Montendre en ébullition : Rock en Tête frappe fort – Ashen/Parallyx/Seeds Of Mary/The Soulphoenixs (29/11/2025)

On arrive à la salle de Montendre avec un accueil formidable : des gens souriants et heureux d’organiser cette soirée. Les spectateurs, déjà présents, sont dans le même sentiment. On ressent la joie et l’impatience de cette soirée qui s’annonce. De notre côté, nous prenons le temps de discuter avec l’orga et les collègues photographes. Puis après un petit verre au bar (toujours avec modération), on prépare le matériel pour l’arrivée du premier groupe de la soirée.

Les Nantais de The Soulphoenixs ouvrent le bal et, très vite, une ambiance festive, dansante et débordante d’énergie envahit la salle. Leur musique, un mélange de rock jazzy et d’électro-funk, tranche radicalement avec les autres styles de la soirée, et c’est justement ce contraste qui fait mouche : c’est frais, vivant et terriblement entraînant. Tous les musiciens sont en mouvement permanent, mais impossible de ne pas être happé par Ariane, au chant. Explosive et solaire, elle danse, sourit, échange avec le public entre chaque morceau et transforme le set en véritable moment de partage.

Damien, à la trompette, apporte cette touche jazz virevoltante et communicative, ajoutant une dimension entraînante et organique à l’ensemble. Jonas distille des riffs et des solos funky à la guitare, donnant envie de se déhancher sans réfléchir. La section basse-batterie, elle, maintient un groove solide et constant, véritable moteur de cette euphorie collective. William, aux claviers, vient compléter le tableau avec des textures électroniques qui épaississent le son et apportent profondeur et relief.

C’est un opening chaleureux et positif, qui lance la soirée sur une vague de bonne humeur et d’enthousiasme contagieux.

 

 

C’est ensuite au tour des Bordelais de Seeds Of Mary de prendre possession de la scène, le changement d’atmosphère est immédiat.

Les cinq musiciens déploient un rock/metal explosif et habité, nourri d’influences qui flirte autant avec Gojira, Alice In Chains qu’avec Lofofora, le tout en conservant un ancrage rock plus brut. Le mélange fonctionne à merveille : la salle se charge d’une tension électrique palpable, portée par une puissance euphorisante et une sincérité visible. Chaque titre frappe avec intensité, alternant entre lourdeur, groove et envolées rock plus sauvages.

Au chant, Jeremy impose une voix massive et incarnée, n’hésitant jamais à se donner corps et âme, aussi bien vocalement que physiquement. Julien, à la guitare, incarne une figure de rock pur jus ; son charisme est naturel, comme vissé au corps. Tandis que Tom, second guitariste au jeu plus rugueux et résolument metal, vit ce concert comme un moment particulier : son dernier avec le groupe, célébré sur scène dans une ambiance de franche camaraderie fraternelle, autour d’une dégustation de champagne. Angelo et Aaron, basse et batterie soudées, forment une machine rythmique explosive, pilier de ce mur de son. Le set transpire la cohésion, la complicité et une bonne humeur communicative, un moment remplie de sourires et d’énergie brute.

Seeds Of Mary tiennent la scène et jouent vrai, et ça se ressent jusque dans la fosse.

 


Parallyx investit la scène avec leur metalcore moderne. Et ça frappe fort, avec une énergie encore différente des premiers groupes. Le son est puissant, mais chaque instrument reste clair et parfaitement équilibré. On sent un groupe qui joue ses prestations à fond.

Tout est contrôlé et efficace. La rythmique basse/batterie nous offre breaks et rythmiques solides sans relâche ; les guitares enchaînent riffs techniques et passages mélodiques avec fluidité, ça sonne naturel et maîtrisé. Lina, en frontwoman, impose sa présence avec intensité et charisme, passant d’un morceau à l’autre avec une présence qui captive et une versatilité dans la voix déjà bien remplie. Le show est nerveux, carré, technique mais jamais clinique, moderne mais pas cliché.

Le public bouge, headbangue, tape des mains et se perd dans des pogos sur les passages les plus lourds. L’ambiance est électrique, mais le groupe garde une maîtrise totale de la scène.

Parallyx impose son identité sonore et nous embarque complètement dans son univers. Une performance qui confirme que Parallyx prend en ampleur et qu’ils sont en bonne voie pour s’imposer de plus en plus au sein de la scène metalcore moderne.

 

 

La soirée prend une nouvelle dimension à Montendre lorsque Ashen monte sur scène. L’excitation est palpable, les regards se croisent et la tension monte de plus en plus à chaque seconde, comme si la salle retenait son souffle avant l’explosion. Ce soir, le groupe continue de défendre son premier album Chimera, et l’attente se transforme rapidement en adrénaline pure.

Dès leur arrivée, le son est puissant et nous frappe de plein fouet. Ashen déboule et nous assène une performance d’une densité rare. Les riffs s’entrelacent avec les breaks de batterie, la basse tremble sous nos pieds, et chaque morceau devient une vague de décibels qui nous emporte. L’énergie du groupe est viscérale, habitée, physique : on sent le souffle des coups, le fracas des cymbales, le poids de chaque accord qui nous traverse comme une secousse.

Clem nous captive immédiatement par sa présence, passant par des rugissements furieux à des moments plus intimes et suspendus. Il joue avec le public comme un chef d’orchestre, manipulateur de frissons et d’émotions. Ses nuances vocales oscillent entre rage animale et fragilité pure, chaque morceau devient un instant à part. Qu’on soit en pleine tempête sur une mer agitée ou dans un embarquement sur un fleuve calme, notre seul guide est la lueur des étoiles. Aux guitares, Niels et Antoine complètent le tableau. L’un est une véritable pile électrique, bondissant et déchirant les riffs. L’autre est plus posé mais tout aussi précis, apportant profondeur et textures aux compositions. Ensemble, ils sculptent un son moderne, puissant, aux multiples couleurs et parfaitement maîtrisé.

La section rythmique, solide et massive, propulse le tout. Nathan, à la basse, apporte aux morceaux un ancrage profond, presque matériel. Tandis que Tristan, derrière les fûts, imprime un rythme qui secoue la salle entière.

Le public réagit sans délai : pogos, chants, mains levées, énergie partagée. Ashen transforme ses chansons en véritables expériences immersives, où tout le monde vit le son à l’intérieur du corps et du cœur.

Ashen sur scène, c’est une rencontre, un choc. C’est un moment où le groupe et la salle deviennent un seul organisme vibrant, pulsant, incandescent.

 

 

Conclusion

Cette superbe soirée se termine au fil de rencontres, de retrouvailles et de discussions dans une salle qui se vide peu à peu, avec les va-et-vient des techniciens qui rangent le matériel et les musiciens qui rencontrent le public dans un moment de détente. Autour de nous, il n’y a que des sourires, des visages remplis de satisfaction. Ce soir, ces quatre prestations ont apporté quelque chose de spécial, une parenthèse d’émotion à part dans la salle de Montendre. Rock en Tête peut être fier de l’organisation de ce moment, tant le tout a été parfait et bienveillant envers tout le monde.

Un immense merci à Rock en Tête, à Rémi pour les accréditations et sa confiance, à tous les bénévoles présents ce soir, qui ont été impeccables. Et bien sûr, un grand merci à The Soulphoenixs, Seeds Of Mary, Parallyx et Ashen pour leurs prestations idéales.

On se retrouve pour la prochaine édition en 2026, keep the good work 🤘

Matthias
Matthias
Mes goûts musicaux ? J'écoute ... j'aime ou j'aime pas, point 😁 Dévoreur de pizza depuis le berceau 🍕 Adorateur de Mylène Farmer devant l'éternel 🔥 Photographe portraitiste alternatif 📸 Passionné de cinéma 🎬​

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