Le Headbang Festival retourne le Sud de la France (07.03.2026)

(English below) Le 7 et 8 mars derniers se trouvait à Aix-en-Provence la première édition du HeadBang Festival, avec des groupes tels que Rise of the Northstar, Ten56., Aurore, Spleen et beaucoup d’autres à son affiche. Bien que le festival se tienne sur un week-end entier, ChairYourSound était présent sur la date du samedi pour s’assurer que les sudistes étaient à la hauteur de la tête d’affiche !

C’est ainsi qu’à dix-huit heures les portes s’ouvrent et très vite, nous voilà plongés dans l’atmosphère parfaite d’un festival de metal. Les grands classiques jouent tandis que tous les stands de merch sont visibles depuis l’entrée. Petit tour rapide des lieux et direction la salle Club pour le tout premier groupe, à qui revient la tâche d’ouvrir le festival et de chauffer tout le monde : Soul Splitter. Ce n’est pas toujours facile de devoir s’imposer en ouverture de festival, et pourtant le groupe ne s’est pas laissé intimider. Au contraire, ils donnent tout. Ils mettent immédiatement dans l’atmosphère et une chose est certaine : le public est au rendez-vous ! D’ordinaire, peut-être que les festivaliers sont un peu timides au début, et pourtant là il n’en est rien. On est déjà face à des fans présents qui chantent à tue-tête, s’enjaillent et pogotent sans que le groupe ne demande quoi que ce soit : de quoi bien mettre dans l’ambiance. Si le public y est pour beaucoup, ne négligeons pas l’importance du groupe. Je suis allée à ce festival en ignorant beaucoup de groupes, et j’ai presque immédiatement été captivée par la présence scénique de Soul Splitter, qui m’a moi-même mise dans l’ambiance et préparée pour la suite.

À peine terminent-ils que nous n’avons pas le temps de souffler. 19h35, rendez-vous dans la grande salle pour suivre les locaux sudistes : Aurore ! Nouvelle découverte pour moi malgré les copains qui disent qu’ils envoient du lourd et, honnêtement, en ressortant de là, j’avais envie de m’acheter du merch. Non, vraiment. Ils sont énergiques, ils envoient énormément sur scène. Ils sont dans leur élément, ils sont tout ce dont le sud de la France a besoin. C’est la preuve même que les pépites ne sont pas toujours cachées dans le nord et qu’ici aussi nous avons des talents aussi bruts que des diamants. Maintenant, laissez-moi être honnête sur un point : je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai vu le public aussi déchaîné. Peut-être est-ce le Canada qui m’a rendue plus soft, où les pogos sont presque inexistants, les moshpits pas excessivement violents. Ici, me voilà au second rang, traînée à droite puis à gauche tandis que, quelques rangs plus loin, ça se déchaîne de tous les côtés. Là où certains auraient pu y voir un souci, personnellement je n’ai eu qu’une seule pensée : c’est ma France, ça. L’énergique, celle qui secoue dans tous les sens et retourne une salle de concert. Et ce détail est important parce que oui : le groupe aide à créer cette atmosphère, il possède une fanbase fidèle, mais n’oublions pas une chose : il se nourrit aussi du public. L’énergie envoyée est redistribuée fois mille et c’est peut-être pour ça qu’Aurore assure : parce qu’ils sont en symbiose parfaite avec leur public.

Vous pensez qu’on avait le temps de se poser cinq minutes ? Absolument pas.

Retour rapide dans la petite salle pour Spleen et, cette fois encore, on est secoués dans tous les sens. Wall of Death, toujours plus de moshpits et toujours pas le temps de se poser. Mais on apprécie encore et toujours : l’énergie est toujours présente, le public aussi. Une autre belle découverte qui donne envie de s’investir à deux cents pour cent, même quand on ne connaît pas le groupe.

Toujours pas le temps de se poser tandis que le set de Spleen se termine puisque nous fonçons rejoindre la salle principale pour le set de Ten56. Pour le coup, c’est le groupe que j’attendais le plus, principalement parce que j’adore ce qu’ils font et que je rêvais de les voir en concert. Mais cette fois, on observe depuis le fond et inutile de dire que c’était tout aussi bien. On chante, on bouge, on saute, on met l’ambiance. Forcément, le public était un peu plus mou que devant, mais ça n’empêche en rien de prendre tout autant notre pied et de savourer ce set parfaitement bien choisi. Limite, on était contents d’avoir bien plus d’espace pour savourer leur prestation comme il se doit !

C’est seulement maintenant que nous prenons le temps de nous offrir une petite pause hydratation pour ensuite repartir attendre dans la grande salle. Cette fois, nous attendons les stars de la journée, à savoir Rise of the Northstar. Groupe que j’ai personnellement pris le temps d’écouter et de découvrir il y a seulement quelques semaines mais pour lequel j’ai eu un gros coup de cœur. Alors pouvoir les voir jouer était la suite logique, puisque j’ai découvert le groupe en prenant l’initiative d’aller à ce festival. Entre une scénographie magnifique et une énergie qui ne quitte ni le public ni le groupe — malgré Vithia qui semble s’être blessé et qui ne peut pas se déplacer autant qu’il le voudrait, le spectacle est total. En vue du nombre d’artistes présents sur les scènes du festival, il est peu étonnant qu’ils fassent appel à des guests, bien que l’un d’eux ait su nous surprendre particulièrement ! (Ou pas ?) Après tout, Florent Salfati étant lui-même originaire de Marseille, il était presque évident qu’il serait présent ce soir-là. Nous étions plusieurs à l’avoir vu se balader dans la salle, traîner près des consoles ou dans les backstage avec une seule question au bord des lèvres : Back 2 Basics serait-elle sur la setlist ? La réponse est oui et Flo nous fait l’honneur de sa présence sur scène. La salle devient folle quand les premiers accords résonnent et ROTNS le sait. Le sud entier est en ébullition parce qu’après tout, LANDMVRKS est peut-être le groupe le plus emblématique de notre cité phocéenne. Et c’est là que je me dis autre chose : ce n’est plus ma France, c’est mon Sud. Les sudistes le savent, au même titre que les Parisiens le savent : Paris et Marseille ne font jamais bon ménage ensemble, à l’exception peut-être de quand ça concerne la musique. Parce que ce soir-là, non seulement ROTNS était accueilli comme les rois qu’ils sont, mais en plus faire vibrer ce duo dans notre belle Provence confirmait bel et bien que, quand on allie nos forces, on est instoppables. Finalement, il n’est pas si mal, le Sud de la France.

Un dernier groupe passe sur la scène Club, Headbussa, et malgré mon envie d’aller jeter un coup d’œil, il se fait tard et j’ai quarante minutes de route jusqu’à chez moi. Il est donc temps de considérer ça comme une fin de soirée et c’est ainsi que je repars en direction de ma petite ville provinciale, le sourire aux lèvres et bien heureuse d’avoir pu vivre un tel événement.

Mais du coup, le Headbang Festival, ça valait le coup ou pas ? En clair : oui. Des prix raisonnables pour une headliner qui déchire, des groupes qui nous montrent à quel point ils sont heureux d’être là et un public au rendez-vous qui matche l’énergie. Cette première édition fut un véritable succès et maintenant nous ne pouvons qu’espérer que le Headbang Festival fera son grand retour dans les prochaines années avec des têtes d’affiche tout aussi excitantes.

(English version) The first edition of the HeadBang Festival took place in Aix-en-Provence on March 7 and 8, featuring bands such as Rise of the Northstar, Ten56., Aurore, Spleen and many more on the lineup. While the festival lasted an entire weekend, ChairYourSound attended the Saturday date to make sure the southern crowd lived up to the headliners!

At 6 PM sharp, the doors open and very quickly we’re plunged into the perfect atmosphere of a metal festival. Classic tracks are blasting while all the merch stands are visible right from the entrance. After a quick look around the venue, we head straight to the Club stage for the very first band tasked with opening the festival and warming up the crowd: Soul Splitter. Opening a festival isn’t always easy, but the band didn’t let that intimidate them. Quite the opposite — they give it everything they’ve got. They immediately set the tone and one thing is certain: the crowd is here for it. Usually, festivalgoers can be a little shy at the beginning, but that’s definitely not the case here. Fans are already singing at the top of their lungs, jumping around and moshing without the band even asking for it — the perfect way to kick off the atmosphere. While the crowd plays a big role in that energy, we shouldn’t overlook the band itself. I came to this festival knowing very little about many of the bands on the lineup, yet Soul Splitter’s stage presence immediately grabbed my attention and pulled me right into the mood for the rest of the night.

Barely have they finished their set that there’s no time to catch our breath. At 7:35 PM, it’s time to head to the main stage to see the southern locals: Aurore. Another discovery for me, despite friends telling me they were absolutely crushing it live — and honestly, by the end of the set I felt like buying some merch. Seriously. They’re energetic, powerful, and completely at home on stage. They’re everything the south of France needs. Proof that the best gems aren’t always hidden in the north and that down here we also have talents as raw as diamonds. Now let me be honest about one thing: I can’t remember the last time I saw a crowd this wild. Maybe Canada made me a little soft, where pogos are almost nonexistent and mosh pits rarely get that intense. Here I am in the second row, being pushed left and right while a few rows back the pit is exploding in every direction. Some people might see that as a problem, but I had only one thought: this is my France. The energetic one, the one that shakes you in every direction and flips a concert hall upside down. And that detail matters, because yes — the band helps create that atmosphere and they clearly have a loyal fanbase. But let’s not forget one thing: they also feed off the crowd. The energy sent their way comes back tenfold, and maybe that’s why Aurore delivers such a strong performance : because they’re in perfect symbiosis with their audience.

Think we had time to take a break after that? Absolutely not.

Back to the Club stage for Spleen, and once again we’re thrown into total chaos. Wall of Death, even more mosh pits, and still no time to rest. But we’re loving it. The energy is still there, the crowd is still fully engaged. Another great discovery that makes you want to dive in one hundred percent, even if you don’t know the band beforehand.

Still no time to slow down as Spleen’s set ends and we rush back to the main stage for Ten56. This was actually the band I was most excited to see, mainly because I love their music and had been dreaming of seeing them live. This time though, we watch from the back of the venue — and honestly, it’s just as good. We sing, we move, we jump, we bring the energy. The crowd is obviously a little calmer than at the front, but that doesn’t stop us from enjoying every second of the set. If anything, we’re almost grateful for the extra space to fully appreciate the performance.

Only now do we finally take a short hydration break before heading back to the main stage. This time we’re waiting for the stars of the day: Rise of the Northstar. I only discovered them a few weeks ago but quickly fell in love with their music, so seeing them live felt like the natural next step — especially since it was this festival that pushed me to dive deeper into their discography. Between an impressive stage setup and an energy that never leaves the crowd — or the band, the show delivers on every level, even though Vithia seems to have injured himself and can’t move around as much as he probably would like. Considering the number of artists present throughout the festival, it’s not surprising that they bring out some guests… although one in particular managed to surprise us. Or maybe not. After all, Florent Salfati himself is from Marseille, so it almost felt inevitable that he would appear that night. Several of us had already spotted him wandering around the venue, hanging near the sound desk or backstage, with one question on everyone’s mind: would Back 2 Basics be on the setlist? The answer is yes — and Flo joins them on stage. The crowd instantly goes wild when the first notes hit, and ROTNS knows it. The entire south is on fire, because after all, LANDMVRKS might just be the most iconic band from our beloved Marseille. And that’s when another thought hits me: this isn’t just my France anymore : this is my South. People from the south know it, just like Parisians know it: Paris and Marseille don’t always get along… except maybe when it comes to music. Because that night, not only were ROTNS welcomed like the kings they are, but hearing that collaboration resonate in our beautiful Provence proved something else: when we join forces, we’re unstoppable. In the end, the south of France isn’t so bad after all.

One last band takes the Club stage : Headbussa and even though I would have loved to check them out, it’s getting late and I still have a forty-minute drive home. So it’s time to call it a night. I head back to my small provincial town with a huge smile on my face, happy to have experienced such an event.

So, was the HeadBang Festival worth it? In short: yes. Reasonable prices for a killer headliner, bands that clearly show how happy they are to be there, and a crowd whose energy perfectly matches the performances on stage. This first edition was a real success, and now all we can hope is that HeadBang Festival will return in the coming years with headliners just as exciting.

Masha
Masha
Ma mère m'a dit que je pouvais être c'que je voulais quand je serais grande. J'ai décidé d'être une emo kid.

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