Me And That Man : New Man, New Songs, Same Shit Vol.2

Un an après le Volume 1 de New Man, New Songs, Same Shit, Me And That Man est de retour ce vendredi avec le volume 2 qui sortira via Napalm Records. Nergal prouve encore une fois que pour ce projet il sait s’entourer avec une pléiade d’invités prestigieux et toujours dans des styles musicaux bien éloignés de son projet principal à savoir…Behemoth.

L’album s’ouvre avec Black Hearse Cadillac en duo avec Hank Von Hell (ex-Turbonegro) et Anders Odden (Cadaver/Satyricon). Je pourrais presque dire que ce morceau est en deux parties la première très pesante et après quelques secondes de Break, quelques notes de guitares qui apportent un peu plus de lumière et de chaleur à l’ensemble. N’étant à l’origine pas sensible à la voix de l’ancien Turbonegro, ici c’est une révélation sur ce texte très noir évoquant la mort et presque crève-cœur :

“Listen to my story, about the day I died
How I went to hell ’n came back, and why I’m still alive
Yeah – I’m alive to tell, I’ve seen heaven ‘n hell
But I always keep an ace up my sleeve, so I could leave before I fell”

 

Le deuxième titre Under The Spell est en duo avec Mary Goore…Qui est donc cette Mary Goore? Et bien tout simplement il s’agit de Tobias Forge du groupe Ghost avec son timbre de voix hyper reconnaissable qui vous emmènent du côté des saloons et des bons vieux westerns. Le final du morceau country-bluesy avec des choeurs majestueux est tout à fait surprenante mais finie de nous emporter et donnerait presque envie de visionner des vieux films du genre. Quand au texte, quelque chose me dit que Ghost ne l’aurait certainement pas renié :

“I raise my eyes
And pray to the moon
With open arms
I welcome my doom
I raise my hands
By Satan I swear
Forever to dwell
Under the spell”

 

Là où le premier volume paraissait un peu incohérent au niveau des genres musicaux explorés ce nouvel opus est beaucoup plus linéaire dans sa conception la suite de Under The Spell est donc All Hope Has Gone où cette fois-ci on retrouve Blaze Bayley (ancien Iron Maiden), Gary Holt (Slayer/Exodus) et Jeff Mantas Dunn (Venom) pour un Blues-Rock d’exception, une vraie leçon de guitares mais également de chant où on réentends les choeurs féminins déjà présents sur l’album qui se fondent parfaitement avec la voix de Monsieur Bayley qui est grandiose sur ce titre! Comme d’habitude et comme tout les textes de l’album, ici on reste sur quelque chose de très noir et dépressif qui s’accorde parfaitement à ce genre musical. Les sorcières ne tombent pas amoureuses (Witches Don’t Fall In Love) est en collaboration avec Kristoffer Rygg du groupe Ulver, un morceau Folk/Pop, une guitare qui paraît bien seule et quelques rares notes de pianos accompagnent le timbre langoureux du chanteur. Losing My Blues permet de retrouver une figure emblématique du Black Metal en la personne de Abbath mais également du Heavy : Chris Holmes du groupes W.A.S.P tout les deux sur un morceau plus Rock que les précédents sur lequel le timbre très écorché de Abbath se pose facilement et apporte un côté presque BM au titre quand on entend la voix de Chris qui revient irrémediablement à quelque chose de plus Glam notamment au niveau du solo à 2:20 minutes. Du génie d’associer deux géants comme ces deux-là!

 

Me And That Man exploite également à merveille les clichés comme une voix encore sur Coldest Days In Hell avec Ralf Gyllenhammar (Mustasch), un superbe blues-rock et une leçon de chant qui donne envie de rouler en Harley sur la route 66 ou de faire un run si vous êtes membre d’un club de Bikers (je l’avais dit c’est cliché mais qu’est ce que c’est bon). Year Of The Snake est le premier morceau sur lequel Nergal vient poser sa voix aux côtés de David Vincent (Vltimas/Morbid Angel) pour un duo Country de Bandits comme dans les films de John Wayne et consorts des Westerns. Blues & Cocaïne revient sur quelque chose de plus Rock avec l’ancien chanteur de The Misfits (de 1995 à 2000), Michale Graves. Randy Blythe (Lamb Of God) intervient sur Silver Halide Echoes un morceau Folk tirant sur le Blues ce qui permet d’apprécier pleinement les capacités du vocaliste qui apporte ici un côté plus profond à l’ensemble, le frontman est également accompagné par les notes sifflées probablement par Nergal et le reste du line-up de MATM. Et c’est les frissons directement apportés par Alissa White-Gluz (Arch Enemy) qui cueille l’auditeur sur l’intro de Goodbye, elle est accompagnée sur ce morceau par Devin Townsend et comment dire? Là encore ce titre est une VRAIE révélation et probablement le morceau le plus intéressant de l’album au niveau vocal encore une fois, la chanteuse fait littéralement exploser sa voix et prendra l’auditeur aux tripes pour l’envoyer voyager une énième fois au royaume du Western. Les deux derniers morceaux sont donc les deux singles dévoilés par le groupe à savoir Angel Of Light en duo avec la chanteuse Folk Myrkur qui est un tourbillon Folk/Gothique où on a parfois l’impression que la chanteuse est une espèce d’Alice au Pays des Merveilles notamment sur la dernière partie du morceau :

“And he’s soothing my soul
And he’s healing my wounds
He’s a friend not a foe
He ain’t throwing no stones
So I followed his light
And it’s set me free
Cause Lucifer’s the one who’s praying for me”

 

Me And That Man nous lâche une énième bombe Rock Got Your Tongue ici en collaboration avec Chris Georgiadis du groupe Turbowolf. Un morceau qu’aurait largement pu interpréter Royal Blood, un titre coup de poing pour finir un grand album!

Ce Volume 2 de New Man, New Songs, Same Shit est bien au dessus de son prédécesseur, une ligne directrice très bien respectée, des compositions alléchantes et des guest hyper quali, on est ici sur un des meilleurs albums de 2021 et je pèse mes mots! Comme quoi faire du Black Metal et explorer d’autres de ses influences c’est vraiment une bonne idée, et ça Nergal l’a bien compris!

 

Tracklist ;

1. Black Hearse Cadillac (feat. Hank Von Hell, Anders Odden)
2. Under the Spell (feat. Mary Goore)
3. All Hope Has Gone (feat. Blaze Bayley, Gary Holt, Jeff Mantas Dunn)
4. Witches Don’t Fall in Love (feat. Kristoffer Rygg)
5. Losing My Blues (feat. Olve Abbath Eikemo, Frank The Baptist, Chris Holmes)
6. Coldest Day in Hell (feat Ralf Gyllenhammar, Douglas Blair)
7. Year of the Snake (feat. David Vincent)
8. Blues & Cocaine (feat. Michale Graves)
9. Silver Halide Echoes (feat. Randy Blythe)
10. Goodbye (feat. Alissa White-Gluz, Devin Townsend)
11. Angel of Light (feat. Myrkur)
12. Got Your Tongue (feat. Chris Georgiadis)

Mary Motionless

28 ans. Passionnée de musique, de photographie et de modifications corporelles.

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