Motionless In White : Scoring The End Of The World

Le sixième album de Motionless In White intitulé Scoring The End Of The World est disponible depuis quelques jours via Roadrunner Records.

L’opener Meltdown donne directement le ton c’est enragé mais en gardant la patte très Indus avec des claviers (que ne renieraient pas un certain Wednesday 13) que Motionless In White proposait plus régulièrement sur un album comme Infamous ou Graveyard Shift. Sign Of Life est peut-être un poil plus accessible avec ce refrain qui prends aux tripes (merci Ricky Olson d’exister) même si les parties plus catchy ne sont évidemment pas laissées pour compte, encore un banger, cet album commence très très fort! Werewolf fait très Nine Inch Nails dans son intro, un morceau qui ferait une très bonne bande-son pour une soirée horrifique avec notamment quelques références bien senties (« Somebody’s Watching Me« …Never forget, Michael Jackson), Chris Motionless explore ici plusieurs facettes de sa palette vocale, un chant tantôt lugubre et tantôt plus émouvant avant d’enchaîner sur Porcelain, une composition plus sombre qui joue sur le côté plus fragile/sensible de la formation américaine.

Slaughterhouse est le premier featuring de ce nouvel opus avec Bryan Garris du groupe Knocked Loose pour un morceau qui s’avère être probablement le plus brutal de l’album. Un déferlement de Mosh Part avec un Garris plus énervé que jamais en parfait contraste avec le chant clair de Chris. Le morceau est littéralement un hymne à la rébellion :

« In the land of the free, you’re a slave to your wealth
You fucking fascist
Die you fucking pig
This is the consequence of opulence »

Ce morceau n’avait pourtant pas vraiment retenu mon attention à sa sortie alors que c’est encore quelque chose de vraiment super! Masterpiece (est-ce que je tente le « c’est la Masterpiece de l’album »? NOPE) . Certains fans (dont moi) voient ce titre comme la conclusion d’une trilogie entamée avec Eternally Yours et poursuivie avec In Another Life. Plus généralement, ce titre évoque le fait que l’humanité n’est pas parfaite où Chris chante qu’il désire réparer ses erreurs (« So how do I apologize And put the tears back in your eyes. When every canvas that I paint is a masterpiece made of my mistakes?) avant un break destructeur où il hurle qu’il aimerait brûler sa douleur. We Become The Night c’est un peu la cassure avec les morceaux hyper catchy ou agressifs, le groupe part ici sur quelque chose de plus Electro tout en restant très entraînant. Le refrain donne d’ailleurs terriblement envie de sauter partout en chantant les paroles. Burned At Both Ends II est donc la deuxième partie du morceau Burned At Both Ends (Obvious) présent sur l’album Infamous sorti en 2012 (MIW sont quand même très coutumiers des part II ou même III), un morceau intense là encore notamment dans ses paroles (bien sûr autant écouter les deux parties l’une après l’autre ça fait toujours plus écho) avant l’explosion sur le break. B.F.B.T.G : Corpse Nations commence un film d’horreur d’époque (ou comme une publicité pour le dit film) là encore on repart sur une composition que les fans les plus anciens auront plaisir à écouter. Chris laisse d’ailleurs exploser sa rage dans la dernière partie du morceau pour un côté plus « moderne ».

Cyberhex a été le premier titre à avoir été dévoilé au public et en featuring (enfin featuring vite fait) avec Lindsay Schoolcraft (ex Cradle Of Filth) où la chanteuse est plutôt présente au niveau des choeurs (c’est joli mais c’est pas assez) mais heureusement le titre est diablement efficace ce qui rattrape un peu ce featuring « raté ». Red, White & Boom remonte le niveau en matière de featuring puisque cette fois-ci c’est Caleb Shomo (Beartooth) qui joint sa voix à celle de Chris, un titre explosif tout comme Slaughterhouse où certains riffs font quand même bigrement penser à ceux d’un certain Antichrist à une époque pas si lointaine et tout comme ce certain Superstar a pu le faire à l’époque, ce morceau est une belle satire sur la politique américaine. Puis il est temps de refermer ce nouveau chapitre avec le morceau qui donne son nom à l’album, Scoring The End Of The World qui est également le dernier featuring avec Mick Gordon, légendaire producteur (Monuments entre autres) et musicien (le jeu vidéo Doom), et je dois bien avouer que c’est le seul morceau sur cet album qui m’a laissé de marbre malgré une production très propre et une efficacité qui restera quand même à prouver en live.

Motionless In White est depuis bien longtemps un de mes groupes préférés et ce nouvel opus confirme ce statut. Le groupe reste fidèle à leur style musical propre tout en évoluant en proposant plus d’agressivité ou encore plus d’émotions et en s’entourant d’invités de marque. A suivre, à écouter et à retrouver en live très bientôt!

 

Tracklist :

01. Meltdown

02. Sign of Life

03. Werewolf

04. Porcelain

05. Slaughterhouse (feat. Bryan Garris)

06. Masterpiece

07. Cause of Death

08. We Become the Night

09. Burned at Both Ends II

10. B.F.B.T.G.: Corpse Nation

11. Cyberhex (feat. Lindsay Schoolcraft)

12. Red, White & Boom (feat. Caleb Shomo)

13. Scoring the End of the World (feat. Mick Gordon)

Mary Motionless

28 ans. Passionnée de musique, de photographie et de modifications corporelles.

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