C’est un peu moins de deux ans après la sortie de Stigma (2024) que Wage War est de retour. Le groupe américain nous propose un EP intitulé It Calls Me By Name qui sortira le 17 avril, via Fearless Records.
Song of the Swamp est le premier titre partagé par le groupe et il débute avec une introduction qui nous transporte en plein cœur de la nature. L’ambiance est rapidement brisée par l’arrivée du chant assez lourd uniquement accompagné par la batterie. Il faut peu de temps pour que le reste des instruments les rejoignent et que tout prenne sens. En plein cœur de cette violence, on découvre des sonorités plus dynamiques qui donnent envie de sauter dans tous les coins, jusqu’à ce que le chant, assez tranchant, recadre le tout. On est surpris par la présence d’une voix digne de celle d’un documentaire qui permet de calmer les choses mais aussi de nous conduire à une fin toujours plus violente et sombre. 4×4 ouvre sur une instrumentalité assez déstructurée et où l’arrivée du chant remet les choses en ordre. Ce début de morceau est d’une brutalité sans nom et cela en devient presque effrayant. Les instruments sont dans la même veine et tous avance de bloc. L’ambiance est rapide, ponctuée de passages plutôt rentre dedans et un chant linéaire qui est très efficace ici. Il faut attendre le milieu pour avoir un court passage calme mais celui-ci permet de renforcer la violence et nous conduit à un chant modifié, comme on le retrouvait déjà dans Stigma. Il va finalement changer pour devenir un murmure qui semble se rapprocher, toujours plus glaçant . Un titre complet et où le chant est vraiment mis en avant. Blindfold ouvre sur une ambiance atmosphérique et une sorte de flottement, c’est également le chant clair qui vient ouvrir et cela crée une belle différence avec le titre précédent. C’est une certaine douceur qui s’installe et où les instruments arrivent au bout d’une quarantaine de secondes. Le chant est assez aérien avec des moments où il apparaît dans un murmure. Le refrain est le véritable plus, restant en tête dès la première écoute. C’est dans la seconde partie que les choses évoluent, où la violence s’installe et on retrouve quelques courts scream de la part de Briton qui renforce le tout et donne un peu plus de consistance.
« There’s a dark swarm growing from beyond the trees
It feeds on the spoils killing more than it eats
There is no suffering in silence hear song of the swamp
Its a jaw locked fight for your life to the top
Chomp
Chomp »
Karma ouvre sur un mélange d’électro où les instruments s’ajoutent. C’est l’arrivée du chant qui lance véritablement le titre. Ce dernier à quelques répétitions et cela donne un effet différent mais efficace que l’on retrouve plusieurs fois lors de notre écoute. On oscille entre moment assez planant qui annonce l’arrivée du refrain en chant clair et d’autres plus rythmée et violent. Le refrain se démarque par son côté aérien mais aussi percutant qui semble illuminer le reste du morceau. Un morceau assez complexe où les choses évoluent rapidement et où nous retrouvons un “blegh” du plus bel effet pour le conclure. Purify vient terminer notre écoute et les instruments ne perdent pas de temps, agissant avec rapidité et lourdeur, renforcé par le chant. On y découvre quelques accents djent mais c’est véritablement le chant qui est le fil rouge ici. Il nous livre d’ailleurs des passages vocaux impressionnant, notamment à la toute fin du titre qui nous laisse sans voix. Le morceau se termine en douceur, reprenant les sonorités de l’introduction du premier morceau.
Wage War nous livre un EP intense et qui saura ravir les fans, tant de la nouvelle génération que l’ancienne. Ils reviennent à une base et exploitent le côté violent de leur premier album avec une maturité nouvelle et une certaine expérience, tout en laissant de la place au chant clair et à ses mélodies.

Tracklist :
SONG OF THE SWAMP
4×4
BLINDFOLD
KARMA
PURIFY
The beast stays fed and thе weak will drown
Deeper and deeper down to the bottom you go
Leave the bones for the bottom feeders and flesh for the crows »
