The Interrupters : In The Wild

Le quatrième album de The Interrupters, In The Wild , est sorti ce matin via Hellcat Records. Cet album est selon le groupe, leur effort le plus personnel à ce jour.

L’album s’ouvre avec Anything Was Better sur lequel la voix de Aimee partage un pan de son passé et surtout sa « fuite » pour rejoindre son groupe. Le morceau est hyper accrocheur et semble malgré la thématique assez lourde de sens porteur de good vibes.

As We Live le deuxième titre est en duo avec le mentor du groupe à savoir Tim Armstrong (Rancid) et Rhoda Dakar (légende du 2 Tone). Ici on est sur un morceau beaucoup plus ancré dans le Ska que le précédent avec l’omniprésence des cuivres. Raised By Wolves est probablement le morceau le plus émouvant de l’album puisqu’il part du départ du père de la chanteuse quand elle était très jeune. Elle évoque les difficultés pour avancer dans son propre parcours et on peut également noter d’ailleurs dans le refrain que la chanteuse pousse des cris comme ceux d’un loup qui rappellerait sa meute. In The Mirror continue sur la lancée très Ska entreprise par As We Live et c’est probablement LA chanson de l’album! Ce qui peut être considéré comme logique puisque ce titre a également été le premier single à avoir été dévoilé par le groupe. Le morceau est hyper accrocheur, entraînant et les paroles rentrent très vite en tête, un vrai banger!

Kiss The Ground sonne quand à lui carrément…Reggae! La vibes et le côté plus lent, plus tranquille est ici le plus exploité et malheureusement avec moi ça ne matche carrément pas…Légère déception mais après tout il en faut pour tout le monde. Jailbird évoque le sujet de la dépression, le refrain est particulièrement puissant d’ailleurs si on prend le temps de décortiquer le titre Jail : Prison et Bird : Oiseau ce qui pourrait se traduire (pourquoi pas et les interprétations sont vastes) comme « Oiseau en cage ». Sur My Heart, Aimee rend hommage à sa chienne Daisy décédée en 2018, le morceau est vraiment beau autant dans sa structure musicale que dans ses paroles.

Burdens repart sur un morceau de Ska classique en duo avec Alex Désert et Greg Lee de Hepcat. Ici le message est plutôt simple ; profitons des moments simples de la vie. Le morceau est posé tout en sentant le soleil et les good vibes à plein nez. Afterthought  l’avant-dernier morceau renoue avec le côté plus Punk de The Interrupters malheureusement bien trop absent de ce nouvel album, ce qui je dois avouer m’a littéralement refroidie sur ce nouvel opus. Le dernier titre Alien est une…ballade au piano où la chanteuse chante sa difficulté à se faire une place dans la société et bizarrement ce dernier titre m’a presque fait penser à une ballade qu’aurait pu interpréter une certaine…Gaga!

En bref In The Wild n’est malheureusement pas un album sur lequel je reviendrais de moi-même sauf pour quelques titres, le côté Punk est bien trop absent et je ne suis vraiment pas fan de toute cette vibe plus « posée ». Le rare point positif, c’est le contenu lyrique, les paroles sont puissantes et peuvent permettre à certaines personnes de s’y retrouver. En live, ces nouveaux titres prendront peut-être plus de sens à mes oreilles, à voir donc!

 

Tracklist :

Anything Was Better

As We Live (feat. Tim Armstrong & Rhoda Dakar)

Raised By Wolves

In The Mirror

Kiss The Ground

Jailbird

The Hard Way

My Heart

Let ‘Em Go

Worst For Me

Burdens (feat. Alex Désert & Greg Lee of Hepcat)

Love Never Dies (feat. The Skints)

Afterthought

Alien

Mary Motionless

28 ans. Passionnée de musique, de photographie et de modifications corporelles.

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