Stand Atlantic : Pink Elephant

Stand Atlantic ont sorti vendredi dernier leur deuxième album intitulé “Pink Elephant” sur le label Hopeless Records. Dire que j’attendais cet album comme le Messie est un euphémisme mais encore une fois je n’ai pas été déçue par le nouvel opus des Australiens!

L’album s’ouvre avec le titre “Like That“, morceau qui mets directement l’auditeur dans un mood Pop-Punk positif même si les lyrics ne sont pas ce qu’on pourrait appeler une véritable ode au bonheur. Le morceau reste ce qu’on peut faire de classique dans le genre sans déplaire pour autant.

Le titre “Shh!” avait été dévoilé par le groupe au mois de février 2020 et qui reste dans la continuité du morceau précédent. Une bonne dose d’énergie avec une Bonnie Fraser (chant) qui démontre encore une fois toute l’étendue de son talent!

Blurry” est le dernier titre que le groupe a sorti à 2 jours de la sortie de l’album, à noter que les deux derniers clips (“Blurry” et “Jurrasic Park“) du groupe ont une esthétique commune qui rend les vidéos particulièrement attrayantes. “Blurry” est un des véritables bijoux de cet album. “Skinny Dipping” le précédent effort studio ayant finir par me laisser sur ma faim, je constate que cet album est loin de me procurer le même effet.

Jurassic Park” et “Blurry” sont donc le duo de tête de cet album et tout les deux ont d’ailleurs été clipés. Une fois n’est pas coutume, on voit souvent la musique de Stand Atlantic comme une bouffée d’air frais avec des paroles positives mais il n’en est en fait rien comme le démontre ce morceau encore une fois avec des paroles telles que :

We’re dressing skeletons, oh
Like a funeral home wrapped in your basement below
Dancing with ghosts in your garden
And I’ll never know who you do it for
Lost dinosaur

On passe ensuite à mes deux titres coups de coeur de cet album à savoir “Eviligo” et “Wavelength“. Le premier semble être le nom d’une “créature” à laquelle Bonnie Fraser se compare. On note encore une fois que sa voix est parfaitement mise en valeur sur ce morceau (comme sur tout les autres) et on imagine aisément la chanteuse dans un autre style musical (pourquoi pas le Metalcore tiens?). L’intro au clavier (piano, ce que vous voulez) apporte également une petite touche de nouveauté dans la musique de Stand Atlantic.

Wavelength” est littéralement mon morceau préféré de TOUTE la discographie des Australiens! Le clip est un regroupement d’images captées lors de tournées notamment de leur passage à Londres où on aperçoit la chanteuse de Creeper (qui pour rappel avait posé sa voix sur le morceau “Clay” de “Skinny Dipping“). Encore une jolie occasion de voir qu’en live Stand Atlantic c’est du pogo à gogo, du headbang mais aussi un joli circle-pit. Instrumentalement, le morceau envoie clairement et donne envie de sauter partout ou de dépenser toute son énergie dans un pit (le jour où ré-arrivera bien sûr et où on pourra faire un pit correct).

La ballade “Drink To Drown” permet à toute cette énergie dépenser de redescendre. La chanson est presque bouleversante et les paroles de Bonnie sonnent comme une confession :

Cut me too deep
So uneasy
Fragments of me
That I don’t need
Drop your colors
From the ceiling
If you love me
Saturate me
If you love me
Saturate me

La formation instrumentale de ce morceau permet au groupe de se démarquer de ses collègues du genre pour ne laisser qu’un piano avec quelques cordes en fond. Un morceau qui pourrait en faire réfléchir plus d’un.

On repart avec “DWYW” et son intro qui sonne légèrement seventies avant de presque redescendre brutalement sur “Silk & Satin” et ses rythmes quasi Electro-Pop à croire que chez Stand Atlantic on aime les montagnes russes question émotions. Ce dernier titre est rythmé par des battements de coeur sur lesquels Bonnie semble déverser sa déception :

I’m running wrapped in band-aids
When nothing hurts at all
I’d settle for the good days
To break this lonely fall
Sick of telling myself that I don’t need your help
But it’s pressing on my skull
Forgetting where I came from

 

Il est temps pour “Pink Elephant” de se clôturer avec le premier titre que le groupe avait sorti à savoir “Hate Me (Sometimes)“. Un morceau qui serait le parfait mariage entre Blink 182 et All Time Low (ou peut-être qui sonne juste comme du ATL à voir) . Ce dernier titre montre une dernière fois toute l’étendue du talent de Stand Atlantic que ce soit de Bonnie, ou de Miki, Potter et Jonno qui derrière ses fûts promet une belle énergie en live.

Pink Elephant” sera probablement l’album de la révélation pour Stand Atlantic, chaque morceau est dans une pure lignée pop-punk et même si l’ensemble de tout ça semble très positifs, jetez un oeil aux lyrics vous pourriez être surpris. Pour ma part, cet album entre directement dans mon Top 10 des albums de 2020!

Tracklist :

1. Like That
2. Shh!
3. Blurry
4. Jurassic Park
5. Eviligo
6. Wavelength
7. Drink To Drown
8. DWYW
9. Silk & Satin
10. Soap
11. Hate Me (Sometimes)

Mary Motionless

28 ans. Passionnée de musique, de photographie et de modifications corporelles.

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