Motocultor 2026 : Day 3 (15.08.2026)

Troisième journée au Motocultor et autant dire les choses : on est déjà au bout du rouleau, une pelletée de groupe et une interview avec Shady Fat Kats au programme comme d’habitude, on est au taquet!

Et on commence comme hier avec un double créneau ! « Motocultor, je t’attends au royaume de Satan ! » lance Vlad (chant-guitare) après un début un peu chaotique dû à des problèmes de son, les français de Necrowretch montre une nouvelle fois qu’ils sont venus ici pour en découdre et une fois n’est pas coutume, le public en vient à se briser la nuque sur les riffs du groupe de Death Metal occulte/mystique. Bref malgré un début de set qui n’était pas en leur faveur, Necrowretch ont fait un set puissant comme à leur habitude.

On reprend dans un style totalement différent du groupe précédent, après avoir rallié le chapiteau, c’est Shady Fat Kats qui va nous ambiancer! Et autant dire les choses, c’était exactement ce qu’il me fallait pour bien commencer la journée, la dose de bonne humeur, good vibes, pop-punk inspiré californien, humour de la part de Baptiste (chant-guitare) avec son « On est les Shady Fat Kats, c’est marqué derrière !” et en plus ils sont bretons donc ça joue en terre conquise (ou presque). Le public présent passe un moment à priori délicieux tout comme nous dans le pit photo, on lâche quelques pattounages dansants avant de prendre la poudre d’escampette pour la suite!

Retour sur la Suppositor pour Aorlhac, intense et presque cathartique, les morceaux du groupe mené par Florian (chant) prennent littéralement une autre dimension en live ! La foule présente est compacte pour écouter les histoires d’un autre temps contées par la formation qui nous vient du Cantal. Bref pour une première de mon côté, je repars plutôt contente d’avoir enfin vu le groupe sur scène.

On enchaîne avec les chouchous de Ashen! La diversité musicale est aujourd’hui bien présente et on ne se lasse jamais des bonnes choses autant le public que les médias présents, personne ne s’y trompe, Ashen va littéralement tout retourner en l’espace de quelques secondes. Clément (chant) va demander plusieurs fois au public de faire un putain de bruit, requête largement acceptée puisque l’assemblée répond au quart de tour. Comme à leur habitude, les français mettent une très bonne ambiance et tout comme pour Shady Fat Kats, leur énergie positive est contagieuse et mis à part la cover de Nirvana, Smells Like Teen Spirit, qui n’est pas franchement le moment que je préfère dans leur set, le moment est délicieux encore une fois!

Il est temps de déposer les cerveaux à l’accueil avec Rectal Smegma! Après avoir annulé l’année dernière, le groupe néerlandais est de retour cette année et toujours plus en forme. Yannick (chant) délivre un set avec une énergie dont on ne sait pas trop d’où elle sort, c’est gras, c’est pas forcément intelligent mais la pause était nécessaire après autant de groupes intelligents (ou pas selon comment on voit les chose).

Pour Cancer, les fans sont bien présents et même si autant dire les choses, le groupe ne fait pas partie de mes écoutes (et n’en a jamais fait partie), leur Thrash Metal est relativement efficace et John Walker (chant-guitare) après nous avoir appris qu’il ne parlait pas français (c’est pas grave) continue à motiver les troupes alors qu’on crève déjà bien trop de chaud devant leur set. En résumé c’était chouette mais ce n’était pas vraiment LE groupe de la journée…

Les Punks de Casualties envahissent la scène sous chapiteau et après avoir lancées les hostilités sur Detonate (de leur dernier album en date), avoir ambiancé le public comme pas permis, les gobelets volent, ça crowd-surf comme jamais, ça hurle les paroles bref un vrai concert Punk comme on les aime! Avant Brick By Brick, David Rodriguez tient à nous rappeler que l’intro du ce morceau leur a été faite par la légende du Hardcore, Vinnie Stigma de Agnostic Front. On se pète la voix sur 1312, Borders , Riot ou encore Punk Rock Love pendant que le groupe enchaîne avec une énergie de folie et que le public semble inarrêtable, bref c’est ultra chouette et maintenant la prochaine question c’est : on y retourne quand?

Retour au Death Metal avec Grave, là aussi pas vraiment un groupe que j’écoute ou même que je connais tout court (moi on me conseille j’y vais). Tout comme Cancer, c’est plutôt sympa à voir sur scène, le groupe est énergique juste comme il faut pour ce style musical mais à part ça, ce n’est pas ce qui a été le plus transcendant sur cette journée…

Rater Leprous serait une hérésie et c’est donc tout naturellement qu’il est temps de prendre sa petite claque avec Einar Solberg et ses compères! Le set commence avec Silently Walking Alone, et comme d’habitude le concert est fluide, le public est présent en masse et c’est totalement compréhensible tant les sets de la formation sont qualitatifs à chaque fois mais ce qui marque le plus à chaque fois, c’est bien sûr la voix du frontman qui collerait des frissons même aux plus insensibles d’entre nous. Encore une fois, c’est donc totalement conquise que je ressors de là.

Anaal Nathrakh était un peu la griotte sur le gâteau de la journée! Le groupe étant pour ainsi dire assez rare dans nos contrées, chaque apparition attire les foules et ce jour-là ne déroge pas à la règle. Chaque titre va rouler allègrement sur les présents qui semblent ravis d’entendre en live des titres comme Forging Towards the Sunset, Forward! , Idol ou encore Endarkenment. Et là encore, il était impensable pour moi de rater ce groupe tant il est excellent sur scène, Dave Hunt (chant) est très expressif, remerciant le public chaleureusement, constatant que certains bougent quand même pas mal le tout en délivrant une performance vocale impeccable (même si comme il l’a annoncé, il passe après Einar Solberg qu’il adore) , les grandes voix se rencontrent au Motocultor pour le plus grand bonheur des cages à miel!

Juste le temps de switcher de scène pour voir les allemands de Eisbrecher nous balancer des Was ist hier los? , Verrückt , Everything is Wunderbar et d’autres chansons de leur répertoire conséquent, sur lequel on aperçoit les copains à la barrière donner tout ce qu’ils ont, le public lui aussi ne s’y est encore pas trompé, l’espace commençant presque à être saturé (en même temps Within Temptation c’est dans pas longtemps et certains espèrent être aux premières loges). Le final se fait sur La Marseillaise à capella avec le public et sur un lancé d’ours en peluche qu’on peut aussi retrouver au merch du groupe!

Avant leur concert avec Judas Priest, je me hâte pour découvrir Nevermore sur scène! Mené par Jeff Loomis (guitariste, ancien Arch Enemy) et là c’est la douche froide (ou la fatigue, allez savoir) mais le set du groupe va vraiment peiner à me convaincre voir même pas du tout! C’est long et au delà du presque supportable pour moi mais heureusement, le set à Bordeaux qui approche sera bien mieux et bien plus énergique que ce à quoi j’ai pu assister au Motoc!

Voici venu le temps de Within Temptation pour les plus impatients! Le groupe mené par Sharon Den Adel va nous délivrer dans un décorum absolument sublime, une collection de bangers comme on en fait peu. On commence avec We Go To War, Bleed Out et on enchaîne avec Stand My Ground, In The Middle Of Night et What Have You Done? pour se finir joyeusement sur Ice Queen et Mother Earth. En soit c’est peut-être quelque chose de classique mais c’est tout ce qu’on demande au groupe des classiques mais aussi un peu de nouveautés et le dosage est ici parfaitement juste!

La soirée se finit doucement (ou pas) avec deux artistes assez complémentaires dans leurs univers musicaux avec en premier : Sierra Veins! Comme à son habitude, l’artiste est seule sur scène avec ses lumières vertes (sa DA), ses instruments et sa belle énergie encore une fois je ressors conquise de son set après la grosse déception (sans explication) de son annulation en salle à Limoges plus tôt dans l’année, en espérant la voir très vite sur scène en salle!

Et il est temps de terminer sur le dancefloor Goth de Perturbator! Et là encore musicalement c’est incroyable, les visuels projetés sur l’écran suivent bien la DA de l’artiste mais…on y voit pour ainsi dire…R? Mais heureusement on passe un moment absolument délicieux en écoutant The Art Of War, Diabolus Ex Machina / Weapons for Children, Messalina, Messalina ou encore Neo Tokyo et après tout qu’est ce qui est meilleur qu’écouter de la musique incroyable en appréciant à fond le moment avec des bons copains après avoir ratées les photos? Ma foi pas grand-chose…ah si après tout ça il est temps d’aller se coucher…ENFIN!

 

Mary Motionless
Mary Motionless
25 Forever. Nergal est ma Tata, j'aime vadrouiller pour les concerts et voir les copains partout et me faire tatouer à fond!

Latest articles

Related articles

Leave a reply

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici