[ENGLISH VERSION BELOW] Ouvrir pour les Foo Fighters dans cette immense salle, n’a rien d’évident. À 18 h, les gradins restent en partie vides et la fosse commence seulement à se remplir. Malgré ce contexte, Otoboke Beaver livre un set de 30 minutes sans temps mort. Le groupe ouvre la soirée des Foo Fighters, avant Inhaler. Le changement de batteuse ne déséquilibre pas le groupe. Leo tient le rythme du début à la fin. Hirochan et Yoyoyoshie restent précises, même lorsque la sonorisation de l’Arena devient brouillonne dans les passages les plus rapides. En une demi-heure, Otoboke Beaver la salle est bien chauffée. A savoir il y a eu une petite interruption pour laisser Leo éternuer avant de repartir comme si de rien n’était. La réverbération de la salle crée un effet curieux. Par moments, on croirait entendre tout le public reprendre les refrains. En réalité, une grande partie des spectateurs découvre encore le groupe.
I don’ want to die alone : avec un rythme de batterie saccadé, le morceau commence fort. Pour ma part, c’est une belle découverte ; le seul regret, c’est que l’acoustique de la salle n’aide pas du tout à lui rendre honneur. Malgré une structure musicale épurée, ce morceau met tout le monde d’accord. J’ai très hâte de l’entendre avec un meilleur son.
Accorinrin occupe toute l’avant-scène. Elle court, interpelle le public et ne ralentit presque jamais. Même devant un public venu d’abord pour les Foo Fighters, Otoboke Beaver réussit à capter l’attention pendant ces 30 minutes.
À 19 h, Inhaler prend le relais d’Otoboke Beaver. Les gradins sont encore loin d’être pleins, mais la fosse s’est bien densifiée. Pendant près de 50 minutes, le groupe de Dublin déroule son répertoire avant l’arrivée des Foo Fighters. Le groupe aligne plusieurs de ses titres connus avec une prestation propre et maîtrisée. La sonorisation très réverbérée de l’Arena gomme cependant une partie des nuances, ce qui ne met pas vraiment leurs morceaux en valeur.
X-Ray : Une œuvre immersive et planante, portée par de magnifiques montées en puissance. La voix est superbe ; surtout sur ce titre, l’instrumental s’y prête magnifiquement bien. On retient facilement le thème à la guitare, surtout celui qui lance le morceau. La batterie aide beaucoup pour le côté « montagnes russes » de la musique : un très beau travail sur ce titre.
Le contexte ne joue pas en leur faveur. Une grande partie du public attend surtout les Foo Fighters. Quelques minutes plus tôt, Otoboke Beaver a livré un concert très énergique, ce qui rend la transition délicate. Pendant le set d’Inhaler, les gradins continuent aussi de se remplir et une partie des spectateurs s’installe encore dans la salle. Dans ces conditions, leur rock plus posé manque parfois d’impact et certains spectateurs décrochent, sans que le groupe ne passe complètement à côté de son concert. Au final, Inhaler remplit sa mission. Le groupe maintient le rythme de la soirée, accompagne l’arrivée progressive du public et montre qu’il possède un catalogue solide. Il ne cherche pas à voler la vedette aux Foo Fighters, et ce n’était pas le but.
Neuf ans après leur dernier concert à Paris, les Foo Fighters reviennent en France pour l’unique date du Take Cover Tour. À La Défense Arena, Dave Grohl et son groupe jouent pendant presque trois heures. Le groupe présente cette soirée comme sa plus grande date française. À 20 h 30, Dave Grohl arrive sur scène et lance All My Life sans attendre. Pas de longue introduction on enchaîne avec The Pretender qui suit immédiatement, et l’Arena reprend déjà les refrains. Times Like These apporte une première pause dans ce début de concert très dense avant que le groupe reparte.
My Hero : une ouverture iconique à la batterie, puis la basse et ensuite la guitare qui arrive dessus : comment ne pas lancer la foule qui, elle, commence à chanter au moment où la voix démarre . À peine la musique lancée, je me joins à elle en chantant. J’ai beaucoup apprécié l’énergie ambiante et les pauses prévues pour que nous puissions chanter. Le jeu de lumière aide beaucoup à se plonger, pour les derniers récalcitrants qui n’oseraient pas pousser la chansonnette. À noter : un éclairage un peu moins intense aurait été plus adapté, en particulier sur les tons éclatants.
Le concert se construit ensuite en deux parties. Les musiciens rejoignent une scène installée au milieu du public, et l’ambiance change. Wheels ouvre ce passage plus acoustique, avec une proximité différente entre le groupe et la salle. Foo Fighters reviennent ensuite sur la scène principale et relancent les amplis avec La Dee Da et The Glass. La présentation des musiciens arrive avec un solo de batterie qui fait réagir toute l’Arena.
Le moment le plus fort reste Aurora, dédiée à Taylor Hawkins. La chanson prend une dimension particulière sous une lumière bleue, sans en faire trop. L’hommage reste sobre et touche juste. Sur Best of You, Dave Grohl pousse sa voix jusqu’à ses limites. Le public reprend alors le refrain à sa place, transformant le morceau en moment collectif. Après presque trois heures de concert, le constat est simple : trente ans après leurs débuts, les Foo Fighters gardent une place majeure dans le rock actuel. Le groupe joue fort, donne beaucoup et reste proche de son public. Les personnes présentes devraient garder longtemps le souvenir de cette soirée.
[ENGLISH VERSION] Opening for the Foo Fighters in this massive venue is no easy feat. At 6 p.m., the bleachers are still partly empty, and the pit is just starting to fill up. Despite these circumstances, Otoboke Beaver delivers a 30-minute set with no lulls. The band kicks off the Foo Fighters’ show, followed by Inhaler. The change in drummers doesn’t throw the band off balance. Leo keeps the beat from start to finish. Hirochan and Yoyoyoshie remain precise, even when the Arena’s sound system gets muddled during the fastest passages. In half an hour, Otoboke Beaver has the crowd fired up. There was a brief pause to let Leo sneeze before they picked right back up as if nothing had happened. The venue’s reverb creates a curious effect. At times, it sounds as if the entire audience is singing along to the choruses. In reality, a large portion of the audience is still discovering the band for the first time.
“I Don’t Want to Die Alone”: with a staccato drumbeat, the song kicks off strong. For me, it’s a wonderful discovery; my only regret is that the venue’s acoustics do nothing to do it justice. Despite its stripped-down musical structure, this song brings everyone together. I can’t wait to hear it with better sound.
Accorinrin dominates the front of the stage. She runs around, engages the audience, and hardly ever slows down. Even in front of a crowd that came primarily for the Foo Fighters, Otoboke Beaver manages to hold everyone’s attention for those 30 minutes.
At 7 p.m., Inhaler takes the stage after Otoboke Beaver. The bleachers are still far from full, but the mosh pit has gotten much more crowded. For nearly 50 minutes, the Dublin-based band plays through its setlist before the Foo Fighters take the stage. The band performs several of its well-known songs with a polished and masterful performance. However, the Arena’s heavily reverberant sound system washes out some of the nuances, which doesn’t really do their songs justice.
“X-Ray”: An immersive, dreamy piece, driven by magnificent crescendos. The vocals are superb; especially on this track, the instrumental arrangement complements them beautifully. The guitar riff is easy to remember, particularly the one that kicks off the song. The drums really help create the “roller coaster” feel of the music: a truly beautiful piece of work on this track.
The circumstances aren’t in their favor. A large portion of the audience is mainly there for the Foo Fighters. A few minutes earlier, Otoboke Beaver delivered a very energetic performance, which makes for a tricky transition. During Inhaler’s set, the stands continue to fill up, and some audience members are still finding their seats in the venue. Under these conditions, their more laid-back rock sometimes lacks impact, and some audience members lose interest—though the band doesn’t completely miss the mark with their performance. In the end, Inhaler accomplishes its mission. The band maintains the evening’s momentum, accommodates the gradual arrival of the audience, and demonstrates that it has a solid repertoire. It doesn’t try to steal the spotlight from the Foo Fighters—and that wasn’t the goal anyway.
Nine years after their last concert in Paris, the Foo Fighters are back in France for the sole date of the Take Cover Tour. At La Défense Arena, Dave Grohl and his band play for nearly three hours. The band bills this show as their biggest date in France. At 8:30 p.m., Dave Grohl takes the stage and launches right into “All My Life.” No long introduction—they move right into “The Pretender,” which follows immediately, and the Arena is already singing along to the choruses. “Times Like These” provides the first break in this very intense start to the concert before the band picks up the pace again.
“My Hero”: an iconic drum intro, then the bass, and finally the guitar kicking in—how could you not get the crowd going, especially since they start singing the moment the vocals kick in? As soon as the music starts, I join in, singing along. I really enjoyed the energy in the air and the breaks they left for us to sing along. The lighting really helps draw you in, even for those last few holdouts who might not dare to sing along. Note: slightly less intense lighting would have been better, especially with the bright colors.
The concert then unfolds in two parts. The musicians take the stage set up in the middle of the audience, and the atmosphere shifts. “Wheels” kicks off this more acoustic segment, creating a different kind of intimacy between the band and the crowd. The Foo Fighters then return to the main stage and crank up the amps with “La Dee Da” and “The Glass.” The musicians are introduced with a drum solo that gets the entire Arena on its feet.
