Converge : Hum Of Hurt [FR/EN]

[ENGLISH VERSION BELOW] Converge a sorti en début de mois dernier leur deuxième album pour cette année! Après Love Is Not Enough sorti en février, le groupe mené par Jacob Bannon nous propose donc Hum Of Hurt disponible via Epitaph Records. Le concept de ce nouvel album repose sur le Hum une fréquence qui apparaît dans certaines parties du monde et qui provoque chez les personnes à sa portée une détresse psychique et physique.

Slip The Noose débute ce nouvel opus avec l’énergie propre à Converge, c’est rapide, agressif et toujours aussi prenant notamment au niveau des cris du frontman sur un laps de temps très court (1:43). Doom In Bloom nous plonge dans une ambiance presque malsaine, les parties instrumentales sont comme fragmentées sur les couplets et le chant paraît être lointain avant que tout n’explose sur le refrain aboyé par Bannon tandis que It Only Get Worse renoue littéralement avec ce que proposait Slip The Noose. Detonator rejoint le concept de l’album avec des couplets emplis d’angoisse même si la rage du vocaliste est toujours présente, ces passages là sont interrompus par de nombreux larsens et des passages dans des sonorités plus « graves ». Même si les guitares parviennent à reprendre le dessus sur ces sentiments négatifs le tout est vite estompé par le cri guttural presque douloureux de Jacob Bannon.

I Won’t Let You Go semble faire figure d’Ovni avec son introduction particulière mais très vite l’énergie revient et on imagine facilement un pit se former lors des prochains lives du groupe si d’aventure ce morceau est joué même si ce nouveau titre joue sur les contrastes entre moments plus « calmes » et moments presque « euphorisants » où le chanteur hurle son désespoir. Converge nous a habitués à des morceaux courts mais Dream Debris fait office de titre le plus long avec 6 minutes au compteur introduites par la batterie mais aussi la ligne de basse prépondérante, Dream Debris est aussi le morceau le plus dépressif de l’album avec un chant plus parlé en arrière-plan avant que les cris ne reviennent prendre l’ascendant. C’est beau tout en restant extrêmement chaotique et l’avantage c’est que 6 minutes avec Converge, ça passe quand même à toute vitesse pour ceux qui auraient pu être sceptiques! It Used To Matter est un interlude instrumental angoissant qui renforce cette idée du « Hum » recherchée par le groupe avant le titre éponyme Hum Of Hurt et sa mélancolie certaine qui exprime le sentiment d’être à contre-courant. Le tout se referme avec Nothing Is Over, un dernier titre avec une ambiance sinistre et sombre qui semble renfermer toute la noirceur de Converge mais est en fait construit comme un appel à la révolte.

Ce deuxième album de Converge pour cette année complète parfaitement le premier sorti même si il est bien plus sombre et pessimiste, il finit quand même par un final majestueux et appelle à l’unité révoltée. Maintenant, le groupe fera-il taire l’adage « Jamais deux sans trois » pour cette année? On le découvrira prochainement et on retrouvera également le groupe en live en France à la fin de l’année!

Tracklist :
1. Slip the Noose
2. Doom in Bloom
3. It Only Gets Worse
4. Detonator
5. I Won’t Let You Go
6. It’s Not Up to Us
7. Dream Debris
8. It Used to Matter
9. Hum of Hurt
10. Nothing is Over

[ENGLISH VERSION] Converge released their second album of the year early last month! Following *Love Is Not Enough*, which came out in February, the band led by Jacob Bannon now presents *Hum Of Hurt*, available via Epitaph Records. The concept behind this new album revolves around the “Hum”—a frequency that appears in certain parts of the world and causes psychological and physical distress in people within its range.

“Slip The Noose” kicks off this new album with Converge’s signature energy—it’s fast, aggressive, and as gripping as ever, particularly thanks to the frontman’s screams packed into a very short timeframe (1:43). “Doom In Bloom” plunges us into an almost unsettling atmosphere; the instrumental sections seem fragmented across the verses, and the vocals sound distant before everything explodes into the chorus barked by Bannon, while “It Only Gets Worse” literally picks up where Slip The Noose left off. “Detonator” aligns with the album’s concept, featuring verses filled with anguish, even as the vocalist’s rage remains ever-present; these passages are interrupted by frequent feedback and sections with “deeper” tones. Although the guitars manage to gain the upper hand over these negative emotions, the whole effect is quickly overshadowed by Jacob Bannon’s almost painful guttural scream.

“I Won’t Let You Go” seems like something of an outlier with its unique introduction, but the energy quickly returns, and it’s easy to imagine a mosh pit forming at the band’s upcoming live shows if, by chance, this track is played—even though this new song plays on the contrasts between “calmer” moments and almost “euphoric” moments where the singer screams out his despair. Converge has accustomed us to short tracks, but “Dream Debris” stands out as the longest track at 6 minutes, introduced by the drums as well as a prominent bass line. “Dream Debris” is also the most depressive track on the album, featuring more spoken vocals in the background before the screams return to take center stage. It’s beautiful while remaining extremely chaotic, and the upside is that six minutes with Converge still fly by in a flash—even for those who might have been skeptical! “It Used To Matter” is a haunting instrumental interlude that reinforces the “Hum” aesthetic the band was pursuing, leading into the title track “Hum Of Hurt” and its unmistakable melancholy, which conveys the feeling of swimming against the current. The album closes with “Nothing Is Over,” a final track with a sinister and dark atmosphere that seems to encapsulate all of Converge’s darkness but is actually crafted as a call to revolt.

This second Converge album of the year perfectly complements the first one released earlier—even though it’s much darker and more pessimistic, it still ends with a majestic finale and calls for united rebellion. Now, will the band prove the saying “Never two without three” wrong this year? We’ll find out soon, and we’ll also get to see the band live in France at the end of the year!

Mary Motionless
Mary Motionless
25 Forever. Nergal est ma Tata, j'aime vadrouiller pour les concerts et voir les copains partout et me faire tatouer à fond!

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