[ENGLISH VERSION BELOW] A peine deux ans après le superbe Distortion, le groupe allemand Future Palace s’apprête à sortir son quatrième album studio intitulé Resurgence via Century Media Records. Ce nouvel opus explore les thématiques des conflits intérieurs, de la dépression mais aussi de la transformation émotionnelle et de la lutte pour se reconstruire.
« The Silence in the Deep Blue » est la première chose qu’on entend sur le morceau d’ouverture mais également single, Deep Blue. Le chant clair de Maria et les sonorités Electro nous plonge directement dans les profondeurs de la solitude dans les couplets avant le coup d’éclat et la puissance du refrain le tout accentué par les riffs de guitare de Manuel et la frappe dynamique de Johannes . Avant un breakdown qui ravage tout avec son scream qui ressemble presque à une bouffée d’oxygène dans un climat un peu angoissant. On continue le voyage avec Resurge qui explose dès le début avec des textures aussi Nu-Metal que le premier titre mais avec un côté plus catchy plus assumé ! Le refrain est hyper mélodique et montre la polyvalence de la vocaliste qui reste une des plus grandes qualités de Future Palace. Ce nouveau titre explore le fait de remettre en question nos décisions passées en se demandant comment notre vie serait si on recommençait tout à zéro, et ce titre est littéralement parfaite de cette thématique forte.
Supernova montre l’étendue du registre instrumental du groupe en s’aventurant plus loin dans les sons Electro ici Maria montre un côté plus vulnérable vocalement parlant en évoquant le manque d’empathie de l’humain, notamment sur le passage où elle est accompagnée d’une guitare plus sèche avant de repartir de plus belle sur une énergie toujours plus renouvelée. Disintegrate nous ramène au type de compositions plus familières qu’on pouvait retrouver sur l’album précédent avec des passages en spoken word qui ajoutent une tension supplémentaire à ce nouveau titre. » I’m never enough » nous cueille pour la suite avec The Shades probablement un des meilleurs morceaux sur Resurgence, entre des couplets plus « Rappés », des screams intenses et un refrain toujours aussi mélodique, Future Palace grandit sans nous perdre au passage. Nixy ne nous laisse pas le temps de respirer alternant tout les éléments qu’on retrouvent dans les titres précédents notamment sur The Shades et nous semble être la suite logique de ce morceau.
Thorns s’ouvre avec un piano et la voix de la chanteuse pour apporter une touche de douceur avant que le chaos ne s’abatte avec les screams déchirants de la chanteuse, on pensait que le rythme allait un peu ralentir avec l’intro du titre mais il n’en est rien mais heureusement la portée émotionnelle est toujours là! Nightfall se complait dans la mélodie avec des screams viscéraux qui résonnent presque en écho à la peine avant un refrain toujours versé dans l’émotion, Future Palace continue à nous faire ressentir toujours plus fort et nous tient par la main pour assumer pleinement la portée de notre palette d’émotions.
Le groupe va proposer des morceaux avec une approche plus cinématographique sur la dernière partie de l’album et elle commence avec Symphony Of The Clouds. Le morceau est presque trop doux par rapport au reste mais le refrain donne un coup de punch à l’ensemble tout en restant empreint d’une sensibilité certaine. Avant que des arrangements plus orchestraux ne finissent par accompagner la voix de la chanteur avant l’explosion finale au finale la douceur c’est bien mais avec une pointe d’agressivité c’est toujours mieux. Tidal Waves est le coeur émotionnel de Resurgence, ici la douceur est de mise notamment quand on sait que Maria l’a écrite pour sa petite soeur. Le morceau est sobre autant au niveau instrumental qu’au niveau vocal qui se veut plus vulnérable, plus sensible et plus chaleureux avant un très joli passage à la guitare sèche mais Manuel va aussi nous gratifier d’un très joli solo électrique. Et on finit avec Cyclone et cette vibre presque catastrophe/fin du monde suivit d’un « Amen », on voit parfaitement ce titre pour un générique de fin, Future Palace nous propose une dernière fois tout ce qu’ils savent faire de mieux, tout est digéré et exploité de la meilleure manière notamment sur le refrain qui donne une nouvelle intensité au groupe. Mais évidemment les allemands vont nous lâcher un dernier Breakdown qui donnera envie de mettre un sérieux bazar dans les pits en concert.
On avait peur d’être déçus par Resurge et au final, il n’en est heureusement rien du tout! Les singles s’imbriquent parfaitement aux inédits et le tout nous emmène dans un voyage au coeur de nos émotions les plus sincères et on a hâte de retrouver Future Palace dans quelques jours au Festival 666.

Tracklist :
01 Deep Blue
02 Resurge
03 Supernova
04 Disintegrate
05 The Shades
06 Nixy
07 Thorns
08 Ebb and Flow
09 Nightfall
10 Symphony of the Clouds
11 Tidal Waves
12 Cyclone
[ENGLISH VERSION] Barely two years after the superb *Distortion*, German band Future Palace are set to release their fourth studio album, *Resurgence*, via Century Media Records. This new album explores themes of inner conflict and depression, as well as emotional transformation and the struggle to rebuild oneself.
“The Silence in the Deep Blue” is the first thing you hear on the opening track – and single – *Deep Blue*. Maria’s clean vocals and the electro sounds plunge us straight into the depths of loneliness in the verses, before the burst of energy and power of the chorus, all accentuated by Manuel’s guitar riffs and Johannes’ dynamic drumming. This is followed by a breakdown that tears everything apart with its scream, which feels almost like a breath of fresh air in a somewhat oppressive atmosphere. The journey continues with ‘Resurge’, which explodes right from the start with textures just as Nu-Metal as the first track, but with a more overtly catchy edge! The chorus is incredibly melodic and showcases the vocalist’s versatility, which remains one of Future Palace’s greatest strengths. This new track explores the idea of questioning our past decisions, wondering what our lives would be like if we were to start all over again, and it captures this powerful theme perfectly.
‘Supernova’ showcases the full range of the band’s instrumental repertoire as they venture further into electro sounds; here, Maria reveals a more vulnerable side vocally, addressing humanity’s lack of empathy – particularly in the passage where she’s accompanied by a drier guitar sound, before kicking off again with renewed energy. ‘Disintegrate’ takes us back to the more familiar style of composition found on the previous album, with spoken-word passages that add an extra layer of tension to this new track. “I’m Never Enough” sets the stage for what follows with “The Shades” – arguably one of the best tracks on *Resurgence* – blending more “rap-style” verses, intense screams and a chorus that remains as melodic as ever; Future Palace continues to evolve without losing us along the way. “Nixy” gives us no time to catch our breath, alternating between all the elements found in the previous tracks – particularly on “The Shades” – and feels like the logical follow-up to that track.
‘Thorns’ opens with a piano and the singer’s voice, bringing a touch of gentleness before chaos breaks out with the singer’s heart-wrenching screams; we thought the pace might slow down a little with the track’s intro, but that’s not the case – though thankfully the emotional depth is still very much there! ‘Nightfall’ revels in its melody, with visceral screams that almost echo the pain, before a chorus that remains steeped in emotion; Future Palace continues to make us feel even more intensely and takes us by the hand to fully embrace the breadth of our emotional range.
The band offer tracks with a more cinematic approach in the final section of the album, starting with ‘Symphony Of The Clouds’. The track is almost too gentle compared to the rest, but the chorus gives the whole thing a real punch whilst remaining imbued with a certain sensitivity. Before more orchestral arrangements eventually accompany the singer’s voice leading up to the final explosion, gentleness is all well and good, but with a touch of aggression it’s always better. ‘Tidal Waves’ is the emotional heart of *Resurgence*; here, gentleness is the order of the day, particularly when you realise that Maria wrote it for her little sister. The track is understated both instrumentally and vocally, with the vocals coming across as more vulnerable, more sensitive and warmer, before a lovely acoustic guitar passage – though Manuel also treats us to a beautiful electric guitar solo. And we finish with ‘Cyclone’ and its almost apocalyptic, end-of-the-world vibe, followed by an ‘Amen’ – we can easily picture this track as an end-credits theme. Future Palace give us one last taste of everything they do best; everything is perfectly executed and utilised to the full, particularly in the chorus, which lends the band a new intensity. But of course, the Germans are going to treat us to one last breakdown that’ll make you want to really let rip in the mosh pits at a gig.
We were worried we’d be disappointed by *Resurge*, but in the end, thankfully, that wasn’t the case at all! The singles blend perfectly with the new tracks, and the whole thing takes us on a journey to the heart of our most sincere emotions; we can’t wait to see Future Palace again in a few days’ time at the 666 Festival.
