The Black Dahlia Murder – Verminous

The Black Dahlia Murder est de retour, trois ans après leur dernier album, avec Verminous. Il est vu par le groupe comme le plus grand sauf évolutif qu’ils ont fait. Ils y ont expérimentés de nouveaux sons et de nouvelles idées. Si habituellement, le groupe sort un album tout les deux ans, l’année supplémentaire s’explique par le fait d’une grande demande pour les faire tourner. Le mixage est réalisé par Tue Madsen, masterisé par Alan Douches et l’artwork par Juanjo Castellano. Le tout est disponible via Metal Blade Records.

L’écoute commence avec le titre éponyme, dont l’introduction nous mets directement dans l’ambiance avec un bruit de gouttes d’eau qui tombent et qui ne sont pas sans rappeler la pochette. Ce premier titre reprend totalement ce qu’on attend du groupe et de ce fait il ouvre parfaitement l’album à mes yeux. Godlessly est très rythmé, d’une part par la batterie qui ne va pas lâcher son rythme ainsi que par la voix de Trevor qui garde un rythme constant également. Mais il manque un petit quelque chose à cette chanson qui reste plus ou moins lisse, merci à la guitare d’intervenir et de changer cela rien qu’un tout petit, ce qui casse totalement son potentiel. S’enchaîne Removal of the Oaken Stake, dont l’introduction fait à nouveau penser à la pochette et à cet espèce d’enfer, horrible et sans issue, le ton est vraiment donné. L’instrumental est intéressant et il s’agit certainement de ma chanson préféré de cet album. Les riffs donnent cette impression de gras, renforcé par la voix qui donne le même effet. C’est le premier titre de Verminous a proposer quelque chose d’un peu différent, qui se démarque. On continue avec Child of Night, qui a eu droit à son clip, toujours dans une ambiance étrange et à la colorimétrie tirée sur le vert, en clin d’œil à la pochette. Il s’agit d’un des titres très bons de cet opus, même si on retrouve une certaine répétition qui aurait pu être facilement évité. Trevor donne vraiment de sa personne et j’aime beaucoup les différentes nuances de sa voix, donnant une dimension assez sombre et presque satanique.

 

 

Sunless Empire prend un rythme très lent et lourd, qui annonce pas mal de bagarres dans le pit. C’est un morceau qui change pas mal de ce que nous a donné l’album pour le moment. On note également le solo d’Ellis qui prend une importance toute particulière ici. On laisse cette sorte de douceur de côté et on continue avec The Leather Apron’s Scorn, qui reprend un rythme rapide, la batterie tabasse, les instruments à cordes vrombissent et le rythme se casse totalement, de quoi changer l’ambiance et la dynamique du morceau radicalement, comme quoi ce titre cache bien son jeu. Le début de How Very Dead n’est pas sans me faire penser à des grosses tête de l’univers metal, un espèce de mélange d’influences entre Iron Maiden et du Black Sabbath, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout ! Mais c’est de courte durée, la violence est certes modérée ici, le rythme ne ralentit pas pour autant.

On approche de la fin avec les trois titres suivants. Verminous ne comporte que dix titres pour une durée de trente six minutes, ce qui reste assez courte mais cela est rapidement contré par la vitesse, caractéristique du groupe. Les titres se ressemblent beaucoup et répondent à nouveau de ce qu’on peut attendre de The Black Dahlia Murder après l’écoute de leur deux derniers albums. On y trouve quelques petites surprises et parties plus recherchées, comme dans The Wereworm’s Feast ou encore Dawn of Rats, mais il manque quand même un petit quelque chose.

La bande de Trevor nous a habitué à quelques changements sur les derniers albums et c’est bien ici que se révèle cette diversité. Bien entendu, ils n’ont pas oublié leur brutalité, leur vitesse et cette violence qui les caractérise tant, mais on sent que c’est plus aussi présent qu’avant. Verminous apporte de la mélodie, laissant une plus grande place aux instruments, tout en conservant cette voix tellement particulière et provenant directement des Enfers. Mais cet album semble moins violent et je pense que cela va se ressentir en live. Malgré cela, il reste très bon et je trouve vraiment intéressant de voir vers quoi ce tourne le groupe après deux décennies d’existence !

 

Tracklist : 

Verminous
Godlessly
Removal of the Oaken Stake
Child of Night
Sunless Empire
The Leather Apron’s Scorn
How Very Dead
The Wereworm’s Feat
A Womb in Dark Chrysalis
Danw of Rats

Gloomy

Totalement dingue de metalcore, de pizza et de Red Bull.

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