AEPHANEMER – A DREAM OF WILDERNESS

Fin d’année 2013, je me balade sur YT à la recherche de trucs à écouter. Je tombe sur une vidéo de Nif Riffs, avec le morceau Resilience, du death melo power instrumental. Je tombe instantanément amoureux. Aephanemer, un one man band toulousain, crée par Martin Hamiche, vient de sortir son premier EP, Know Thyself. Je deviens ami rapidement avec ce monsieur.
Il cherche à professionnaliser son groupe et cherche des musiciens. Je lui propose de passer par le biais d’Actu Metal Toulouse dont je suis secrétaire. Il trouve ses musiciens, leur premier concert à lieu au Petit Voisin, la cave d’un bar en centre ville, devant 30 personnes. C’était la révélation. Le début d’une grande aventure.
D’autres concerts suivront, certains où nous seront que 10 personnes mais toujours avec la même énergie. Le premier album Memento Mori sort en 2016, le groupe poursuit son chemin et grandit de plus en plus.
Nous en sommes en 2019, l’album Prokopton sort, toujours avec une pochette signée Niklas Sundin (Dark Tranquillity), une signature chez Napalm Records, une tournée en première partie de Alestorm au Canada, des concerts de plus en plus énormes et une date au Metronum devant plus de 300 personnes.
Novembre 2021, leur troisième album s’appelle A Dream Of Wilderness, est une fois de plus attendu mais pressons la touche play de ce pas.

 

On commence par Land Of Hope, une petite intro en mode classique, qui monte crescendo suivi par Antigone. C’est toujours le style Aephanemer, très death mélodique scandinave, les lead de guitares bien présentes, des blast beats éparses mais bien placés, une petite nouveauté toutefois : des lignes de chants clairs sur le refrain, étonnant mais sympathiques. La voix de Marion (chant/guitare) ressemble de plus en plus à celle d’Angela Gossow (de qui vous savez) mais davantage dans le scream, quels progrès en quelques années.
Of Volition est plus traditionnel, blindé de mélodies et de riffs mémorables, déjà un must. Le mix du maître Dan Swanö (Bloodbath, Edge Of Sanity) est parfait et le mastering de Mika Jussila (Nightwish, Stratovarius, Sonata Arctica) et d’une clarté sans égal, on entend nettement tous les instruments, c’est d’un limpide, et les riffs sont beaucoup plus mis en valeur.
Le Radeau De La Méduse pourrait être un morceau de Power Metal s’il n’y avait pas le chant, les orchestrations sont fabuleuses, on dirait presque du Gloryhammer, vraiment très plaisant. Un petit passage voix claires/blast beats surprend mais c’est très agréable et montre une certaine ouverture du groupe à d’autres horizons.
Roots and Leaves et son intro à la Epica suivi d’un passage rapide digne d’un morceau de black metal confirme nos propos. Il y a beaucoup plus d’orchestrations et de chœurs par rapport aux travaux précédents.
Vague à l’âme est une transition instrumentale, avec un solo de guitare seul avec des instruments à cordes derrière, sonnant typiquement finlandais, un régal.

 

Strider et sa double bass drum, est un mid tempo typique du groupe, très caractéristique et qui a fait leur marque de fabrique, plutôt joyeux, comme une lueur de soleil, avec une grosse interlude instrumentale au milieu. Très très bon.
Panta Rhei est un hommage aux dieux du Death melo finlandais, sonnant très Imperanon voit même Wintersun, un titre qui fera un malheur en live, les lead sont vraiment magnifiques.
Enfin, A Dream Of Wilderness et ses 7 minutes, finit en apothéose, très grandiose dans l’esprit, voire presque épique. Un vrai kiff, total.
Et pour finir sur une note parfaite, c’est l’instrumental Old French Song, une cover de Tchaikovsky, qui clôture l’album, rappelant à quel point le classique prend une ampleur impressionnante dans notre style de musique préféré.

 

En supplément, le groupe propose Le Radeau De La Méduse, chanté en français, c’est assez déconcertant mais ça passe super bien.
Et pour les amateurs, le groupe propose en bonus tracks tous les morceaux en instrumental, comme il le fait sur tous les albums depuis leurs débuts.
Pour résumer, A Dream Of Wilderness est la consécration des toulousains, leur permettant de pousser encore plus dans leurs retranchements, des titres plus rentre dedans, fidèle à ce qu’ils font d’habitude mais encore mieux qu’avant, leur ouvrant des portes, surtout les portes de la ligue des champions du melodeath. Encore un album qui finira dans mon top 10.

 

 

Tracklist :
01 : Land Of Hope
02 : Antigone
03 : Of Volition
04 : Le Radeau De La Méduse
05 : Roots And Leave
06 : Vague A L’Ame
07 : Strider
08 : Panta Rhei
09 : A Dream Of Wilderness
10 : Old French Song
11 : Le Radeau De La Méduse (French Version)

 

 

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