Hellfest 2026 : Day 3 (20.06.2026)

Troisième et avant-dernier jour du Hellfest, ce soir c’est Limp Bizkit qui va nous régaler sur la Mainstage mais on va aussi profiter de quelques autres formations et clore la soirée avec Hatebreed en Warzone!

On commence la journée avec Vigljos en Temple, groupe de Black Metal atmosphérique revêtu d’habits d’apiculteurs du 18ème siècle. Formé en 2023, le groupe a déjà une scénographie riche qui suit parfaitement leur univers, on est vite fasciné par la présence du frontman L mais aussi étonnant que cela puisse paraître la prestation du groupe n’arrive pas à nous convaincre pleinement, est-ce la fatigue qui commence à se faire ressentir ou autre chose? On attendra donc de revoir le groupe dès que l’occasion se représentera pour se faire une idée définitive! (Mary)

Slay Squad : Les californiens de Slay Squad ont offert un concert d’une violence sans égard avec leur Ghetto Metal mélangeant le rap et le Trap Metal. Le public n’a pu que réagir avec la même énergie tant leur volonté de conquérir le festival était grande.(Tiffany)

On continue dans le Black Metal avec cette fois-ci, Hulder mené par la vocaliste/guitariste Marz. Une formation qui arrive cette fois-ci à pleinement nous convaincre et va nous proposer au passage trois titres de leur album à venir Verbolgen (View From Nemeton, …And We Shall Sing et l’instrumental Drie Raven) mais également des morceaux plus anciens pour le bonheur de leur public venu nombreux pour les applaudir! Marz semble être une prêtresse noire et remplit son rôle de front-woman à la perfection et nous rappelle parfois Myrkur ou encore Chelsea Wolfe. (Mary)

Parmi les groupes de Hardcore particulièrement en vue ces derniers temps, Combust tire son épingle du jeu en proposant un New York Hardcore presque traditionnel mais remis au goût du jour. Adoubé par Terror, avec qui ils ont partagé quelques tournées mais également des morceaux, Combust débarque sur scène pour un set de 30 minutes intense et bien rempli. Le groupe met bien avant son dernier album, Belly of the Beast (2025), et on comprend pourquoi : les morceaux qui le composent sont agressifs mais plus catchy et travaillé que les précédents. Comme tout concert de hardcore sur la Warzone, la présence de barrière altère un peu l’expérience du show mais le groupe et son chanteur Andrew s’assurent de dégager l’énergie nécessaire sur scène pour que celle-ci se répercute dans le pit. Pas forcément le groupe le plus évident à choisir pour le Hellfest mais un très bon choix ! (Martin)

Un petit tour imprévu en Altar pour jeter un oeil au set de Cabal (au lieu d’aller shooter Escuela Grind en MS 2, la scène ayant été réhaussée, quand on est de taille lilipuce, impossible de shooter là-bas sauf si on a des échasses). Là peu de surprise ou encore d’originalité, le groupe propose du Deathcore avec un chanteur ultra charismatique, c’est sympathique à écouter mais comme nous le disions plus haut, rien de très original ici mais au moins le set ne manque pas d’énergie! (Mary)

Retour au Black Metal avec Non Est Deus, un visuel travaillé qui rappelle une messe mais à la sauce BM! Nous apprendrons d’ailleurs plus tard qu’il s’agit en fait du projet de Noise (Kanonfieber) rejoint sur scène par ses camarades du même groupe. Le format change, l’histoire change mais la musique et la performance ne perdent rien de leur intensité avec Noise officiant à son pupitre et qui malgré sa cagoule reste très expressif quand on arrive à distinguer ses yeux. La formation allemande va se concentrer unique sur deux leurs opus pour ce concert on découvre donc des titres de Impious (2022) et de Blessings And Curses (2026). Un set ultra convaincant pour des musiciens qui ne nous ont jamais déçus! (Mary)

Sidilarsen : Le groupe originaire de Toulouse n’a pas eu besoin de beaucoup d’efforts pour déchainer les foules surtout quand Back To Basics a commencé à résonner pour offrir un tiercé gagnant sur le final avec On Va Tous Crever et Des milliards qui ont conclut en beauté leur set.(Tiffany)

Alors que le Hellfest avait accueilli la version Cro Mags de John Joseph (le chanteur originel du groupe), c’est cette fois la version de Harley Flannagan, qui a récupéré les droits sur le naming du groupe, qui se présentent devant nous. On se réservera de dire quelle version est la « vraie » version du groupe ou même de dire laquelle est la meilleure. Cependant, on peut concéder que le personnage Harley Flanagan, bassiste (et chanteur) trapu à l’air presque menaçant, reste la figure la plus marquante du groupe. Flanagan nous présente quelques uns de ses nouveaux morceaux des Cro Mags, sans que l’on ne soit particulièrement convaincu. Malgré qu’il ne soit pas le chanteur sur l’album culte des Cro Mags, The Age of Quarrel (1986), ce sont ces morceaux qui font le plus d’effet et qui sont bien interprétés par le groupe. Rien ne vaut un bon vieux Hard Times ou Street Justice, pour se prendre un petit shot de l’ambiance de New York dans les années 80. Et à l’image du pit de la Warzone, c’était dangereux ! (Martin)

Plutôt rare en France ces dernières années, l’année 2026 marquait le retour de Anthrax sur le sol français. Un Hellfest et plusieurs dates en salles, le groupe avait prévu une large tournée pour cet été 2026. Ce n’est pas un hasard puisque le groupe prévoit de faire son retour sur album avec la sortie de son 12ème opus à la rentrée. La pochette a déjà été révélé et on la retrouve sur le grand écran du fond de scène de la Mainstage 2. Sans trop de surprise, Scott Ian et sa bande performent le pemier single issu de cet album, It’s For The Kids et on est content de l’entendre : le morceau est punchy et garde la signature Thrash Metal d’Anthrax. Peut être que nos attentes étaient trop hautes vis-à-vis de ce qu’on percevait comme un vrai retour d’Anthrax, mais le concert manque quelque peu de rythme et on ne prend pas la claque qu’on aurai aimé prendre, peut être dû à une setlist assez convenu et peu fourni. Rien d’infâmant pour autant ! (Martin)

Dave Mustaine ayant annoncé la fin de Megadeth il y a quelques mois, ce concert du groupe se présentait comme le dernier au Hellfest. Le groupe, avec 8 passages à Clisson, est clairement un habitué des lieux et on aurait pu se passer d’aller les voir, mais ce passage étant le dernier, on prend tout de même la route de la Mainstage 2. Contrairement aux derniers passages du groupe, Dave Mustaine et sa bande ont tout de même du nouveau à nous présenter avec la sortie de leur 17ème et final album, intitulé Megadeth. Cet album contient de très bons morceaux, calibrés pour le live et on est donc content d’entendre Let There Be Shred ou Tipping Point. Pour le reste, musicalement tout est carré, les riffs sont là, les solos aussi, mais on a toujours du mal à complètement se laisser embarquer par Dave Mustaine et son chant quelque peu monotone voire nonchalant. Avec l’information de la future retraite du groupe, on peut presque la comprendre par l’ennui que semble parfois dégager Mustaine sur scène, même si celui-ci semble sincère lors de ses remerciements au fidèle public du Hellfest. Aucun doute que le groupe reviendra en France dans les prochains mois pour une tournée « officielle » d’adieu. Et on y retournera encore très probablement…(Martin)

Placé en tête d’affiche suite à un regain assez fou de popularité lors de ces 3-4 dernières années, Limp Bizkit se présente devant une foule assez colossale. Avec ce statut de tête d’affiche, on s’attend légitimement à un show d’une certaine envergure. A ce titre, les décors de scène sont sympas, avec les peintures de Wes présentes derrière lui ou les cassettes géantes d’albums qui ont influencés le groupe placés au niveau de DJ Lethal. Mais pour le reste, le groupe reste fidèle à son image second degré voire désinvolte et nous propose, en plus de quelques memes marrant mais légèrement hors de propos, une sorte de karaoké géant avec les paroles affichés pour tous les morceaux sur les écrans. Le groupe ne s’est pas foulé non plus sur la police avec une typo bien standard. Côté musique, rien à redire sur la performance du groupe, Wes est toujours aussi sauvage que précis, et Fred garde un charisme à toute épreuve. Malgré un set de 1h30, la setlist du groupe reste légère avec des choix très prévisibles et pas forcément de surprises pour les plus spécialistes du groupe. Quelques reproches à faire mais un show de Limp Bizkit reste une expérience inratable pour tout nostalgique de néo metal des 90’s.(Martin)

Le groupe le plus attendu de cette édition par les fans de toute une génération est enfin arrivé et il n’a clairement pas oublié son sens de l’humour dans les loges avec des trolls en tout genres pendant tout le set. En arborant son Daddy Style, Fred Durst a charmé le public du Hellfest avec aisance, le tout en projetant les paroles en fond de scène pour que le public puisse chanter avec lui (même si les ¾ n’en avait pas besoin). Ils ont même invité le groupe Slay Squad à venir performer avec eux sur Full Nelson et sur leur encore avec Break Stuff deuxième édition.(Tiffany)

Seul concert réellement plaisir de notre rédac-chef ce week-end : Hatebreed sur la Warzone! Et bordel, ce que c’était bon entre les petites dédicaces de Jasta aux autres groupes ayant joué comme Cancer Bats, Lionheart ou encore à ceux qui ont dû malheureusement annuler leur set le matin même (Cavalera Conspiracy), les présentations de chaque membre du groupe, mention spéciale à celle du guitariste Wayne Lozinak qui l’an dernier s’est fait opérer d’une tumeur bénigne au cerveau (le Warrior de la bande pour le chanteur), la Ball Of Death balancée dans le public et une set-list ultra efficace, ce fut une heure de pure bagarre! Quelques surprises et changements se sont quand même glissés dans le set, le groupe commencera effectivement avec I Will Be Heard (au lieu de To The Threshold qu’on retrouvera heureusement plus loin dans la set-list), un morceau inédit (Kill Count Increase?) dégainé en deuxième extrait du prochain album du groupe que Jasta annonce pour la fin de l’année (avec une tournée EU dans la foulée), A Call For Blood, Make The Demons Obey, Live For This, Everyone Bleeds Now ou encore Smash Your Ennemies, Perseverance et This Is Now, le set de Hatebreed mettra tout le monde d’accord! Et nous il nous tarde déjà de les revoir, en attendant il est temps de monter dans le Vengabus pour rentrer nous reposer quelques heures. (Mary)

 

Mary Motionless
Mary Motionless
25 Forever. Nergal est ma Tata, j'aime vadrouiller pour les concerts et voir les copains partout et me faire tatouer à fond!

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