Jiro + Giant Fragments + Northern Lights @Le Point Ephémère, Paris (03.09.2026)

Ce jeudi 3 septembre, nous étions invités à une soirée 100% metal français ! Direction donc le Point Éphémère à Paris pour une soirée menée par Northern Lights, Giant Fragments et Jiro. Trois groupes, trois univers, mais une même envie de faire bouger une salle qui, au fil de la soirée, finira par être presque pleine à craquer !
Merci à Aurélie pour les photos ainsi qu’à Angie de NRV Promo pour l’invitation à cet événement.

Northern Lights — première partie, mais certainement pas repos

À 20h30, Northern Lights démarre son set devant une salle déjà bien remplie. Sur l’écran de la salle, on a droit au générique de Yu-Gi-Oh! avant que les membres du groupe ne fassent leur entrée sur scène, immédiatement acclamés par le public. La bonne ambiance est présente dès le début. Le guitariste fait le clair, tandis que le chanteur impressionne avec un screamo doté d’une belle palette : tantôt grave et lourd, tantôt beaucoup plus aigu. Très rapidement, il prend la parole pour motiver le public : « Première partie, ça veut pas dire repos ! » Le groupe balance alors un titre particulièrement puissant et le pit démarre les hostilités. Le break voit apparaître le premier wall of death de la soirée : « Écartez, Paris ! » Le troisième titre, Spark, est quant à lui l’occasion d’un two-step, aussi bien pour le chanteur sur scène que pour le public qui l’imite.

Dans l’ensemble, Northern Lights propose quelque chose qui tire plutôt vers du post-hardcore voir hardcore, avec des passages chantés qui ne sont pas sans rappeler le nu metal et de gros breakdowns. L’instrumentation est lourde, moyennement lente selon les titres, et les basses s’entendent particulièrement bien. Sur Suffocated, le groupe fait participer le public. Le titre possède un côté très électro qui fonctionne vraiment bien en live. Les demandes du groupe sont suivies par un public plus que motivé : le wall of death fait quasiment la longueur de la salle et le two-step est de rigueur tout au long du set. L’ambiance reste particulièrement bon enfant. Le chanteur lance notamment : « C’est la première fois que je fais un concert et que j’ai besoin du front row pour boire », alors qu’il a les mains moites et n’arrive pas à ouvrir sa gourde. Plusieurs interactions avec les gens du premier rang permettent finalement de résoudre le problème.

Le public s’ouvre pour lui et l’échange entre le groupe et les spectateurs fonctionne à merveille. L’avant-dernier titre du set sera Grey, un nouveau morceau qui sortira fin septembre et qui constitue une véritable exclu live. Le titre parle de santé mentale et comporte notamment davantage de chant clair. Plus calme par moments, il est particulièrement intéressant parce qu’il permet au groupe de jouer quelque chose qui sort légèrement de son style habituel. On sent d’ailleurs que le morceau a une importance particulière pour le groupe. « C’est sûrement l’un des plus personnels, pouvoir le jouer en live ça fait quelque chose. » L’émotion est palpable alors qu’ils jouent ce titre pour la première fois devant le public. ILTB est sans doute le morceau le plus nu metal du set. Une orientation particulièrement intéressante et très efficace en live pour conclure une prestation qui aura largement rempli son rôle de première partie.

Setlist — Northern Lights

Ground Zero
Judgement
Spark
Free for All
Wither
Grey
Suffocated
ILTB

Giant Fragments — une énergie différente

À 21h30, un solo de batterie lance l’arrivée de Giant Fragments sur la scène du Point Éphémère. À notre surprise générale, c’est une frontwoman au scream impressionnant qui prend place devant nous. Malgré son petit gabarit, elle envoie sévère.

Sur un son assez lourd, le groupe continue dans une énergie différente mais complémentaire de celle de ses prédécesseurs. Dans le public, ça se bouscule un peu moins mais il faut dire que la salle est désormais pleine à craquer — est-ce qu’on n’aurait pas fait un sold out au dernier moment ? Le groupe alterne passages lourds et moments de chant clair, avec une voix assez grave et suave. Il y a un côté un peu contemplatif dans certains passages et, la vocaliste s’adressant moins au public que le chanteur de Northern Lights, l’ambiance est logiquement un peu moins explosive dans un premier temps. Des effets de fumée sont installés sur le devant de la scène.

« Merci, la prochaine chanson s’appelle Spirit of You. » Les interactions avec le public restent assez succinctes, mais le groupe gagne progressivement en intensité. À la demande de la chanteuse, un petit circle pit d’une vingtaine de secondes se forme. Elle prend ensuite la parole à la fin du morceau pour remercier le public d’être présent et annoncer que le merch est à prix libre puisqu’ils terminent leur tournée ce soir. Elle évoque également l’EP qu’ils viennent de sortir. Au fur et à mesure de leur passage sur scène, le pit bouge de plus en plus. La chanteuse finit par se mettre vraiment dans le set et on assiste à de beaux wall of death et autres joyeusetés.Le groupe est largement acclamé sur l’avant-dernier titre, après un passage scream particulièrement intense, aussi bien au niveau vocal qu’au niveau de l’énergie déployée.

Et puis arrive le moment totalement improbable de la soirée : Giant Fragments reprend J’en rêve encore de Gérald De Palmas. Wtf. Le public, lui, chante avec eux et la reprise fonctionne étonnamment bien.
Le groupe termine finalement avec un de ses propres titres : « Merci Paris, c’était Giant Fragments, passez une bonne soirée. »

Jiro — L’explosion de fin de soirée

À 22h30, Jiro arrive sur scène. Le groupe était visiblement très attendu : la salle du Point Éphémère est désormais pleine à craquer.

Dès les premières notes de Worth It, le public hurle les paroles avec Romain. Il ne faut pas longtemps pour que le pit s’ouvre. Le public parisien étant plus que chauffé par les deux premières partie de la soirée, il reste visiblement suffisamment d’énergie pour Jiro.
Musicalement, on repart sur quelque chose de vachement plus en live : Worth It, l’un des singles du second EP A Drift in Silence, fonctionne à merveille sur scène.
Jiro enchaîne avec The Dread I Felt. Le titre est particulièrement énergique et embarque immédiatement le public. Wall of death et circle pit ne cesseront presque plus tout au long du set à partir de là, et surtout sans que les membres du groupe aient besoin de demander quoi que ce soit !

Arrive ensuite The Ascendant Fall, l’un de nos coups de cœur du dernier EP. On y apprécie notamment le talent des deux guitaristes de la formation, qui jouent avec brio sur scène. Les BPM sont rapides et les solos sont réalisés avec beaucoup de fluidité.
Le groupe enchaîne avec Will I See You There?, tiré de leur premier EP Elevate Spirit. Le morceau parle des personnes qui nous ont quittés et à qui on ne peut plus tout dire. Romain explique que c’est une chanson particulièrement importante pour eux.
On apprécie ici la petite accalmie apportée par le chant clair au début du titre, qui est effectivement fort en émotion. Une respiration bienvenue au milieu d’un set jusque-là particulièrement intense.

Les titres s’enchaînent toujours efficacement. Mais le véritable climax de la soirée se fera sur You Keep The Silence. Flo, l’un des deux guitaristes de la formation, crée l’engouement en jouant toute une partie du morceau au milieu du public, avec un public plus que motivé autour de lui. Et la prestation est folle : il arrive à jouer des passages quand même techniques malgré un mosh puis un circle pit assez conséquent qui se déchaînent autour de lui. Le public applaudit largement la performance à la fin du morceau.

De façon générale, les applaudissements sont au rendez-vous entre chaque passage. Romain, le chanteur de la formation, n’hésite pas à remercier régulièrement le public pour sa présence et son énergie. Il remercie bien évidemment les deux groupes qui les ont précédés, ainsi que toute l’équipe technique qui les entoure. Le set se terminera par deux titres du premier EP : Kairos, puis Last to Remain.

Setlist — Jiro

Worth It
The Dread I Felt
The Ascendant Fall
Will I See You There?
Enmity Spreads
Shattering
You Keep The Silence
The Spell
Kairos
Last to Remain

Nous repartons du concert vraiment satisfait : les trois groupes de ce soir ont tous une manière différente d’aborder le metal, mais une même capacité à faire de leur passage un bon moment de partage avec leur public. Northern Lights aura parfaitement lancé la soirée avec une énergie hardcore et un public déjà très réactif, Giant Fragments aura apporté une ambiance plus contemplative avant de progressivement faire monter la température, tandis que Jiro aura terminé la soirée en véritable rouleau compresseur.
Et surtout, une chose est certaine : le public parisien était plus que prêt à en découdre ce soir-là.

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