Hellfest 2026 : Day 4 (21.06.2026)

Dernier jour au Hellfest sous une chaleur insoutenable, fatigue et déshydratation au programme mais quand même quelques concerts à se mettre sous la dent !

La journée du dimanche se présente comme une véritable épreuve du feu, entre températures extrêmes et programme de la journée très chargée, et celle-ci commence tôt avec la présence de Karen Dio, qu’on avait pu découvrir l’année dernière en première partie de Limp Bizkit. La jeune Brésilienne débarque sur une Warzone relativement bien remplie pour un dimanche à 10h30. Karen Dio nous propose son pop punk énergique et mélodique qui fonctionnent bien sur un public pourtant plus habitué à des sonorités plus punk sur la Warzone. La brésilienne n’a pour l’instant qu’un EP à son actif mais continue de sortir régulièrement des singles qui mériteraient de trouver leur place dans un album ou un nouvel EP. Sa prestation au Hellfest nous donne en tout cas envie de suivre ses prochaines sorties ! (Martin)

Silhouette : La petite surprise de ce fest qui a su conquérir le cœur de notre reporter avec son black Metal atmosphérique qui mélange chant masculin Black Metal et chant féminin avec des envolées lyriques très impressionnantes qui offre une immersion totale et rends ce style assez accessible.(Tiffany)

Plutôt habitué à sillonner les petites salles indépendantes de France, Not Scientists se retrouve sur la mainstage 1 devant un public venu nombreux malgré la chaleur. Le punk rock teinté de new wave et de post punk du quatuor fait son effet, grâce à une performance musicale irréprochable et une énergie adéquate. Le groupe s’appuie sur son dernier album, le très bon VOICES (2025) pour remplir sa setlist mais également sur les toujours efficaces Paper Crown et Perfect World. Un set réussi et toujours un plaisir de voir un groupe français en Mainstage, d’autant plus lorsqu’il propose une musique assez novatrice.(Martin)

Après deux sets au Motocultor, c’est avec plaisir qu’on retrouve nos frenchies de Sublime Cadaveric Decomposition en Altar! Le groupe va donc nous délivrer quelques morceaux de leur répertoire riche en Grindcore/Death Metal et malgré quelques soucis de son pour la guitare en début de set (qui seront vite oubliés), le public réagit au quart de tour à chaque titre joué par la formation! Le vocaliste prendra également quelques secondes pour remercier le public d’être venu nombreux malgré la chaleur qui règne déjà en Enfer! (Mary)

Retour au Black Metal avec Thy Light, groupe d’origine brésilienne mais qui est maintenant composé de membres avec diverses nationalités. On accueille avec plaisir les compositions DSBM du groupe à ne pas mettre entre toutes les oreilles (et certainement pas dans celles d’un certain public venu pour pas faire grand-chose à part chercher un peu d’ombre). Thy Light a une scénographie assez sobre avec quelques candélabres entourant les pieds de micro mais autant leur scène est sobre autant leurs morceaux le sont moins, créant un espace et un moment hors du temps pour ceux qui apprécient ce genre si décrié pour certains. On se laisse porter par les mélodies et par les parties vocales de Paolo Bruno en espérant presque que le set n’ai pas de fin! (Mary)

 

Désormais bien installés sur la scène hardcore et alternative mondiale, Drain se présente au Hellfest pour sa première fois. Les californiens manient à merveille leur mix de hardcore / crossover, le tout en mélangeant le fun à l’introspection personnelle. Emmené par le toujours souriant Sammy Ciaramitaro, le groupe promet toujours une grosse ambiance à ses concerts, et malgré la présence de barrière, le groupe nous donne quand même un bon aperçu de l’ambiance de ses shows dans des salles plus intimistes. Le groupe peut désormais également compter sur trois très bons albums et nous proposent ainsi un show sans temps mort et de très bonne qualité.(Martin)

On continue avec Scour en Temple, le projet Black Metal de Phil Anselmo. La prestation est plutôt qualitative , le groupe piochant dans ses EP et autres albums et malgré un cruel manque d’énergie (ou est-ce la fatigue qui commence à parler en ce dimanche?), le temps passe très lentement. Le vocaliste renoue avec ce qu’il avait proposé lors du premier set du groupe au Hellfest 2017 avec son pupitre et ses paroles qu’il balance dans l’assemblée à chaque fin de titre! En soit, un set sympathique mais peut mieux faire…(Mary)

Groupe très rare en France, le passage de The Ataris était un vrai évènement, malgré une côté de popularité française loin de celle de l’autre côté de l’Atlantique. Et si le groupe a connu un succès non négligeable aux States, c’est en grande partie grâce à son album phare, So Long, Astoria (2003). Ce n’est donc pas une surprise de voir le groupe jouer une grande majorité des morceaux issus de cet album sur scène. Ceux-ci, en incluant la formidable reprise de The Boys of Summer font leur effet même si le public ne semble pas familier du répertoire du groupe. Kris Roe et sa bande nous font également le plaisir d’interpréter leur dernier single en date, Car Song, qui signe le retour en grande pompe du groupe.(Martin)

Black Veil Brides : Andy Biersack a fait exploser le mercure pas uniquement par sa présence mais surtout par sa performance vocale. Malgré la canicule bien installée, le public n’a pas raté une miette de ce show très attendu qui a été conclu par In The End, un moment incroyable.(Tiffany)

La Warzone de ce dimanche regorge de groupes pionniers du punk rock et les Buzzcocks en font inévitablement partie : leur influence sur le punk rock, en figurant parmi les premiers groupes à incorporer des mélodies pop dans ce style de musique, est indéniable. Bien que la version actuelle du groupe, sans Pete Shelley, décédé en 2018, ne soit plus « authentique », Steve Diggle, seul membre d’origine restant du groupe, continue de porter l’héritage du groupe. Il n’est pas forcément le plus à l’aise sur les morceaux initialement chantés par Shelley, mais les quelques morceaux chantés initialement par Diggle, comme Harmony in My Head, sont un vrai plaisir à écouter. Un concert agréable et qui permet surtout de nous rappeler l’importance et le génie de ce groupe formé il y a désormais 50 ans ! (Martin)

Partons maintenant à la découverte de Gehenna en Temple! Malgré un problème de son pour le vocaliste au début du set, le son revient vite et nous permet de découvrir les compositions agressives et massives du groupe de Black Metal norvégien. Le groupe se fait plutôt rare en concert et c’est donc une occasion à ne pas manquer pour les amateurs de BM malheureusement leurs morceaux ne prendront pas vraiment sur nous, tout comme Scour et avec le soleil qui continue à taper tout comme la fatigue on trouve le temps un peu long même si le concert est en soit plutôt très bon! (Mary)

Que ce concert de Pennywise soit le premier du groupe au Hellfest semble être une anomalie tellement le groupe a désormais un statut de référence dans le genre et s’exporte mondialement, que ce soit en salle ou sur des festivals majeurs. La mainstage 1 est bien pleine pour l’occasion et la bande à Jim Lindbergh déverse son punk rock mélodique typiquement californien sous un soleil de plomb. Alors que le début du set est un enchainement de morceaux iconiques du groupe, le set perd un peu en rythme avec plusieurs reprises un peu trop longues. Heureusement, il atteint son paroxysme sur la fin avec le traditionnel et culte Bro Hymn, qui scelle le show de Pennywise. C’était une anomalie que Pennywise ne se soit jamais produit au Hellfest, ce n’est désormais plus le cas et on se demanderait presque comment le Hellfest a pu passer à côté des originaires de Hermosa Beach pendant tout ce temps ! (Martin)

Three Days Grace : Le groupe canadien a tenu en haleine le public jusqu’au moment crucial d’entendre la basse mythique dans l’intro de la chanson Animal I Have Become qui a fait sauter le public dans tous les sens. Evidemment leurs classiques n’ont pas été oubliés puisque Riot a conclu le show mais il y avait aussi l’incontournable I Hate Everything About You.(Tiffany)

Après les Cro Mags le samedi, retour dans le New York des années 80 avec Agnostic Front. Malgré leur ancienneté, le groupe continue de tourner sans relâche, avec un lineup stable, et même de sortir de nouveaux sons avec un dernier album en date de 2025, Echoes of Eternity. Même si les concerts de Agnostic Front sont toujours des réussites, ceux-ci pouvait souffrir d’une certaine redondance du côté de leur setlist. Mais ce nouvel album avec ces morceaux de hardcore punk hyper rapide qui rappellent les premiers efforts du groupe, amènent du sang neuf dans le show des New Yorkais, pour notre plus grand plaisir. Un sixième passage pour le groupe sur le festival et désormais une vraie valeur sûre pour la Warzone ! (Martin)

 Après les avoir vus en début d’année, on se décide à refaire un petit tour sur le set de Marduk et on a rarement été plus déçus notamment des conditions photos incompréhensibles à peine le temps de rentrer sur Baptism By Fire qu’on nous mets dehors sans ménagement alors que le titre n’est même pas fini bref…Ce non-événement ne nous a pas vraiment donné envie de rester pour la suite du set et en jetant un oeil à la set-list il s’avère qu’elle était identique à celle que nous avions vue en salle en début d’année donc pas vraiment de regret mais quand même! (Mary)

Tendant à la fois vers le punk rock mais aussi le garage rock, la présence de The Hives à l’affiche pouvait surprendre. Leur dernier album, le très bon The Hives Forever Forever The Hives a probablement fini de convaincre la programmation du Hellfest de leur laisser une place parmi cette affiche de Mainstage 1 particulièrement tourné vers le punk rock. Si musicalement le groupe est irréprochable, en distillant très bien ses morceaux particulièrement efficaces, le rythme du show se perd trop souvent dans les énièmes prises de parole sans grand intérêt du chanteur. On comprend qu’il souhaite emmener le large public du Hellfest avec lui, mais c’est contre productif lorsque cela est fait en dépit du nombre de morceaux proposés dans le set et l’enchainement de ceux-ci.(Martin)

Bad Omens : Le groupe a créé la surprise au point où Jesus a slammer pendant The Death Of Piece Of Mind, et malgré leur musique puissante la foule n’a pas très réactive tout de suite. Leur set s’est ensuite enflammé pour offrir quelque chose de plus violent.(Tiffany)

En ce dimanche soir, The Offspring a la tâche d’à la fois assumer son statut de tête d’affiche mais également de clôturer ce week-end de festivités. Le punk rock mélodique et les morceaux cultes du groupe font inévitablement leur effet sur le public, qu’il soit connaisseur ou non, mais le groupe n’a pas forcément renouvelé le cadre de son concert : la setlist est quasi identique à leur dernière venue au festival (alors que le groupe a pourtant sorti un nouvel album entre temps), les supports vidéos sont les mêmes, les blagues aussi… Et une fois de plus, le groupe prend (trop) de temps pour jouer des reprises : rendre hommage à Ozzy prend son sens au Hellfest, mais inutile de jouer, même partiellement, trois de ses morceaux. Quant à la reprise de Taylor Swift, cela peut semble marrant sur le moment mais elle s’ajoute aux reprises déjà présentes dans le set du groupe, et surtout, on peut légitiment se demander si le groupe a joué ce morceau pour le public du Hellfest ou pour faire le buzz sur les réseaux sociaux… La qualité des tubes du groupe, qu’on ne se lasse pas d’entendre en live nous réconforte, mais un goût d’inachevé nous reste en bouche après ce show des Offspring. (Martin)

Le groupe Punk Rock a conclu le festival avec une vague de nostalgie mais une prestation assez peu dynamique qui en devient longue sur la durée, car oui les meilleures chansons sont à la fin.  Le public a quand même été très réactif en sautant dans tous les sens. Pour les apprécier il faut vraiment aller les voir à plusieurs, le temps passe plus vite.(Tiffany)

Au cours de ces quatre jours on aurait énormément de monde à remercier mais on va essayer de remercier les principaux : Merci au Hellfest et à Eric pour les accréditations, merci à Elodie, Romain et Olivier pour leur accueil exceptionnel à l’espace Presse, merci au groupe Mourir mais aussi à Sieur Hate Couture pour les deux interviews à venir. Merci à Sebastien de Season Of Mist, merci aux collègues Photographes/Chroniqueurs (Matthieu, Justine, Garnet, Emma, Branwenn, Didier, les Steph , Theo et tout ceux qu’on va oublier parce que la chaleur nous a cuit le cerveau). On se retrouve l’année prochaine pour les 20 ans, une édition qui s’annonce sportive mais qu’on couvrira avec plaisir!

Mary Motionless
Mary Motionless
25 Forever. Nergal est ma Tata, j'aime vadrouiller pour les concerts et voir les copains partout et me faire tatouer à fond!

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