n’y a rien de tout ça, c’est juste « donnez-nous votre avis sur nos idées en fonction d’une éventuelle collaboration ».
Tu parlais de t’échauffer physiquement avant un concert tout à l’heure. Est-ce que JB s’échauffe aussi pour ses sauts? Comment fait-il?
Thomas : Alors JB ne s’échauffe pas, JB est échauffé en permanence. JB attaque une journée de concert déjà prêt. JB est prêt, tout le temps. JB n’attend que ça. Donc la journée n’est qu’une longue attente et qu’un long échauffement, qu’une longue préparation pour ce moment magique de la scène. Le reste n’a aucune importance.
Merci à Thomas pour sa disponibilité, aux Burning Heads et à Romain de Singularités pour l’opportunité!
