Tribulation : Where The Gloom Becomes Sound

Tribulation s’apprête à sortir son cinquième album cette semaine (le 29 janvier plus précisément), Where The Gloom Becomes Sound sortira via Century Media. Pour introduire un peu le groupe Tribulation pourrait correspondre dans son imagerie à n’importe quel groupe de Black Metal hors le groupe évoluait à ses début dans un style Death Metal avant d’orienter sa musique vers un Metal dit Gothique et des relents Prog.

In Remembrance le premier titre de cet album en est le parfait exemple. Une intro pesante à la limite d’une B.O de film d’épouvante et la froideur reste là tout le long du titre. Quelques mots en suédois, un solo de guitare hyper mélodique et un refrain accrocheur voilà les ingrédients d’un très bon titre de Tribulation. Et ce chant guttural de Johannes Andersson est presque divin.

Le deuxième titre Hour Of The Wolf n’est autre qu’un des titres choisis pour promouvoir ce nouvel album et se rapproche du style Death Metal qu’affectionnait le groupe à ses débuts mais avec quelques touches disons plus lumineuses comme sur le morceau suivant.

Le début de Leviathans me fait littéralement penser à un morceau de HIM (His Infernal Majesty, Ville Valo…ça doit rappeler des souvenirs à certaines personnes ici je pense). Les compositions de ce début d’album semblent très contrastées mais tout ceci possède un côté très intrigant voir fascinant sûrement recherché par le groupe.

Sur Dirge Of A Dying Soul c’est l’explosion tant attendue après des morceaux quelque peu mélancoliques. Même si le morceau possède des relents Doom ici fort peu désagréables même pour un non-amateur du genre. Le groupe a l’air de construire ces morceaux comme une B.O de film tant les influences presque cinématographiques sont présentes dans leur musique.

Lethe conclut donc la première moitié de l’album. Cet interlude au piano est une petite pause pleine de douceur même si quelques notes presque funèbres se font entendre à la fin du morceau. On peut éventuellement penser que Tribulation s’est inspiré de Beethoven et de ses sonates au piano pour ce titre.

Daughter Of The Djinn continue sur la lancée entamée par Dirge Of A Dying Soul. Un titre rapide mais où l’ensemble est maîtrisé à la perfection dans une noirceur omniprésente où subsiste tout de même une certaine mélancolie. Les riffs de Jonathan Hultén et Adam Zaars accompagnent un semblant de blast-beast tandis que Johannes rugit ses paroles.

Inanna renoue avec les tonalités sombres et pesantes que le groupe met particulièrement en avant sur cet album. Des riffs de guitare presque virevoltants (comme Jonathan Hultén sur scène, qui d’ailleurs a quitté le groupe peu de temps après l’annonce de la sortie de l’album) fait de Inanna mon morceau préféré sur Where The Gloom Becomes Sound notamment grâce au chant encore une fois superbe de Johannes.

Funeral Pyre accélère à nouveau le rythme et possède des influences qui se rapprocheraient de Dissection dans ses riffs de guitare et parfois même dans le chant. Un petit côté donc presque Black Metal loin d’être désagréable.

L’album se conclut par The Wilderness, un final assez épique qui reprends des rythmiques Black Metal à souhait et une atmosphère déroutante.

Après avoir fait quelques recherches et en dehors des morceaux de cet album, parlons du titre Where The Gloom Becomes Sound est une citation extraite du morceau Hades Pluton du grand Sopor Aeternus « Down, further down, where the gloom becomes sound ». Quand à la Sybille de l’artiste Fernand Khnopff présente sur la pochette elle aussi inspire ce côté très Gothique Romantique.

Where The Gloom Becomes Sound est un album unique en son genre tout comme l’est Tribulation. Le groupe propose un opus qui lui correspond et prend peu de risques tout en arrivant quand même à surprendre son auditoire. Un très bel album encore pour ce début d’année!

 

 

Tracklist :

01. In Remembrance
02. Hour of the Wolf
03. Leviathans
04. Dirge of a Dying Soul
05. Lethe
06. Daughter of the Djinn
07. Elementals
08. Inanna
09. Funeral Pyre
10. The Wilderness
11. The Dhampir, Pt. I

Mary Motionless

28 ans. Passionnée de musique, de photographie et de modifications corporelles.

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