[ENGLISH VERSION BELOW] Dir en grey est de retour en ce 8 avril 2026 avec son nouvel opus Mortal Downer sorti via le label FIREWALL DIV. Le groupe de Metal japonais nous propose ici son douzième album studio 4 ans après Phalaris. La formation est connue pour évoluer et constamment proposer de nouvelles choses alternant entre les genres avec finesse. À l’avant garde du Metal japonais et dans l’expérimentation constante, qu’attendre donc de ce nouvel album de Dir en Grey ?
La première chose qui va nous frapper lors de l’écoute cet album c’est d’abord le côté experimental. Mortal Downer se place d’emblée dans la continuité de ce que Dir en Grey produit des dernières années : c’est difficile à classer, riche, absolument original. La direction musicale de cet opus se fait ressentir dès l’introduction de l’album : l’atmosphère est directement lourde et oppressante. On comprends dès Isolation donc que l’album n’est pas facile à analyser et pour preuve : il nous faudra plusieurs écoutes !
Mortal Downer n’offre pas vraiment de respiration ou de pause, l’ambiance sombre et oppressante perdure tout au long de notre écoute. L’entrée peu facile de confirmé au fur et à mesure que les titres défilent. Les titres centrés sur la voix de Kyo proposent tous des choses différentes : des riffs dissonants et des refrains compliqués à identifier comme une sorte de chaos sur Kaijin ni Kisu, des riffs plus agressifs pour EN’EN, une ambiance bien plus doom et un chant plus posé pour une ambiance atmosphérique sur Discard. L’album propose beaucoup de choses différentes et ne s’écoute pas vraiment d’une traite.
L’album ne propose pas de moments mémorables tels que des refrains qu’on retiens d’emblée ou encore des titres catchy, il pousse à l’analyse, il entraîne de part son ambiance presque conceptuelle et sa noirceur. On y trouve malgré tout, selon ses goûts, des passages où titres qui nous plaisent. Notre coup de coeur sera Demand, le 11e titre, nous y apprécions le chant typé visual kei de Kyo, le côté émotionnel et le côté mélancolique nous emporte.
L’expérimentation des japonais de Dir en Grey sur Mortal Downer est de notre point de vue totalement maîtrisée. Si on ne recommenderait peut être pas cette sortie pour un néophyte de visual kei ou Metal japonais, ou même pour toute personne qui ne connaîtrais pas le groupe, on y trouve malgré tout de beaux ajouts à une discographie déjà riche. Dir en Grey se place plus que jamaos parmi les groupes de métal japonais et de visual kei ironique. Alors peut être que Mortal Downer vous laissera sur le côté ou ne sera pas le type d’album auquel vous vous attendiez mais une fois l’appréhension de sa structure franchie il offre néanmoins des titres très sympa. Loin d’Uroboros, ses structures atypiques ont tout pour séduire. Le groupe signe, avec Mortal Downer, une pièce plus mature dans la continuité de Phalaris mais qui pars plus loin dans l’expérimentation et avec un côté bien plus sombre et oppressant.

Tracklist :
01. ISOLATION
02. 灰燼に帰す (Kaijin ni Kisu)
03. 蜿蜒 (En’en)
04. Discard
05. Bloodline
06. There’s nothing else
07. 歪と雨 (Hizumi to Ame)
08. The Devil In Me
09. MOBS
10. Void
11. Demand
12. 楔 (Kusabi)
13. 盲目が故に (Moumoku ga Yue ni)
14. no end
[ENGLISH VERSION] Dir en Grey returns on April 8, 2026, with their new album, Mortal Downer, released via the FIREWALL DIV label. The Japanese metal band presents their twelfth studio album, four years after Phalaris. The group is known for evolving and constantly offering new material, skillfully alternating between genres. At the forefront of Japanese metal and in constant experimentation, what can we expect from this new Dir en Grey album?
The first thing that strikes us upon listening to this album is its experimental nature. Mortal Downer immediately establishes itself as a continuation of what Dir en Grey has produced in recent years: it’s difficult to categorize, rich, and utterly original. The musical direction of this album is evident from the very first track: the atmosphere is immediately heavy and oppressive. We understand from the opening track, Isolation, that the album isn’t easy to analyze, and as proof: it will require several listens!
Mortal Downer doesn’t really offer any breathing room or respite; the dark and oppressive atmosphere persists throughout. The initial difficulty is confirmed as the tracks progress. The songs centered on Kyo‘s vocals all offer something different: dissonant riffs and choruses that are difficult to categorize, creating a kind of chaos on Kaijin ni Kisu; more aggressive riffs on EN’EN; and a much more doom-laden atmosphere and more subdued vocals for a more atmospheric feel on Discard.
The album offers a lot of variety and isn’t really meant to be listened to in one sitting. The album doesn’t offer memorable moments like instantly catchy choruses or infectious tracks; it encourages analysis, drawing the listener in with its almost conceptual atmosphere and darkness. Nevertheless, depending on individual tastes, there are passages or tracks that appeal to you. Our favorite track is « Demand, » the 11th song. We particularly appreciate Kyo‘s visual kei-style vocals, and the emotional and melancholic feel is captivating.
From our perspective, Dir en Grey‘s experimentation on « Mortal Downer » is completely masterful. While we might not recommend this release to someone new to Japanese visual kei/metal, or even to anyone unfamiliar with the band, it nonetheless offers some excellent additions to their already rich discography. Dir en Grey has firmly established itself among the leading Japanese metal and ironic visual kei bands. So, perhaps « Mortal Downer » will leave you somewhat unfamiliar or won’t be the album you were expecting, but once you get past its unusual structure, it offers some very enjoyable tracks. A far cry from Uroboros, its atypical structures have everything going for them. With Mortal Downer, the group delivers a more mature piece in the vein of Phalaris, but which goes further into experimentation and has a much darker and more oppressive side.
