Septicflesh – Modern Primitive

Les grecs de Septicflesh ont vraiment le vent en poupe. Après une première partie de carrière un peu dans l’underground et un split en 2003, ils reviennent en force en 2007 et déroulent des albums plus sublimes les uns que les autres : Communion, The Great Mass, Titan et Codex Omega, ainsi qu’un live magnifique avec un véritable orchestre à Mexico en 2019, Infernus Sinfonica sorti en blu-ray et de nombreuses tournées avec Kataklysm, Moonspell et plein d’autres.
La cuvée 2022, Modern Primitive, est attendu au tournant, avec toujours Seth Siro Anton (basse, chant) à l’artwork et son frère Christos (guitare) à la composition.

 

The Collector met direct les points sur les I : intro acoustique orientale, montée en puissance avec l’orchestre philharmonique de Prague, et explosion de riffs, Septicflesh utilise toujours cette même recette, reconnaissable entre mille, grandiose, blindée de mélodies mais toujours dans le Death Metal, un mid tempo qui fait mouche.
Hierophant, sorti en single il y a quelques semaines, est dans la même veine, c’est lourd, ambient, et ça tranche toujours autant pour notre plus grand plaisir.

 

La production est toujours à la hauteur (merci Jens Bogren et son Fascination Street Studio), on entend vraiment tous les instruments à merveille, Self Eater en témoigne et vante les mérites des cœurs d’enfants et les parties de chant clair de Sotiris (guitare) ainsi que le travail incroyable de Krimh (batterie), tous cela s’emboite à la perfection.
Neuromancer, autre single sorti auparavant, est d’une lourdeur éléphantesque, alternant folk méditerranéen et death metal rapide, faisant la part belle aux instruments traditionnels.

 

Coming Storm est tres brutal, blindé de blast beats, tres noir dans l’esprit même au niveau de l’orchestre, avec une voix d’enfant chantant seul au milieu du morceau, rendant le morceau encore plus agressif, et donc forcément le titre préféré de l’album de votre serviteur.
Commençant sur des chants grégoriens, suivi d’un mid-tempo limite typé moyen orient, A Desert Throne est très typé death metal (ces riffs à 1:30) lui aussi mais pas que. Une pépite.
Modern Primitives, blindé de double caisse, rappelle un peu Pyramid God sur la structure du morceau.
Psychohistory est lui aussi une ode à la brutalité, sublimé par les parties orchestrales, pas si éloigné d’un Burn sur l’album Titan, et qui fera des ravages en live.
Clôturant le tout magistralement, A Dreadful Muse est quelque peu dissonant sur certains passages, très bourrin mais très mélodique en même temps, le genre qui reste en tête au bout de 2 écoutes, quoi de mieux pour finir en beauté.

 

Après 30 ans de carrière, les grecs sont toujours à l’apogée du Death Symphonique, régnant en maître depuis un moment. Ce Modern Primitive en témoigne. Assurément un des meilleurs albums de 2022, vivement la tournée immanquable en octobre avec Hypocrisy.

 

 

Tracklist :

01 : The Collector
02 : Hierophant
03 : Self Eater
04 : Neuromancer
05 : Coming Storm
06 : A Desert Throne
07 : Modern Primitives
08 : Psychohistory
09 : A Dreadful Muse

 

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