Defacing God : Darkness Is My Crown [FR/EN]

[ENGLISH VERSION BELOW] Après un superbe premier album The Resurrection Of Lilith sorti en 2022, il nous tardait de découvrir la suite des projets musicaux du groupe Defacing God! Et c’est aujourd’hui (vendredi 27 mars) que leur deuxième opus intitulé Darkness Is My Crown est disponible via leur nouveau label, Apostasy Records. Cet album aborde des thèmes plus personnels que le premier qu’on abordera au cours de cette chronique mais également au sens plus large les émotions humaines dans une quête de délivrance.

Darkness Is My Crown commence sur les chapeaux de roue avec Nocturnal Vestige avec les parties de guitare et les lignes de basse des musiciens qui accompagnent les cris viscéraux de Sandie « the Lilith » Gjørtz qui semble littéralement revenir des Enfers! Sublimé par des orchestrations et par des passages très rapides en chant clair, ce premier morceau est un bon démarrage. Malediction Manor continue à nous entraîner toujours plus profondément dans les abysses guidés par la voix gutturale de la vocaliste qui porte littéralement ce nouveau morceau sur ses épaules, la Lilith originelle comme réincarnée en elle. Là encore les influences Black et Death Metal se mélangent et apportent un côté presque cinématographique à Malediction Manor. It Comes At Night ralentit un peu la cadence mais garde une ambiance sombre dès l’introduction et ce même quand la rythmique s’intensifie avec l’arrivée de la batterie mais aussi des orchestrations, un cri résonne dans toute cette beauté avant l’avalanche de lignes de chant toujours *presque* aussi bouleversantes de Sandie.

I See Shadows regagne en intensité avec des influences qu’on pourrait décrire comme un peu plus Heavy notamment au niveau des parties de guitares mais aussi une certaine influence qui viendrait de la musique classique pour donner un son unique à cette composition. Les influences Black Metal reprennent leurs droits sur Nefarious Enclave toujours porté par un chant plus versé dans le Death Metal et des touches de clavier qui donnent un côté presque épique à l’ensemble. Le début intrigant de Hymns of the Memoir nous plonge dans une ambiance inquiétante et lugubre avec des bruitages particuliers avant que la voix de Sandie ne vienne psalmodier pour renforcer cette impression, la chanteuse paraît ici comme possédée, une partie comme scandée mais chuchotée prendra le relai suivie par une voix masculine (ou est-ce celle de la vocaliste transformée en studio?) pour finir cet « interlude » de façon horrifique avant There Is No Light qui renoue avec les influences plus classiques et mélodiques de I See Shadows.

On aurait pu penser que Your Presence Lingers Here ralentirait un peu le rythme mais il n’en est rien, la rythmique ralentit quelque peu sur certains passages notamment sur le refrain mais la vocaliste nous lâche toujours un chant déchirant rendant ici hommage à son père décédé récemment. C’est avec The Last Revelation que l’album prend fin, ultime morceau sur lequel tout les éléments qui ont très bien fonctionnés jusqu’ici et notamment ces orchestrations qui donnent un côté plus grandiose au titre.

On aura attendu quatre ans pour avoir un nouvel album de Defacing God et au final, le groupe ne déçoit pas une seule seconde et nous dévoile un deuxième album à la hauteur de nos espérances, c’est brutal, majestueux mais ça leur promet aussi de grandes choses pour la suite de leur carrière!

Tracklist :

Nocturnal Vestige

Malediction Manor

It Comes at Night

I See Shadows

Nefarious Enclave

Hymns of the Memoir

There Is No Light

Your Presence Lingers Here

Transition

The Last Revelation

[ENGLISH VERSION] Following the superb debut album *The Resurrection Of Lilith*, released in 2022, we’ve been eagerly awaiting the next instalment in Defacing God’s musical journey! And today (Friday 27 March), their second album, *Darkness Is My Crown*, is available via their new label, Apostasy Records. This album tackles more personal themes than the first, which we’ll explore in this review, but also, in a broader sense, human emotions in a quest for deliverance.

Darkness Is My Crown gets off to a flying start with ‘Nocturnal Vestige’, where the musicians’ guitar riffs and bass lines accompany the visceral screams of Sandie “the Lilith” Gjørtz, who seems to be literally returning from the Underworld! Enhanced by orchestral arrangements and rapid passages of clean vocals, this opening track is a great start. Malediction Manor continues to drag us ever deeper into the abyss, guided by the vocalist’s guttural voice, which literally carries this new track on its shoulders, as if the original Lilith were reincarnated within her. Here again, Black and Death Metal influences blend together, lending Malediction Manor an almost cinematic quality. It Comes At Night slows the pace down a little but maintains a dark atmosphere right from the introduction, even as the rhythm intensifies with the arrival of the drums and the orchestrations; a scream echoes through all this beauty before the avalanche of Sandie’s vocal lines, which are *almost* as moving as ever.

I See Shadows regains intensity with influences that could be described as slightly heavier, particularly in the guitar parts, but also a certain influence drawn from classical music to give this composition a unique sound. Black Metal influences reassert themselves on Nefarious Enclave, still driven by vocals more rooted in Death Metal and touches of keyboard that lend an almost epic quality to the whole. The intriguing opening of Hymns of the Memoir plunges us into a disturbing and gloomy atmosphere with distinctive sound effects, before Sandie’s voice chants to reinforce this impression; the singer seems possessed here; a section that is partly chanted but partly whispered takes over, followed by a male voice (or is it the vocalist’s voice altered in the studio?) to bring this “interlude” to a horrific close before “There Is No Light”, which returns to the more classic and melodic influences of “I See Shadows”.

One might have thought that “Your Presence Lingers Here” would slow the pace down a little, but this is not the case; the rhythm slows slightly in certain passages, particularly in the chorus, but the vocalist still delivers a heart-wrenching performance, paying tribute here to her recently deceased father. The album concludes with “The Last Revelation”, the final track on which all the elements that have worked so well up to this point come together, particularly the orchestrations that lend the track a more grandiose feel.

We’ve waited four years for a new Defacing God album, and in the end, the band doesn’t disappoint for a single second, delivering a second album that lives up to our expectations. It’s brutal and majestic, but it also bodes well for great things to come in their future career!

Mary Motionless
Mary Motionless
25 Forever. Nergal est ma Tata, j'aime vadrouiller pour les concerts et voir les copains partout et me faire tatouer à fond!

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