Megadeth – Megadeth (2026) [FR/EN]

[ENGLISH BELOW]

Pionniers du thrash avec plus de quarante ans de carrière, des disques cultes et une place à part dans l’histoire du metal, Megadeth annoncent la fin de l’aventure avec leur 17ᵉ album studio, éponyme. Forcément, l’attente est là.

L’album s’ouvre sur deux singles déjà connus depuis l’automne dernier ; Tipping Point, qui rappelle bien d’entrée de jeu les racines thrash du groupe, puis I Don’t Care, qui joue un peu plus la carte du punk rock et de la provoc’.

L’un des points forts de l’album, ce sont les solos de Teemu Mäntysaari (guitare), qui donnent vraiment du punch aux morceaux. Let There Be Shred en est un excellent exemple : fun et fidèle à son nom, où les guitares dominent le morceau et font toute la différence.

Vient ensuite Puppet Parade, dévoilé en dernier en single. C’est sans doute l’un des meilleurs morceaux de l’album, avec un riff accrocheur, une vibe Cryptic Writings (1997), et ce mélange de heavy mid-tempo et de mélodie qui reste en tête. Le refrain marque vraiment, et le solo final de Teemu Mäntysaari conclut le morceau en beauté.

Made To Kill marque le retour du thrash pur : rapide, brut et efficace, avec un petit clin d’œil à Rust In Peace… Polaris sur l’intro à la batterie. C’est clairement le morceau le plus agressif de l’album. Juste après, le contraste est marqué avec Obey The Call, qui commence de manière plus posée, presque monotone sur la première partie, mais quand la rythmique s’accélère et que le solo final arrive, le morceau prend toute son ampleur et devient vraiment très satisfaisant.

L’album se conclut avec The Last Note, qui résonne comme un véritable adieu de Dave Mustaine (chant/guitare). Le texte est très émouvant, entre les paroles parlées dans l’intro et l’outro et celles du refrain : « If I ever play again, then let this last note never die« . La guitare acoustique apporte une parfaite touche mélancolique, tandis que la guitare lead sur le refrain final amplifie vraiment les émotions.
Le morceau se termine par Mustaine prononçant la phrase : « I came, I ruled, and now I disappear« , comme pour marquer la fin d’un empire et clore la carrière du groupe sur une note symbolique et émouvante.

En bonus, on a droit à une version réimaginée de Ride The Lightning, le classique que Mustaine a coécrit avec Metallica avant son départ du groupe. Ce clin d’œil à ses origines offre une conclusion pleine de sens et complète parfaitement ce dernier opus.

Au final, Megadeth est un album solide, avec des moments forts qui rappellent ce que le groupe sait faire de mieux et qui gagne à être réécouté. On aurait peut-être aimé un final un peu plus à la hauteur des deux albums précédents, mais il reste tout de même un adieu digne et chargé d’émotion, offrant une dernière occasion de profiter de Megadeth dans toute sa puissance et sa personnalité.

TRACKLIST

01. Tipping Point
02. I Don’t Care
03. Hey, God?!
04. Let There Be Shred
05. Puppet Parade
06. Another Bad Day
07. Made To Kill
08. Obey The Call
09. I Am War
10. The Last Note
11. Ride The Lightning (Bonus Track)

[ENGLISH CUT]

With over forty years of career, iconic albums, and a unique place in metal history, Megadeth are wrapping up their journey with their 17th studio album, self-titled. Naturally, expectations are high.

The record opens with two singles released last fall: Tipping Point, a straight-up nod to the band’s thrash roots, and I Don’t Care, which leans more into punk attitude and in-your-face energy.

One of the standout elements of the album is clearly the guitar work of Teemu Mäntysaari (lead guitar). His solos inject real energy into the tracks, and Let There Be Shred is a perfect example: fun, and true to its name, with guitars taking center stage and driving the song forward.

Next comes Puppet Parade, the last single released from the album. It’s probably one of the strongest tracks here, with a catchy riff, a vibe that recalls Cryptic Writings (1997), and a mix of mid-tempo heaviness and melodies that stick in your head. The chorus hits hard, and Mäntysaari’s final solo wraps it up beautifully.

Made To Kill brings back pure thrash: fast, raw, and aggressive, with a subtle nod to Rust In Peace… Polaris in the drum intro. It’s easily the most intense track on the record. Right after, Obey The Call contrasts that aggression, starting off slow and restrained, almost monotonous at first, but once the rhythm kicks in and the final solo hits, the track blossoms into something really satisfying.

The album closes with The Last Note, which feels like a genuine farewell from Dave Mustaine (vocals/guitar). The lyrics are emotional, with spoken-word passages in the intro and outro, and the chorus: « If I ever play again, then let this last note never die. » The acoustic guitar adds a melancholic touch, while the lead guitar in the final chorus amplifies the emotion. The track ends with Mustaine declaring, « I came, I ruled, and now I disappear, » marking the end of an era and giving the album a symbolic, touching close.

As a special bonus, there’s a reimagined version of Ride The Lightning, the classic Mustaine co-wrote with Metallica before leaving the band. It’s a nice nod to his roots and a meaningful way to round out the record.

Overall, Megadeth is a solid album, with standout moments that remind you why the band has been such a force for decades. It might not quite match the level of the last two records, but it’s a fitting, emotional farewell, offering one last chance to enjoy Megadeth at their best.

TRACKLIST

01. Tipping Point
02. I Don’t Care
03. Hey, God?!
04. Let There Be Shred
05. Puppet Parade
06. Another Bad Day
07. Made To Kill
08. Obey The Call
09. I Am War
10. The Last Note
11. Ride The Lightning (Bonus Track)

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