The Butcher’s Rodeo : Haine

Le second album des français de The Butcher’s Rodeo intitulé Haine est disponible depuis fin novembre via le label At(h)ome. 5 ans après Backstabbers que nous ont-ils réservés? Et bien déjà un album entièrement interprété en Français (on est un petit peu chauvins quand même).

Sans Sourire est un court morceau introductif où la voix de Vincent est accompagné de sons assez électro qu’on entend d’ailleurs d’entrée de jeu avant l’arrivée de quelques notes de piano. La voix du chanteur est assurée et pleine d’émotions avant la déferlante qu’est Crève! qui s’enchaîne sans temps mort. Ce genre de morceau qui donne envie de retourner un pit et d’être chanté à plein poumons, avec des paroles au final pleine de sens où le titre de l’album prend tout son sens :

“PRISONNIER ! À JAMAIS ! J’AI ENVIE DE VIVRE PUISQU’IL FAUDRA MOURIR, POURSUIVRE LES HEURES AVANT DE PARTIR !”

Ce nouvel opus commence très fort et ça continue sur la même lancée avec Je Vous Hais Tous avec son instrumental à la Converge avec une alternance chant clair/chant saturé assez incroyable et un gros travail sur les choeurs qu’on avait déjà pu constater sur le premier morceau. Ici on a affaire à un pur album de Punk/Hardcore c’est énervé à donf mais toujours en gardant une part de mélodie (on est chez les sauvages mais pas trop quand même). Morte et ses riffs que n’auraient pas reniés Eths avec la voix hargneuse de Vincent toujours aussi fort et ce refrain en chant clair qui vient chercher l’auditeur jusque dans les tripes. Le morceau éponyme Haine continue à envoyer des émotions juste brutes avec toujours cette alternance couplets screamés/refrain chanté hyper maîtrisée où j’ai eu fortement l’impression que la lumière essayait de passer à travers toute la noirceur. Le single Lâche! avec ces riffs de guitare efficaces qui feront mouche en live avec son instrumentale entraînante et ce refrain qui reste encré dans les mémoires (qui ferait presque penser à des textes des derniers opus d’AqME) :

“EST-CE TROP TARD ? POUR FAIRE UN CHOIX,
FACE À NOS PEURS ! INSIPIDES ÉMOIS !
EST-CE UN CHOIX ? DE FAIRE SI TARD,
DE NOTRE PEUR, LE DERNIER ESPOIR !”

 

Le Désordre est en featuring avec Fredd Blawblomme du groupe Noise Emission Control, le mariage des deux voix est d’ailleurs plutôt intéressant et ne connaissant pas NEC j’irais clairement jeter une oreille dans le futur. Abîme c’est LE morceau de Punk-Hardcore par excellence sur lequel les nuques s’exploseront en live et où les pogoters et autres moshers pourront s’en donner à cœur joie (mention spéciale à la petite influence Thrash à 1:54 minutes). Un court interlude musical (Seul) avant de conclure l’album avec deux titres : le premier est Brûle sur lequel je ne vais pas m’attarder étant donné que c’est celui qui m’a le moins plu sur tout l’album et le deuxième est donc Pater Autem, un titre qui évoque la paternité du chanteur Vincent et sur lequel il s’adresse à son fils et c’est juste beau :

“UNE ÉTINCELLE INONDE LE MONDE,
UN MONDE DE BEAUTÉ !
TU M’INSPIRES LE SOLEIL !
ALORS BRILLE MON FILS !

ILLUMINE, ÉCLAIRE MES ANNÉES NOIRES DE REGRETS !
ILLUMINE ET DÉTRUIS CEUX QUI ME HANTENT !”

 

Haine c’est probablement ce qu’à fait de mieux The Butcher’s Rodeo dans sa discographie (pour l’instant), un album personnel et versé dans l’émotion, c’est beau et énervé à la fois et j’en redemanderais cent fois si il le fallait (malgré un petit côté redondant mais ça encore je pardonne).

 

Tracklist :

1. Sans sourire
2. Crève !
3. Je vous hais tous
4. Mensonges
5. Morte
6. Haine
7. Lâche !
8. Le Désordre
9. Abîme
10. Seul
11. Brûle
12. Pater Autem

Mary Motionless

28 ans. Passionnée de musique, de photographie et de modifications corporelles.

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