You Me At Six : SUCKAPUNCH.

Suite à une année pleine de rebondissement et pas forcément agréable, l’année 2021 débute bien avec un petit cadeau de la part de You Me At Six. Effectivement, après trois ans sans album, le groupe fait son grand retour depuis fin 2020 avec plusieurs morceaux pour teaser un nouvel album. Sans grande surprise, le groupe annonçait la sortie du septième album SUCKAPUNCH pour le 15 Janvier 2021. Et ChairyourSound a pu entendre ça en exclusivité. Les débuts étaient prometteur, mais que vaux ce nouvel album ?

L’ouverture se fait sur Nice To Me avec des sons de guitares entraînant, un rythme saccadé qui nous met immédiatement dans l’ambiance de l’album. On peut déjà entendre une certaine différence avec les trois albums précédents (Cavalier Youth, Night People & VI) pour quelque chose d’un peu moins pop. On trouve ici quelque chose de différent, de nouveau, un aspect que le groupe n’avait encore jamais exploré.

Sans grande surprise, c’est MAKEMEFEELALIVE qui suit, chanson qui s’inscrit immédiatement dans la lignée de la précédente. Déjà connue, elle servait d’ailleurs de second single à l’album avec un clip totalement loufoque où Josh perd son œil et peut voir deux endroits à la fois. Sans grande surprise, il correspond pas mal au côté un peu psychédélique de cette chanson. Avec en plus des rythmes de guitare saturés qui rappellerait l’ancien pop punk. On parle ici de contrôle qui nous veut arracher pour finalement retrouver le retrouver. Chanson qui pourrait presque servir de transition tant sa fin se veut un peu étrange. Pour l’instant, on sait pas encore totalement où le groupe nous emmènes ce qui promet une écoute intéressante.

Pourtant, le troisième single suit et il s’agit ici de Beautiful Way. Si l’introduction se veut beaucoup plus calme que ses deux prédécesseurs, ici on retrouve du You Me At Six pur et dur qui s’inscrit clairement dans la lignée de Sinners never Sleep avec un refrain qui rappelle les débuts du groupe. Une chanson qui ravit tout particulièrement les fans. Le thème exploré ici c’est l’amour mais particulièrement celui qu’on a envers nous même. Josh expliquait à NME qu’il s’agit ici simplement de la perception de soi qui change avec le temps et que plus le temps passe, plus on s’accepte comme on est, défaut et imperfection, c’est d’ailleurs ce qui fait de nous ce que nous sommes.

C’est au tours de WYDRN de se faire entendre. On repart sur quelque chose de différent, quelque chose d’unique à sa propre identité, des couplets qui ressemblent aux premiers morceaux de l’album mais un refrain qui se rapproche du You Me At Six que l’on connaît. C’est entraînant, c’est agréable à écouter, clairement un mix d’un peu tout ce que le groupe avait fait jusqu’à présent et autant dire que c’est un morceau qui à vraiment pas mal de potentiel.

Vient ensuite la chanson éponyme à l’album SUCKAPUNCH et accessoirement troisième single sorti par le groupe. Lorsque je n’avais que les singles à écouter pour me faire un avis sur le futur de You Me At Six celle-ci était ma petite préférée. Là, c’est la reconstruction qui est à l’honneur comme le « I rise from the wreckage you left behind » le fait clairement entendre. C’est toujours aussi entraînant, un rythme au schéma qui se répète tout au long de la chanson qui ne donne qu’une seule envie : taper du pieds ou secouer la tête en rythme avec celle-ci. Il est également important de noter que l’on peut savourer la performance vocal de Josh sur chaque refrain. Un plaisir sur les oreilles.

La tension redescend un peu sur Kill The Mood et autant dire que comme la précédente, gros coup de cœur sur celle-ci. Qu’il s’agisse des paroles ou de la composition musicale, elle emporte, elle dégage un petit je-ne-sais-quoi inexplicable qui prends aux tripes. Une chanson qui pourrait presque avoir sa place en tant que BO d’un film comme Drive ou Suckerpunch pour son rythme qui donne presque l’impression que le temps se stoppe. Encore une fois, les personnes toxiques sont à l’honneur et ça explique probablement le changement de rythme de cette chanson par rapport aux autres chansons.

Débute après la septième chanson de l’album et celle-ci porte le nom de Glasgow. Petite balade agréable pour les oreilles qui peut encore rappeler certaines anciennes balades que le groupe avait fait – notamment Stay With Me qui apparaît sur l’album Hold me Down. Moyen de pouvoir souffler par rapport au chemin effectué jusqu’ici. Ici, la peine de perdre quelqu’un est exploré mais où malgré tout, les sentiments envers cette personne restent inchangés et surtout éviter un quelconque conflit envers elle.

C’est le dernier single sorti, Adrenaline qui se fait entendre, quelque chose qui se rapproche plus du single Beautiful Way dans sa composition musicale. Dernier morceau ayant donné un aperçu de l’album, rien à dire dessus outre qu’il est à la hauteur de toute les attentes possibles et inimaginable ! Pour l’instant, YMA6 fait fort, reste plus qu’à voir ce que le reste des chansons offriront.

Voicenotes raisonne et on retrouve un YMA6 typique, leur propre identité musicale, un morceau qui aurait sans aucun doute pu fini sur Sinners never Sleep peut-être car il se rapproche un peu plus de ce que le groupe faisait dans ses débuts. La voix de Josh est toujours un régal pour les oreilles. Le thème de l’addiction semble d’ailleurs être évoqué « when i’m at rock bottom, i’ve got nothing left to lose, when self doubt creeps in, you make me feel stronger ».

Viens ensuite l’avant dernière chanson de l’album et c’est Finish What I Started. Ici, hommage à la santé mentale puisque Josh a avoué exprimé son ressenti face à sa propre santé mentale dans cette chanson. Un appel à se battre pour ne pas foutre en l’air ce qui est déjà débuté (à savoir la vie) des couplets qui sont en opposition totale avec les refrains aussi bien au niveau des paroles que musicalement parlant, un appel au combat contre nos démons qui semblent parfois gagner. C’est loin d’être le cas et cette chanson nous rappelle que nous sommes loin d’être seul dans notre combat même si on a l’impression que c’est le cas.

L’album se termine sur What’s it like, premier single du groupe sorti pour promouvoir l’album. Quelque chose de très différent qui avait été connu jusqu’à présent et ce morceau avait d’ailleurs divisé les fans. Des sons électronique au niveau du refrain malgré un couplet assez rock, un mariage unique qui pourtant est assez intéressant. Autant dire que c’est une belle manière de conclure l’album. On retrouve un morceau unique en son genre, différent de ce qui avait été fait jusqu’à présent ce qui n’est pas sans rappelé les très différentes mais aussi unique deux premières chansons de l’album.

Conclusion ?

L’album SUCKAPUNCH est unique en son genre, un ovni pour le groupe qu’est You Me At Six. Ils ont prit des risques sur cet album mais il se veut tout de même particulièrement intéressant et les nouveaux horizons explorés par le groupe sont loin d’être désagréable. C’est original et il ne plaira pas forcément à tout les fans de la première heure mais ça reste un excellent album qui s’ajoute au palmarès du groupe. Personnellement j’avais énormément décroché suite à Cavalier Youth qui m’avait déçu en énormément de point mais là je dois dire que je suis agréablement surprise. Un album qui va sans doute envoyer du lourd en live. D’ailleurs, ils sont supposés passer le 16 Juin prochain à la Maroquinerie ! En espérant que la situation mondiale le permette évidemment.

TRACKLIST :

01. Nice to me

02. MAKEMEFEELALIVE

03. Beautiful Way

04. WYDRN

05. SUCKAPUNCH

06. Kill the mood

07. Glasgow

08. Adrenaline

09. Voicenotes

10. What I Started

11. What’s it like

Masha

Vingt quatre ans et toujours une emo kid.

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