Hellfest 2026 : Day 2 (19.06.2026)

Deuxième jour au Hellfest 2026, plus productive que la précédente rythmée par plus de concerts mais aussi par une très belle interview avec le groupe Mourir! Merci à Justine pour ses photos de Helloween.

Blackrain : Le groupe français de Heavy/Glam ne s’est pas laissé impressionner par le fait d’ouvrir pour la Mainstage 1 de bon matin et a proposer un concert assez peu dynamique mais plutôt cool dans l’ensemble.(Tiffany)

On commence véritablement cette journée en Temple avec le groupe français Mourir! Et autant dire que c’est dès le départ une excellent surprise/découverte, le Post Black Metal cathartique des Toulousains fait mouche dès le début et nous propulse dans leur univers à la croisée d’un Amenra ou encore d’un Cult Of Luna. Leur nouvel album est désormais disponible pour les amateurs du genre et nous on se prend encore à planer complètement sur leurs compos! D’ailleurs pour les amateurs d’un autre groupe toulousain, on retrouve dans leur rang un des membres du groupe Bruit. (Mary)

Wings Of Steel : Le groupe a offert une prestation courte seulement 5 chansons car il passait tôt sur la Mainstage 1 (12h15), et plutôt molle malgré le Heavy de leur musique. Le public a très peu réagi à ce groupe.(Tiffany)

On continue en Altar avec le Death Metal des brésiliennes de Crypta! Le groupe mené par la pétillante Fernanda Lira à la basse et au chant va mettre un bon coup de pied dans la fourmilière des Metalhead et prouver que les Femmes ont totalement leur place sur la scène Metal Extrême. La front-woman prendra la parole après Lullaby For The Forsaken pour saluer le public avec quelques mots de français pour les remercier de leur présence mais aussi pour leur dire que c’est leur tout premier Hellfest (était-elle venue avec son précédent groupe? Who Cares?) avant d’enchaîner avec Stronghold! Les autres membres du groupe ne sont pas en reste même si Fefe porte littéralement la formation sur ses épaules, Luana à la batterie maintient une dynamique de feu quand à Taina, excusez-nous mais la lead-guitarist est littéralement parfaitement dans ce rôle et harangue le public à plusieurs reprises. Le set va se conclure avec un de leurs titres les plus connus From The Ashes et on a déjà hâte extrêmement hâte de revoir Crypta dans nos contrées mais en Headliner cette fois-ci! (Mary)

C’est au final la curiosité qui l’emporte sur le « On va aller voir Bloodywood en MS par 8000 degrés » et on se retrouve en Altar pour le set de Sinsaenum! Après avoir glanées quelques informations en amont sur ce set, on constate donc l’absence de Stéphane Buriez (Loudblast) remplacé (ironiquement) par Pierre-Emmanuel Pélisson (Bassiste Live de Loublast mais également guitariste chez Savage Lands) mais aussi celle de Sean au chant assuré aujourd’hui par Lee Margaillan (Collapse The Sky/Slip-NOT UK). La surprise est totale et quelle surprise! Le groupe commence son set par Army Of Chaos et le vocaliste va littéralement nous scotcher autant par sa prestation vocale que par sa prestance scénique qui en éclipse littéralement celle de Sean pourtant leader habituel de la formation, Lee prend le contrôle total de la scène et semble être comme un poisson dans l’eau maîtrisant totalement le répertoire du groupe. Autant dire les choses comme elles sont, nous n’attendions pas grand-chose du set de Sinsaenum aujourd’hui notamment depuis le décès de leur batteur et fondateur Joey Jordison décédé en 2021 (et remplacé par son drum-tech Andre Joyzi) et auquel Sinsa rendra hommage sur Last Goodbye et on aurait été bien stupide de passer à côté de ce set fabuleux d’ailleurs si le line-up reste avec cette configuration, on ne saurait qu’encore plus apprécié le fait qu’il reste dans le paysage!(Mary)

Bloodywood : Le chouchou d’un membre de notre équipe a enflammé la Mainstage malgré un soleil de plomb, toujours très engagé dans leurs chansons autant que dans leur discours le groupe a ouvert le set avec Dana Dan puis a enchainé les bangers jusqu’au final avec Machi Bhasad. Le seul regret de notre équipe est qu’ils n’ont pas fait Tadka qui aurait encore plus enragé le public. En parlant du public il y a eu de tout aussi bien des wall of death et autres pogos mais aussi beaucoup de personnes qui dansaient sur leurs sonorités aussi atypiques et ceux qui tentaient de chanter en Indie comme notre live reporter.(Tiffany)

Un peu moins d’un an après la sortie de son 17ème album studio, les allemands de Helloween étaient de retour au Hellfest, pour compléter une journée très old school heavy metal sur la Mainstage 1. Le groupe s’est vu octroyer un set de 1h20, une durée assez importante comparée aux autres groupes. On en attendait ainsi beaucoup de la citrouille mais le groupe a semblé peiné à véritablement emmené le public avec lui. Le choix de la setlist est pourtant plutôt bon, avec une prédominance des morceaux issus de Keeper of the Seven Keys Pt. 1 et 2, et quelques morceaux issus du dernier album. La performance semble un peu moins énergique qu’espéré et le rendu musical manque un peu de netteté et de tranchant. Sans être mauvais, le show des allemands a surtout paru assez plat, et les 1h20 semblait un peu longues à quelques moments. (Martin)

Après un rendez-vous manqué avec Carach Angren en Interview, on les retrouvent fort heureusement pour leur set sur la Temple et quel set! Dix titres tous plus diaboliques les uns que les autres avec un Seregor dans une forme démoniaque pour délivrer des incontournables comme The Necromancer, Franckensteina Strataemontanus ou encore Bitte Tötet Mich tout en incorporant des morceaux de leur dernier EP en date qui annonçait leur retour The Resurrection of Kariba avec l’éponyme comme hors d’oeuvre et Ik kom uit het graf comme petite douceur. En soit une franche réussite comme d’habitude même si le set fut un poil court, on ressort toujours conquis par un concert des néerlandais! (Mary)

Un peu de nouveauté avec le set du groupe polonais Decapitated! Après avoir vus le groupe plusieurs fois avec leur ancien frontman Rasta, il nous tardait de découvrir la formation avec leur nouveau vocaliste Eemeli Bodde et autant dire que cette fois-ci la déception a été bien cruelle! Malgré le nombre de fans massés sous la Altar, on a parfois la triste impression que le groupe misait tout sur ce nouveau frontman et que les autres membres étaient littéralement…inexistants? On passe complètement à côté de la performance du vocaliste bien faiblarde mais aussi du reste du set auquel on a préféré dire « courage, fuyons ».(Mary)

As always, on fonce en Grèce (en réalité en Temple) pour retrouver Rotting Christ! Avec un Sakis Tolis en grande forme, tout comme le reste de la formation comme par exemple le bassiste Kostas qui nous bluffe une fois de plus par sa prestation. La set-list nous révèle toujours autant de pépites comme Dies Irae (joué en premier), Like Father, Like Son , Non Serviam, une petite cover de Thou Art Lord : Societas Satanas ou encore The Raven qui viendra clôturer le set. Certains ont osé dire que Rotting Christ c’était toujours la même chose et ont préféré aller voir Malevolence, autant dire qu’à l’heure actuelle, le set des grecs était sûrement bien plus rafraîchissant qu’une Warzone sur-chauffée (héhé).(Mary)

Iron Maiden : Parmi les 4 têtes d’affiche du week-end, on peut aisément dire que Iron Maiden semblait être la plus prestigieuse et dont le statut de tête d’affiche souffrait le moins de critique, comparé à celle de The Offspring ou de Limp Bizkit. Devant une Mainstage particulièrement chargée, les anglais étaient attendus pour donner une nouvelle représentation de leur concert anniversaire, marqué par cette tournée Run For Your Lives, dont certains avaient déjà pu voir l’année dernière du côté de La Défense Arena. Après une première partie de set concentré sur les morceaux des deux premiers albums qui se doivent d’être joués dans le cadre de cette tournée anniversaire mais qui sont moins taillés pour le live, le show passe dans une autre dimension une fois qu’il se concentre sur l’âge d’or du groupe, entre 1982 et 1988. Rime of the Ancient Mariner, Seventh Son of a Seventh Son ou encore Hallowed Be Thy Name, autant de morceaux épiques qui sont performés à la perfection par la bande à Steve Harris. Bruce Dickinson, à 67 ans, demeure un chanteur hors du commun et un maître de cérémonie hors pair, même si son français n’est pas toujours totalement fluide. Un concert largement à la hauteur de l’évènement !(Martin)

Une autre découverte scénique aujourd’hui avec Periphery! Découverte motivée par le manque de notre petite Gloomy (au Graspop cette année) dont c’est un des groupes chouchous! Le set et la performance sont en soi excellents et on retrouve une majorité des titres du dernier album du groupe sorti très récemment (A Pale White Dot) mais aussi des titres plus anciens comme Make Total Destroy, Atropos ou encore Blood Eagle. Malheureusement, on note un petit bémol, les lights du groupe sur le premier titre qui a directement mis les photographes en difficulté entre obscurité presque totale et stroboscopes, autant dire qu’on en a chié un petit peu.(Mary)

Après la déception Decapitated, on se dirige en Warzone pour la deuxième de la journée : La Dispute! Aimant particulièrement le groupe en studio, il nous tardait pourtant d’enfin les voir sur une scène, le groupe va livrer 14 titres devant un public totalement acquis à sa cause malheureusement malgré des interactions relativement nombreuses de la part de Jordan Dreyer (chant), le set est terriblement long et on finit par subir plus qu’autre chose la musique des américains. On aurait espérer voir Such Small Hands en live mais le morceau sera joué en clôture et on a pris la poudre d’escampette depuis quelques morceaux déjà.(Mary)

Sabaton : Groupe intimement lié au festival, le passage de Sabaton au Hellfest est toujours à cocher dans son running order. D’habitude toujours très généreux dans ses concerts, le groupe ne déroge jamais à cette règle lors de leurs passages au Hellfest, bien au contraire. Une nouvelle fois, les Suédois se sont dévoués à donner un show mémorable pour le public du Hellfest ; une scénographie impressionnante, une énergie débordante à l’image de Joakim qui a facilement parcouru 2km d’aller-retour sur la mainstage 2. Comme lors de son passage à l’Accor Arena en novembre dernier, le groupe a fait appel à un acteur français pour interpréter Napoléon lors de petites interludes comiques. Malgré la bonne intention de rendre vivant les Legends de son dernier album, ces interventions n’apportent finalement pas vraiment de plus à un show déjà bien fourni en artifice et en évènements. Sabaton n’a peut être pas encore la notoriété suffisante pour être une tête d’affiche à part entière, mais le spectacle proposé et la qualité musicale du groupe est à la hauteur de ce statut.(Martin)

On termine la journée avec un des événements de ce Hellfest : The Gathering en Temple! Le groupe est réuni sur la tournée anniversaire de son album Mandylion sorti en 1996 et dont on va pouvoir savourer la quasi intégralité en live le tout interprété par la chanteuse iconique du groupe : Anneke van Giersbergen de retour dans les rangs du groupe pour cette tournée événement! Après quatre titres de Mandylion, The Gathering vont proposer Probably Built in the Fifties (1998avant de revenir sur l’album de 95 avec Strange Machines ou encore Leaves. Le groupe nous gratifie quand même de deux autres titres Saturnine et On Most Surfaces (Inuït).On se réjouit de voir une Anneke rayonnante avec eux sur scène et on espère presque qu’après cette tournée anniversaire, la vocaliste annoncera son retour permanent dans le groupe! (Mary)

Mary Motionless
Mary Motionless
25 Forever. Nergal est ma Tata, j'aime vadrouiller pour les concerts et voir les copains partout et me faire tatouer à fond!

Latest articles

Related articles

Leave a reply

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici