Let’s Go pour la deuxième journée du Motocultor cru 2026! Au programme des groupes (beauuuuucouuuuup de groupes) et une interview (avec les copains de Gravity mais ça ce sera pour un peu plus tard) donc embarquez pour ce deuxième live-report!
On commence fort la journée avec une découverte à savoir Ice Sealed Eyes! Ils sont belges et prêts à en découdre, une intro Trap qui enjaille le pit photo autant que le public (à part Matt de Acta Infernalis mais comprenez c’est trop moderne pour lui, aaaaah Père Fouras), et Noé au chant suivi des musiciens du groupe viennent mettre la première claque de la journée avec leur Newcore (autant dire que même moi je ne savais pas que ça existait), les morceaux sont hyper efficaces, la formation est très talentueuse et on a même droit à un featuring sur le deuxième morceau avec James (qui est-il, d’où il sort celui-là en tout cas il a bouffé du lion au ptit-déj). En gros ça fonctionne et en ouverture c’est juste parfait!
La suite c’est le premier double-créneau du week-end (et rien que pour ce non-événement on devrait avoir un Jingle), on commence pas forcément dans l’ordre par Guineapig, ils sont italiens, ils sont aussi chouette que le nom de leur groupe, c’est gras et même si les pauses sont courtes, le groupe en profite sur certaines pour remercier le public. Bref, le goregrind a encore de beaux jours devant lui avec des formations dans ce style et en plus ils ont des Guineapig en peluche comme merch, qui trouve ça fabuleux à part moi?
Après m’être plongée dans les souvenirs de ce week-end je me rends compte qu’en fait, c’était d’abord Gravity et puis après Guineapig (mais que voulez-vous la vieillesse). Et là on peut le dire Gravity et moi c’est une histoire d’amour depuis des années et voir les copains sur une scène devant autant de monde, croyez-moi ça fout la larmiche à l’oeil! Le set est fou, le public réagit à chaque morceau et à chaque interaction avec Emilie (chant), l’énergie est incroyable tout comme la set-list qui permet à tout un chacun de se délecter des morceaux les plus récents de la formation. Bref, je ne saurais que trop vous recommander d’aller écouter/voir Gravity si l’occasion se présente à vous et de toute façon vous z’avez pas trop le choix maintenant!
Une chanteuse peut en cacher une autre! Il est temps d’ENFIN voir Cage Fight pour la première fois et autant dire les choses, là encore c’est la gifle. Autant musicalement que scéniquement, le dernier album en date était un énorme coup de coeur mais voir les titres prendre vie sur scène c’était tout bonnement délicieux que ce soit Pick Your Fighter (et ce sample de Nadiya en ouverture) ou encore Pig, Rachel (chant) bouffe la scène et pour l’avoir vue quelques années en arrière ( #vieillepersonne ) autant dire les choses, l’évolution est grandiose pour la suite, autant dire les choses vivement la prochaine date en France!
On continue avec du Black Metal français et c’est Skaphos qui s’y colle! Une scéno travaillée aussi bien que le son et les compos c’est probablement tout ce qui importe dans un vrai bon set de BM (la scéno c’est secondaire mais quand c’est sympa pour les photos on crache pas de suite). Le public présent semble conquis et le groupe envoie ses morceaux à la tronche de l’auditoire presque sans répit, en gros un très chouette moment qui fait espérer de très belles choses pour le groupe!
Il me tardait de découvrir Hellripper sur scène et autant dire que personne n’a été déçu! James Mcbain (guitare/chant) est tout simplement un meneur né et il va le prouver en balançant d’entrée de jeu All Hail The Goat! (Vive les Biquettes en gros…oui c’est pas ça et alors?!?). C’est rapide, simple , sans fioriture , le set passe à une vitesse dingue et chaque seconde est savourée autant sur Kinchyle, que sur Black Art & Alchemy ou encore The Nuckelavee et le final sur Bastard Of Hades. C’est un peu crado, ça lance des réf à King Diamond avant de repartir à fond les ballons sur les compos et c’est tout bonnement Dé-Li-Cieux. Bref à consommer sans modération!
Allez une semaine après on y retourne! Après une prestation très décevante (pour moi) au 666, autant être franche je n’attendais pas grand-chose de Rev Noir. Déjà ce n’est pas vraiment un groupe que j’apprécie écouter, et en live je partais plutôt sur un « Ausecours, je me carapate dignement » mais…en vrai ici c’était assez sympathique! L’énergie est bonne autant que certaines vibes dans la voix de Maxime, les morceaux s’enchaînent bien (Night Terror, Crève ou encore In Limbo), le public a l’air ravi d’être là et même si je sais très bien que ce n’est toujours pas ce que j’écouterais chez moi je me demande ce que le groupe vaut sur une scène en salle et peut-être même que je vais aller vérifier bientôt sans m’enfuir en courant, je vous le promets!
Lord Of The Lost, la dernière fois que j’avais vu le groupe c’était à leur dernier Hellfest en date et ce n’était franchement pas jojo (ou alors j’étais extrêmement difficile) et avec leur trilogie Opvs Noir, un duo avec Wednesday 13 et tout un tas de nouveautés dans leur besace c’était un immanquable et autant le dire c’était tout bonnement super chouettos! Autant au niveau de la set-list I Hate People (fallait ramener Mercredi 13), Blood For Blood , Priest , Loreley ou encore Blood & Glitter , qu’au niveau visuel la scène est belle c’est bien rangé, bien organisé, bien propret ainsi qu’au niveau Chris Harms qui se pose là en frontman charmeur avec sa si belle voix qui va venir envoûter tout les présents! Un petit bonbon à déguster avant la suite des hostilités.
Et qu’est ce donc que la suite? La piraterie de Visions Of Atlantis (pendant que d’autres sont en pleine…FURIA!), on rejoint le chapit…l’embarcation avec joie pour retrouver Clémentine Delauney et ses camarades, une ouverture sur Land Of The Free suivie de Clocks et Tonight I’m Alive, la chanteuse nous gratifiera d’un petit discours très sympa à base de code de la piraterie pour les pirates bretons présents avant d’enchaîner sur Armada et autant dire que pour le reste de la set-list ce n’était que d’innombrables bangers (Legions Of The Seas, Pirates Will Return ou encore le final sur Melancholy Angel). Ce qui est aussi un gros point fort lors des sets de la formation, c’est de voir leur complicité sur scène, un régal dans leurs interactions entre eux mais aussi dans celles avec leur public. On retourne sur le raffiot quand vous voulez!
En attendant la fin des blagues et des gamineries sur l’autre scène, on prend le tea et les gossip Pleutre dans le pit-photo avant le retour de la légende : Emperor! Si vous étiez présent au show du Hellfest il y’a deux ans, ce nouveau set est quasiment le même au niveau de la set-list (et des interactions d’Ihsahnn toujours aussi pauvres mais au pire il est pas là pour blaguer). En résumé, un très bon set et le plaisir d’entendre des pépites telles que Inno a Satana, Ye Entrancemperium, The Wanderer ou encore Into the Infinity of Thoughts et Wrath of the Tyrant. C’est toujours aussi mais un petit peu redondant sur la fin quand même de voir la quasi copie d’un concert mais quand même Merci Emperor d’exister!
La critique et la censure ont voulu les faire annuler mais Slaughter To Prevail sont bien là ce soir! La scène se présente comme un monstre de technologie ou une salle de fitness, je ne saurais dire s’illumine sur un sample Electro un poil longuet sur lequel les musiciens masqués investissent les planches et c’est toujours un poil longuet avant que Alex dit Le Terrible ne daigne pointer le bout de son museau mais quand il arrive c’est la guerre (for sure)! Bref comme d’habitude, c’est carré, plutôt efficace, ça te balance des bangers et de la violence tout le long tellement fort qu’apparemment les crash barrière ont menacées de disparaître, on note tout de même que le Wall Of Death a ici été parfaitement exécuté pour le frontman (comparé à celui du Hellfest) et qu’on a été éjectés du pit-photo pour des galéjades après même pas un morceau! Soit, j’ai vu et j’ai vaincu, est-ce que j’y reviendrais? J’en sais rien!
On se rapproche doucement mais sûrement du repos mais d’abord c’est l’heure du Black Metal avec Darkened Nocturn Slaughtercult (groupe rare dans notre bon pays) et là encore, c’est probablement un de mes sets préférés sur ce week-end. Le groupe est mené par Dame Onielar (chant/guitare) qui après son combat contre le cancer revient en guerrière, proférant sa rage avec ses hurlements d’outre-tombe sur riffs glacials et crachant du sang entre les morceaux. C’était tout bonnement divin et je me plais depuis à écouter DNS en espérant un nouveau passage français bientôt!
Un collègue photographe au Festival 666 m’avait conseillé d’aller jeter une oreille au groupe Filth et ce sera donc le dernier groupe de ce deuxième jour de mon côté! Et aucune déception, même si le public Deathcore s’est un peu évaporé après le set de Slaughter autant le dire ils ont eu bien tort vue la performance monstrueuse des ricains pas venus pour enfiler des perles ou alors avec style et gras. Dustin (chant) et ses comparses vont quand même essayer de faire bouger la fosse et la sauce prend plutôt bien autant sur leur cover de Rollin’ de Limp Bizkit que sur le fameux Chin Check!
Il est donc temps de rendre l’antenne pour repartir à l’assaut dès demain (et point Terrible, il fait toujours trop chaud évidemment)
