Dernier jour du Motocultor édition 2026, la journée s’annonce encore une fois chargée mais peut-être un tout petit peu moins que les précédentes, on sent déjà les derniers moments entre amis et les derniers concerts, ça rend presque nostalgiques et ça donne déjà envie d’être à l’année prochaine!
Mais avant l’année prochaine une première annonce de noms dans la matinée tombe mais on est déjà sur le pied de guerre avec les collègues pour le début de journée avec Internal Bleeding! Considéré par beaucoup comme un des groupes pionniers du Slam Death, le groupe balance ses morceaux en forme de parpaings à la tronche de l’auditoire qui semble bien calme en ce début de journée mais quand même relativement attentif. 40 minutes de set pour découvrir ce groupe ce fut peu mais l’espoir d’un prochain set en salle ou même sur un autre festival est envisageable à la vue de la qualité de leur musique.
La suite avec Heretoir qui est là encore une première en concert pour moi et le set est tout simplement magnifique! Malgré un léger retard pris par le groupe en raison de souci technique pendant les balances qui amputera la set-list d’un titre, le concert se déroule bien et permets de plonger très facilement dans l’univers et les compositions du groupe que j’espère revoir dans mes contrées à l’occasion.
Déjà quelques années depuis le dernier set de Cryptopsy auquel j’ai pu assisté , c’est donc avec un plaisir non dissimulé que je me joins à la fête pour continuer à célébrer les 30 ans de leur album iconique None So Vile. Le groupe québécois montre à tout les présents pourquoi ils sont considérés comme un des meilleurs groupes du genre Technical Death Metal avec un set d’une agressivité ultra efficace entrecoupés de quelques samples pour permettre à la fosse très compacte de respirer un peu en bref Cryptopsy en live c’est toujours du nectar et un prochain set rapidement ne serait tout simplement pas de refus!
Une semaine après le 666, il est temps de retrouver Fit For An Autopsy. Les deux sets ont littéralement été le jour et la nuit, là où le concert du 666 était passablement ennuyeux et manquait de fougue, en cet après-midi relativement chaud, le groupe semble bien plus en forme et donne envie de tout casser en tout cas ici ça fonctionne bien mieux qu’il y’a quelques jours et c’est tant mieux surtout que FFAA permet de se chauffer pour la suite.
Et la suite c’est avec Signs Of The Swarm mené par un David Simonich en grande forme pour délivrer des sons plus sombres et Deathcore que leurs copains qui passaient juste avant. Le groupe nous gratifiera même d’une cover de Dragula de Rob Zombie qui sera disponible dans sa version studio quelques jours après le festival et autant dire les choses, SOTS s’est parfaitement approprié ce morceau et c’est un régal à entendre en entonnant les paroles avec le frontman un peu moins hippie que l’interprète d’origine mais tout aussi talentueux!
Là aussi à peine quelques jours après avoir quitté Kim Dracula après une interruption de show au 666 en raison d’un orage violent, il est temps de le retrouver ici et quel show! C’est rempli d’énergie, le frontman délivre un show exceptionnel accompagné de ses musiciens, ses mimiques , sa voix et ses compos totalement éclectiques arrivent à priori à convaincre le public du Motoc même si Kim D c’est un peu très différent du reste des formations présentes sur les deux grandes scènes, le moment n’en reste pas moins intéressant et la cover de Paparazzi de Lady Gaga est toujours un régal à écouter!
Witch Club Satan c’est une réelle expérience en live (tout comme le prix de leur merch…enfin si on devait parler de celui de Slaughter To Prevail ce serait pas piqué des hannetons non plus). Les trois banshees vont donner un concert rituel de Black Metal féministe et engagé centré sur la thérapie par le cri comme elles savent si bien le dire. Le début du set semble un peu longuet, les trois musiciennes débarquant sur scène avec de la sauge blanche et de l’encens pour début leur rituel, avant de lancer les hostilités. Une bassiste qui joue avec un glaive ou encore des prises de paroles comme « this a safe place » ou « this is a ritual » permettent vraiment d’être immergés dans l’univers de la formation. Malheureusement, auprès de certains ça ne passe pas et ils parleront plus de leurs tenues que de leur musique et pourtant vue la qualité de cette dernière c’est vraiment bien dommage (la misogynie a encore de beaux jours devant elle en concert apparemment…)
Airbourne s’apprête à nous régaler comme à leur habitude et le set commence fort avec GUTSY et l’iconique Too Much, Too Young, Too Fast joués devant un public déjà totalement acquis à la cause de Joel O’Keefe et ses petits camarades. Mais malgré comme d’habitude, l’énergie déployée et la folie du frontman, le fait que le brave homme ne cesse de rendre hommage à Judas Priest entre les morceaux devient franchement lourd et fait vite décrocher du show…Bref Airbourne ça ne l’a pas fait aujourd’hui et c’est bien dommage!
Vader ayant dû annuler sa participation au festival en Last Minute, c’est donc Nervosa qui va investir la Suppositor Stage en lieu et place! Et comme d’habitude, on ne perds pas vraiment au change en retrouvant le groupe sur scène, des morceaux comme Jailbreak ou encore Kill The Silence prennent une toute autre dimension en live et le public ne s’y trompe pas en réagissant au quart du tour. Comme quoi le remplacement a été judicieusement choisi et que Nervosa en live déplacera toujours un grand nombre de fans!
Il est donc temps pour moi de rejoindre le photo pit de Judas Priest pour la première fois cette année! Après une intro sur War Pigs de Black Sabbath qui colle les frissons, le rideau du groupe tombe pour dévoiler la formation groupée autour de son batteur Scott Travis pour entonner You’ve Got Another Thing Comin’ qu’on se surprend à chanter avec Rob Halford (LE Metal God), autant dire qu’avoir une telle légende à quelques mètres de sa personne ça fait toujours quelque chose (malgré les conditions photos plutôt catastrophiques), la set-list est quasi parfaite, le groupe est très en forme et va régaler sa fan-base avec Breaking The Law, The Ripper, The Sentinel ou encore les classiques Turbo Lover ou Painkiller. Judas Priest c’est probablement le groupe légendaire niveau Heavy Metal qu’on aimerait voir plus souvent (allez tout les 6 mois si vous voulez) maintenant que la messe est dite. La scénographie est également tout simplement superbe avec les écrans diffusant des visuels de chaque album représentés dans la set-list bref un régal autant pour les yeux que pour les cages à miel!
J’ai vu de la lumière et je suis venu, c’est un peu mon mantra pour Sacred Reich! Mais fallait bien s’occuper en attendant le dernier groupe de la journée, je découvre donc le groupe sur scène entre compositions originales et cover de Black Sabbath (Luke’s Wall/War Pigs). Le concert est un moment sympathique à vivre mais littéralement je n’attends qu’une chose : Arch Enemy!
Le moment tant attendu arrive et la fin du festival aussi, Arch Enemy s’apprête à monter sur scène! Toujours avec son rideau Pure Fucking Metal qui tombe dès les premières notes de Yesterday Is Dead And Gone, la surprise est totale quand à la découverte des talents de Lauren Hart et je suis tout de suite conquise par son talent, son sourire et son côté très sympathique et rafraîchissant (en tout cas bien plus que la précédente chanteuse de la formation), s’en suivent The World is Yours, Ravenous, My Apocalypse et c’est là que la magie prend tout son sens, Lauren semble bien être la digne héritière de Angela Gossow! La vocaliste prend la parole plusieurs fois pour présenter les morceaux ou encore le groupe en disant que c’est la première fois qu’ils viennent jouer au festival et qu’elle est heureuse d’être là avant d’enchaîner la nouveauté To The Last Breath, No Gods, No Masters et de conclure sur Nemesis! Arch Enemy semble avoir repris du poil de la bestiole et j’ose espérer que la période bleue finira bien vite aux oubliettes!
Et la fin du festival sonne, il est temps de regagner nos pénates avant le grand départ demain! Merci à tout les copains médias et pas forcément médias : Matthieu, Margot, Rose, Elodie, Tom et Angie pour les accréditations et pour tout sur le festival, les groupes interviewés, Sappy, Aurélie, Nana, Julie (qui a depuis rejoint l’équipe), Sarah, Hayden, Emma, Branwenn, Pascal, Eden, Thierry, Raph…Bref on se dit à l’année prochaine?!?
