Après Omen (2023), le groupe de metalcore Of Virtue est de retour avec son nouvel album : Death of the Altar. Ce dernier évoque des thèmes comme le conflit intérieur, la confiance et l’effondrement. Il sera disponible dès le 2 octobre, via Arising Empire.
L’album débute avec le titre éponyme : Death Of The Altar. L’introduction est assez intrigante mais les instruments arrivent rapidement et posent les bases. Le chant va par la suite calmer les choses en donnant une toute autre impulsion. On découvre quelque chose d’atmosphérique où le rythme va progressivement changer dans le fond et surtout accélérer le tout, nous conduisant au refrain. Ce dernier joue avec le côté aérien et fonctionne parfaitement, restant en tête dès la première écoute. Ici, le groupe nous propose un premier titre qui vient jouer avec la profondeur et les rythmes, tout en ajoutant des passages plus dynamiques. Divinity ouvre sur un passage électro qui va donner une bonne impulsion à l’ensemble. Le chant vient apporter une certaine douceur et un autre rythme également. Par la suite, les instruments vont venir insuffler de nouvelles choses, notamment un peu plus de vitesse. Le refrain reprend les mêmes codes que précédemment, proposant quelque chose de dynamique et d’aérien. On trouve quelques touches plus violentes mais un peu trop courtes pour montrer de quoi elles sont véritablement capables. Sur la fin, le chant devient plus intense, plus brut et cela conclut parfaitement le morceau. The End débute avec une voix robotique qui donne un ton plus grave et plus sombre, se différenciant totalement des deux titres précédents. Les instruments semblent plus coulants, tout en conservant une certaine dynamique qui est cohérente avec l’introduction. Le chant vient quelque peu changer l’ambiance et semble un peu sur la retenue. On a le sentiment d’avancer petit à petit et de découvrir de nouvelles choses à chaque fois. Un morceau où l’énergie est bien présente, ainsi que quelques passages un peu plus énervés qui relèvent le tout.
« Here’s the church, here’s the steeple
Here lies the end of you and me
Champagne for the people
Three cheers, a perfect tragedy »
Enemy State débute avec une introduction d’abord déroutante avant de partir sur quelque chose de plus dynamique et énervé. Le chant va également dans ce sens et crée une véritable explosion. Un passage plus doux fait finalement son apparition avec des sonorités électro bien présentes. Ce morceau est assez court, il dure environ deux minutes, mais il est intense et nous en met plein les yeux. L’introduction de What’s It Like To Be Happy ? part de loin pour se rapprocher rapidement, donnant une bonne impulsion. C’est l’arrivée du chant qui vient calmer les choses, les rend plus douces et cela crée un beau contraste. Le refrain va dans ce sens, aérien et qui donne une nouvelle impulsion au morceau. Il faut attendre la dernière partie pour que les choses s’assombrissent quelque peu et le tout devient plus violent, clôturant parfaitement l’écoute. Too late se démarque par sa douceur à l’ouverture. Le côté atmosphérique monte doucement avant d’exploser. Se crée alors un vrai jeu où on alterne entre passage doux, rapides et d’autres un peu plus violents, l’ensemble nous emporte directement avec lui. Cela semble s’arrêter quelque peu, créant un moment plus sentimental, plus proche.
Welcome to Hell débute avec un passage assez entraînant, dynamique et qui nous entraîne avec eux. Le chant vient, à nouveau, calmer les choses et on joue beaucoup avec les hauteurs ici. C’est aussi sur les différents styles que quelque chose se démarque. Les passages restent en tête, notamment ceux qui montent dans les aigus. The Art of Love ouvre avec le chant qui vient quelque peu casser les choses. L’instrumentalité suis directement derrière, plus présente mais aussi plus dynamique apportant une belle profondeur. La violence arrive et appuie de plus en plus au fur et à mesure de l’écoute. Un court passage avec un chant féminin vient nous surprendre et ouvre surtout sur une dernière partie beaucoup plus énervée. Flatline reprend tout ce qui fonctionne et nous propose un titre captivant et efficace. On alterne entre un couplet plus sombre, violent et un refrain plus doux et aérien. Le schéma reste en tête et l’apparition de quelques notes électro renforce le tout. Devotion est globalement plus calme et atmosphérique. Le chant vient se poser tout en douceur, poussant vers quelques passages plus aigus. Malgré une belle profondeur, le titre est linéaire et seul un solo de guitare, dans la deuxième partie, vient casser les choses. Can’t Keep Knockin’ Me Down ne perd pas de temps et place un scream pour lancer les choses. Un dernier morceau très dynamique et au ton décalé comparé aux autres titres. Il y a beaucoup de changements, de surprises et on ne sait jamais quelles sonorités va prendre la suite. Un morceau qui clôture parfaitement notre écoute.
Of Virtue nous offre un album globalement dynamique, qui nous surprend plus d’une fois et qui nous entraîne totalement avec lui.

Tracklist :
Death Of The Altar
Divinity
The End
Enemy State
What’s It Like To Be Happy ?
Too late
Welcome to Hell
The Art of Love
Flatline
Devotion
Can’t Keep Knockin’ Me Down
Following Omen (2023), the metalcore band Of Virtue returns with a new album: Death of the Altar. The record explores themes such as inner conflict, trust, and collapse. It will be released on October 2nd via Arising Empire.
The album opens with the title track, Death of the Altar. The intro is intriguing, but the instruments quickly kick in to lay the groundwork. The vocals then mellow things out, shifting the momentum entirely. We encounter an atmospheric soundscape where the underlying rhythm gradually evolves—and notably accelerates—leading us into the chorus. The chorus plays with an airy quality and works perfectly, sticking in your head from the very first listen. Here, the band offers an opening track that plays with depth and rhythm while incorporating more dynamic passages. Divinity opens with an electronic section that gives the track a strong kick-start. The vocals introduce a touch of softness and a different rhythmic feel. Subsequently, the instrumentation injects new elements, particularly a boost in speed. The chorus follows the same formula as before, delivering a dynamic, airy sound. There are a few heavier, more aggressive touches, though they are a bit too brief to fully showcase their potential. Towards the end, the vocals become more intense and raw, providing a perfect conclusion to the track. The End begins with a robotic voice that sets a deeper, darker tone, marking a complete departure from the previous two tracks. The instrumentation feels more fluid yet retains a dynamic quality consistent with the intro. The vocals shift the mood slightly, feeling somewhat restrained. There is a sense of gradual progression, with new elements revealed at every turn. It is a track rich in energy, featuring a few more aggressive passages that spice things up.
« No sympathy for the Devil
You tied the knot to tie the noose
Haystack and the needle
Buried my bones to hide the proof »
Enemy State begins with an initially disorienting intro before shifting into something more dynamic and aggressive. The vocals follow suit, creating a real explosion of energy. A softer section eventually emerges, featuring prominent electronic elements. Though the track is quite short—clocking in at around two minutes—it is intense and makes a striking impact. The intro to What’s It Like To Be Happy? starts from a distance before rapidly closing in, building strong momentum. The vocals then step in to calm things down and soften the mood, creating a beautiful contrast. The chorus continues this vibe, feeling airy and giving the track a fresh burst of energy. It isn’t until the final section that the mood darkens and the sound turns more aggressive, bringing the listening experience to a perfect close. Too Late stands out for its gentle opening. The atmospheric quality builds gradually before exploding. A dynamic interplay emerges, alternating between soft, fast, and more aggressive passages that sweep the listener right along. Things seem to settle down for a moment, creating a more sentimental, intimate atmosphere.
Welcome to Hell kicks off with a rather driving, dynamic passage that pulls the listener right in. The vocals then calm things down, making significant use of varying pitch. The track stands out thanks to its stylistic shifts; the melodies—especially the high-pitched sections—really stick in your head. The Art of Love opens with vocals that momentarily break the flow. The instrumentation follows immediately, becoming more prominent and dynamic, adding great depth. The intensity builds as the song progresses. A brief female vocal passage offers a surprise, leading into a much more aggressive finale. Flatline takes all the winning elements and delivers a captivating, effective track. It alternates between darker, aggressive verses and a softer, more ethereal chorus. The structure is memorable, and the addition of a few electronic notes enhances the overall sound. Devotion is generally calmer and more atmospheric. The vocals enter gently, occasionally rising into higher registers. Despite its depth, the song follows a linear path, with only a guitar solo in the second half breaking the pattern. Can’t Keep Knockin’ Me Down wastes no time, launching straight in with a scream. It is a highly dynamic final track with a tone that sets it apart from the rest. Packed with changes and surprises, it keeps you guessing about where the sound will go next—a perfect closer for the listening experience.
Of Virtue delivers an album that is dynamic overall, full of surprises, and completely captivating.
