Wage War – Manic

Wage War revient avec son quatrième album : Manic. Ce dernier englobe tout ce qu’a vécu le groupe au cours de la dernière année et demie, quand l’industrie s’est arrêtée et qu’ils ont simplement perdu leurs emplois. Manic revient sur cette période et les américains ont voulu apporter le meilleur d’eux-mêmes. A retrouver depuis le 1er octobre, via Fearless Records.

On attaque avec Relapse qui nous met directement dans le bain, avec une interaction entre Cody et le chant bestial de Briton. On retrouve vite le schéma habituel de Wage War, alternant entre moment calme et moment violent. Le refrain reste assez simple, tout en étant très atmosphérique et cela donne quelque chose de très efficace. Le breakdown final vient nous prouver que le groupe n’est pas là pour rien et que cet album va être à la hauteur des précédents. On enchaîne avec Teeth, qui a été présenté pour la promotion, et son introduction étrange, le chuchotement n’étant pas sans rappeler l’un des titres phares du groupe : Stitch (à retrouver sur le deuxième album, Deadweight). Ce qui ajoute une petite touche nostalgique pour les fans de la première heure. Assez similaire au titre précédent, on retient son refrain qui reste rapidement en tête et la guitare qui fait référence au nu metal. Le titre éponyme se lance et il est déroutant. Wage War nous propose des séquences portées électro auxquelles nous ne sommes pas habitués. Cela permet de renforcer la violence du titre, tout en innovant. Surprenant à la première écoute, on se rend vite compte du potentiel du morceau qui regroupe tout ce qu’on attend du groupe et de cet album.

“Try to calm myself down but I feel the panic
Is it all up in my head, am I going manic?”

High Horse est mon coup de cœur sur cet album dès ma première écoute. Premier titre à disposition, on se retrouve entraîner dans un morceau alliant tout ce qui me plait dans le style musical. C’est violent, brutal, rapide et on n’a pas une seconde de répit. Tout s’enchaîne avec facilité, on a un refrain du tonnerre et cela donne une des chansons les plus brutales de l’album et qui se hisse facilement dans les titres phares du groupe. Circle The Drain était également disponible avant la sortie de l’album. Traitant d’un monde qui a besoin de changement et cela commence par le fait d’apprendre de nos erreurs passées et d’accepter nos responsabilités. D’un rythme assez lent, notamment au vu des chansons précédentes, on y retrouve des références aux autres albums du groupe. Emotive, elle rentre rapidement en tête et nous surprend largement par des moments lourds et maitrisés. Godspeed n’est pas sans rappeler Manic, car on y retrouve plusieurs touches électro, non sans rappeler des groupes de metal industriel, comme Combichrist. Tout se joue dans la dernière minute qui nous élève à un niveau de violence et qui est surtout représentatif de ce qu’on toujours fait les américains.

“If we really wanna change, we gotta learn from our mistakes. 
Can we start over, start over? With a past we can’t erase
And a stain to every name. Will we find closure or circle the drain?”

Death Roll fait une entrée fracassante. Wage War emploie ici des harmoniques et tous autres effets au niveau de la guitare, qui n’est pas sans rappeler du After The Burial. Changement intéressant et surprenant avant de continuer avec un titre toujours plus lourd et brutal. Avec High Horse, nous tenons nos morceaux les plus violents et qui sont fait pour éclater la fosse. On notera également le solo de guitare dans la dernière partie. Contraste total avec Slown Burn qui se rapproche plus du pop rock, que du metalcore. Un morceau relativement doux et accessible, même s’il cache un petit breakdown bien sympathique et quelques passages assez énervés. On reste dans la même veine avec Never Said Goodbye, qui est sans doute le morceau le plus prenant de cet opus. Wage War rend hommage à tous les disparus avec un début qui se rapproche d’un style acoustique et non sans rappeler l’introduction de Johnny Cash (toujours disponible sur Deadweight). A nouveau, un solo de guitare va venir renforcer l’émotion et la profondeur qui se dégage ici.

 

“Why’d I never say what I meant to? All those things I wanted to tell you
I know you’re home now in a better place but I’m still searching for the words to say
I wish I would’ve known it was the last time ’cause I never said goodbye”

True Colors garde le même schéma que le reste de l’album. On retourne toujours à un refrain clair pour des couplets brutaux. On sent un regain d’énergie et la violence évolue au fil du morceau. De quoi bien nous préparer pour le dernier titre de Manic. If Tomorrow Never Comes ne perd pas de temps et entre dans le cœur du sujet directement. Les américains nous balance un concentré de violence, de choses ressemblant à de discrets chœurs avant de tout arrêter et de mettre en avant le chant accompagné à la guitare pour une dernière séquence émotion. Un titre marquant, tout en étant représentatif de ce qu’ils peuvent et surtout savent faire.

“We’ve been living like the end would never truly come
Now it’s knocking down your door and there’s nowhere left to run”

Manic est un album explosif, brutal. Les fans ne seront pas déçus car le groupe a su garder son identité et nous propose des titres de qualités, même si un peu répétitifs au fil de l’écoute. Des titres que j’ai hâte de voir défendu sur scène et qui vont surement causer quelques ravages dans la fosse.

Tracklist : 

Relapse
Teeth
Manic
High Horse
Circle the Drain
Godspeed
Death Roll
Slown Burn
Never Said Goodbye
True Colors
If Tomorrow Never Comes

Gloomy

Passionnée par le poulet curry, la pizza et de temps en temps la musique.

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