Véritables figure incontournable du punk rock américain des années 90, Good Riddance est de retour avec son dixième album, Before The World Caves In, paru chez Fat Wreck et Hopeless. Le groupe est certes moins régulier dans ses sorties, cet album voyant le jour 7 ans après Thoughts and Prayers, mais continue d’être productif et on ne peut pas dire que l’état actuel du monde n’a pas besoin du punk rock toujours politique de Good Riddance.
Comme à l’accoutumée, l’album s’ouvre avec une introduction parlée qui donne de suite le ton politique de l’album. Le groupe a toujours porté un discours politique au travers de sa musique et on sent que cet album est à nouveau dans l’ère du temps et en réaction directe à l’état actuel du monde et des Etats-Unis. Musicalement, on retrouve également nos marques avec ce nouvel album : la production est toujours aussi moderne et le son est dans la continuité des derniers efforts du groupe. Good Riddance nous offre toujours son savant mélange de rythmiques effrénées et de mélodies imparables. La voix de Russ Rankin, claire mais incisive, arrive à combiner la mise en lumière des mélodies ingénieuses du groupe tout en reflétant la hargne du message du groupe.
A ces éléments musicaux s’ajoutent également la plume toujours juste de Rankin, la principale force créatrice du groupe. Ce n’est pas un hasard si le chanteur s’illustre également en poésie : ses lyrics sont justes, marquants tout en restant harmonieux. L’album s’écoute de manière très fluide et se démarque par son homogénéité. Quelques morceaux sortent tout de même du lot avec notamment Green Fields ou No More System To Believe In, un morceau qu’on avait déjà pu entendre lors du passage réussi du groupe au Hellfest l’année dernière.
Avec Before The World Caves In, les vétérans du punk rock mélodique Good Riddance reviennent avec un disque parfaitement d’actualité : que ce soit par sa portée éminemment politique ou par ses sonorités toujours aussi justes, le groupe continue de s’adapter musicalement et politiquement à son époque.

1. There’s Still Tonight
2. In Pieces
3. Poverty of Language
4. No More System To Believe In
5. All Just Rain
6. To Suffer Is the Name
7. Green Fields
8. Posse Comitatus
9. Devoid Of Faith
10. Drive Faster
11. Thoughts Words Scars
12. No Imperfect Way
13. What Kind Of Day Has It Been
A true cornerstone of 1990s American punk rock, Good Riddance returns with its tenth album, Before The World Caves In, released via Fat Wreck and Hopeless. The band may be less consistent in terms of output—this record arrives seven years after Thoughts and Prayers—but it remains productive, and it’s hard to argue that the current state of the world doesn’t call for Good Riddance’s ever-political punk rock.
As usual, the album opens with a spoken-word intro that immediately sets the political tone. The band has always carried a strong political message through its music, and this record once again feels timely, reacting directly to the current situation in both the United States and the wider world. Musically, the band stays firmly within its lane: the production is as modern as ever, and the sound continues in the vein of its recent work. Good Riddance still delivers its signature blend of breakneck rhythms and irresistible melodies. Russ Rankin’s voice—clear yet cutting—manages to highlight the band’s clever melodies while also conveying the raw urgency of its message.
These musical elements are further enhanced by Rankin’s consistently sharp songwriting, the band’s main creative force. It’s no coincidence that the singer is also a poet: his lyrics are precise and impactful, yet remain fluid and harmonious. The album flows effortlessly and stands out for its cohesion. A few tracks rise above the rest, notably “Green Fields” and “No More System To Believe In,” a song that fans may already recognize from the band’s strong performance at Hellfest last year.
With Before The World Caves In, melodic punk veterans Good Riddance deliver a record that feels perfectly in tune with the times. Whether through its deeply political message or its consistently sharp sound, the band continues to evolve—both musically and politically—alongside the world around it.
