Nouvelle édition du Hellfest pour nous cette année marquée par la chaleur (on a privilégié notre santé au lieu de prendre des risques) et par les découvertes et redécouvertes de certains groupes! Le premier jour fut court mais pas moins intense. Merci à notre Justine pour ses photos de Breaking Benjamin et à Matthieu de Acta Infernalis pour celles de Alice Cooper!
Premier concert de notre périple au Hellfest, ODC a enflammé la Hell Stage, entre les covers de Billie Eilish (You Should See Me In A Crown) et de Rosalia (Despecha), le
groupe ne s’est pas laissé impressionné par le public du festival et à proposé une prestation endiablée. Très engagé dans leurs textes mais aussi sur scène avec la bassiste Mx Mnk (ça se lit Miss Monk) qui a un message à l’arrière de sa basse « More Tranny Baddies On Stage » et malgré une chaleur écrasante, elle n’a pas arrêté de sauter dans tous les sens et d’interagir avec le public. Ce dernier d’ailleurs comptait peu de fans du groupe mais cela ne les a pas empêché d’apprécier le concert. (Tiffany)
Le Hellfest démarre comme sur des roulettes avec le skate punk des Satanic Surfers. Les suédois sont désormais des habitués de la France et déroulent leur show sans accroc. La particularité du groupe d’avoir un batteur comme chanteur joue parfois en leur défaveur, avec des problèmes de mauvais calibrage des voix, mais pas cette fois. Rodrigo Alfaro retranscrit bien les mélodies marquées du groupe tandis que Andy Dahlström se charge de la communication avec le public avec sa sympathie et son énergie positive habituelle. On retrouve bien évidemment les morceaux du classique Hero of Our Time (1996) mais également plusieurs morceaux issus du dernier album en date du groupe, Back From Hell (2018) dont on aimerait désormais qu’il ait un successeur ! (Martin)
The Pretty Reckless : Le groupe mené par Taylor Momsen a réveillé la Mainstage 2 en début de festival avec son rock alternatif et malgré la douceur de sa musique, le public a été plutôt conquis et surtout envouté par la voix de la chanteuse et les solos interminables de son guitariste. Une belle mise en bouche pour notre équipe.(Tiffany)
Parmi les concerts évènements du festival, celui de Shelter était coché dès la révélation de leur nom sur l’affiche. Formé à la suite de l’iconique groupe de hardcore straight edge Youth Of Today, Shelter propose un hardcore mélodique intimement lié aux religions hindouistes. A ce titre, le concert commence avec la diffusion d’un chant traditionnel indien qui débouche sur l’intro et le morceau Message of the Bhagavat. Emmené par un Ray Cappo plein d’énergie, le groupe nous propose un set centré principalement autour de Mantra (1995), l’album le plus réussi du groupe. La Warzone n’en est qu’à son deuxième concert mais le public a déjà trouvé ses repères et l’ambiance match bien avec la communion qu’essaye d’installer Ray Cappo. Jeudi après-midi et déjà un moment marquant de ce Hellfest 2026.(Martin)
Bien que formé en 1999, le set de Breaking Benjamin se trouve être le premier en France, un évènement remarquable pour ce groupe avec pourtant une notoriété et une carrière conséquente. Pour une première en France, Benjamin Burnley et sa bande se produisent sur une mainstage 1 bien remplie de plusieurs milliers de personnes, pas mal comme première ! Et si on se demande pourquoi le groupe a mis autant de temps pour se rendre dans notre Pays, Benjamin nous explique que sa peur de l’avion le contraint à ne pas voler et qu’il a donc du traverser l’atlantique en bateau pour se rendre en Europe cet été. En parlant de peur, le groupe nous interprète quelques morceaux issus de Phobia, dont The Diary of Jane, plébiscité par le public. On prend un vrai plaisir et on mesure l’évènement d’enfin voir le groupe sur scène, qui ne nous déçoit pas. Le groupe, probablement touché par l’accueil reçu sur leur tournée européenne historique, nous promet de revenir bientôt. Et d’ici là, il est probable que les américains nous proposent un nouvel album : avec déjà deux singles, tous les deux joués sur scène, nul doute que la sortie du septième album de Breaking Benjamin approche.(Martin)
Deep Purple : Le groupe mythique de Rock a ouvert son set avec un solo de synthé et malgré leur « jeune âge », les papys du rock anglais se sont amusés sur scène et ont régalé un public rempli de nostalgiques. Pour notre équipe ce set était long jusqu’au final et leur mythique Smoke On The Water qui a conclu leur passage avec beaucoup de Headbang.(Tiffany)
Après le skate-punk des Satanic Surfers arrive celui de Lagwagon. Groupe incontournable de la scène punk rock californienne des années 90, il s’agit pourtant de la première apparition du groupe à Clisson. La bande à Joey Cape n’est plus toute jeune mais leur énergie et l’esprit de jeunesse qui se dégage de leur musique est intacte. La tournée du groupe annonçait mettre en avant le 3ème album du groupe, Hoss (1995) et ce fut le cas pour cette date en festival, bien que le groupe ait par ailleurs pris soin d’interpréter au moins un morceau de chacun de ses 9 albums, pour le plus grand plaisir des fin connaisseurs du groupe. Comme à leur habitude, le set du groupe se termine sur le magnifique May 16, repris par une bonne petite partie du public.(Martin)
Papa Roach : Le groupe mené par Jacoby Shadix renouvelle sa venue au festival avec une prestation toujours plus impressionnante que les années précédentes. Le temps ne
semble pas avoir d’impact sur son énergie et a provoqué des réactions en chaine et pour les plus nostalgiques d’entre nous c’était surtout le moment de voir en live le générique des soirées catchs des années 2006-2008 avec To Be Loved qui a régalé le public et une partie de notre équipe. Mais la plus grosse surprise du set entre le fait qu’il soit descendu dans le pit photo pour chanter à la barrière avec ses fans ou encore le petit medley Nu Metal qu’il a fait, c’est bien le fait que son fils soit monté sur scène pour interpréter plusieurs chansons
notamment le final avec Last Resort. Un concert toujours aussi survolté avec les années qui ne semble pas se calmer avec le temps, Papa Roach est définitivement une valeur sûre.(Tiffany)
Alice Cooper : Le maître du Shock Rock montre que du haut de ses 78 ans il en a encore dans son chapeau et les nombreux fans présents qui chantaient a tue-tête les paroles sont fidèles au poste pour un show dantesque. Qui d’autre qu’Alice Cooper pour se mettre en scène en train de tuer son photographe ou encore de se faire guillotiner en direct et l’illusion est parfaite. Un véritable show à ne rater sous aucun prétexte.(Tiffany)
Si le Hellfest et plus particulièrement la Warzone est habituée à voir défiler des groupes de punk rock, le festival franchit rarement la frontière du punk rock et du pop punk. Pourtant, la présence d’All Time Low cette année fait figure d’exception à la règle et le Hellfest a légèrement ouvert son spectre musical pour accueillir le groupe de Baltimore. L’agréable surprise de voir le groupe programmé a cependant été légèrement atténué par l’absence du guitariste Jack Barakat. Face à un public pas forcément acquis d’avance, Alex Gaskarth a cependant parfaitement su s’adapter en assumant seul le rôle de frontman, habituellement partagé avec Jack. Sans faire de concession sur son pop-punk mélodique qui tend parfois même vers le pop rock, le groupe a su convaincre le public, venu assez nombreux pour assister au show.(Martin)
Bring Me The Horizon : Plongez dans l’univers de l’ARG et son décor d’église et ses vitraux magnifiques. Pour être dans l’ambiance une androïde scanne le public et le résultat est sans suspens ils sont tous condamnés et le virus se propage trop vite. Avec de nombreux feux d’artifices et effets de pyrotechnies, le public est déchainé et ne semble pas se fatiguer de tout le set. Sur scène le mercure monte aussi d’un cran avec Oli Sykes qui semble inarrêtable et propose un concert survolté, il fait même monter un fan, qui n’est autre que Will Ramos (chanteur du groupe Lorna Shore) sur scène pour chanter Antivist, le tout animé comme dans un jeu vidéo.(Tiffany)
Le temps de retrouver l’entité Igorrr sur la scène de la Altar où on va d’ailleurs découvrir pour la première fois la voix et la prestance scénique de Gerda Iguchi (envoûtante à souhait), on se prend encore une gifle monumentale devant un set qui appelle au voyage mais aussi à l’agressivité du Metal avec en introduction Daemoni du dernier album en date, on y retrouve également les pépites Blastbeat Falafel, ADHD, ieuD, Viande ou encore Camel Dancefloor. Igorrr ne déçoit pas et on a déjà hâte de les retrouver au Festival 666 dans quelques semaines (Mary).
Feuerschwanz : Le groupe allemand qui s’est fait connaitre avec leur cover de Dragonstea Din Tei n’a pas hésiter à aller chasser toutes les créatures présentes sous la Temple. En mêlant violon, cornemuse et sonorités Metal, ils ont su attraper le cœur de notre équipe avec aplomb, pour leur premier passage dans le festival clissonnais. Il y même l’une des danseuses qui s’est retrouvé à slamer dans un bateau gonflable, mais quand va-t-
on arrêter leur folie ? (Tiffany)
Programmé en tête d’affiche de la Warzone sur cette journée du jeudi, Social Distortion se présente avec enfin un nouvel album dans son escarcelle. Sorti début mai, Born To Kill, le huitième album du groupe, signe le grand retour des californiens, 15 ans après Hard Times and Nursery Rhymes (2011). Social D met donc ce nouvel album à l’honneur en entamant leur set avec le morceau éponyme de l’album. Emmené par le charisme et la classe d’un Mike Ness du haut de ses 64 ans, le groupe donne un concert remarquable et assume pleinement son statut de tête d’affiche de la Warzone. Si l’ambiance fut bonne tout au long du show, elle explosera même lors des derniers morceaux et notamment pendant un Don’t Drag Me Down rageur et adressé directement à la maison blanche. 4 ans après leur dernier passage à Clisson, le groupe a une nouvelle fois marqué les esprits avec un concert remarquable ! (Martin)
Alestorm : Le groupe de Pirate Metal le plus attendu de l’histoire ne cesseront jamais leur côté loufoque avec des canard géant sur scène et leur autodérision sous le bras, ils ont
tout simplement offert une conclusion dantesque à ce premier jour de festival pour un public dont l’énergie a eu un effet miroir sur le groupe.(Tiffany)
