Seether – Si Vis Pacem, Para Bellum

Seether nous livre cette année son huitième album : Si Vis Pacem, Para Bellum (pour la traduction : Si vous voulez la paix, préparez-vous à la guerre), trois ans après le dernier (Poison the Parish). Produit par Shaun Morgan, qui le décrit comme une tuerie et mixé par Matt Hyde, il est disponible depuis le 28 août chez Fantasy Records.

Dead and Done ouvre l’album et on reconnait instantanément l’instrumental du groupe, même si c’est plus lourd et plus rapide que ce à quoi nous sommes habitués. Malgré une légère touche de neo metal, c’est bien le grunge qui reprend le dessus. Ce titre ouvre parfaitement l’opus, il est dynamique, rentre dedans, montrant la joie des membres de revenir. Bruised and Bloodied commence avec une basse qui n’est pas sans rappeler la pointure du genre, Nirvana. Toujours cette même énergie en découle et on se rend vite compte que Seether ne va prendre beaucoup de risque avec Si Vis Pacem, Para Bellum mais va-t-on se plaindre de cette constance ? Ce titre est mon préféré, la voix est entraînante comme jamais et semble pousser à donner toujours plus. Wasteland laisse la rapidité de côté et on passe à quelque chose de plus doux. La voix éraillée et mélodique à la fois, trouve une place plus importante que dans les titres précédents de par une plus importante présence. C’est profond, on se laisse emporter et surpris par des scream. Dans la même veine, on retrouvera un peu plus tard dans notre écoute ; Can’t Go Wrong ainsi que Failure. De bons titres et qui permettent de s’évader quelques minutes.

On découvre ensuite le fameux Dangerous dont le clip nous raconte l’histoire du petit chaperon rouge dans une version horrifique et sanglante à souhait. Il s’agit du premier morceau partagé par le groupe avant la sortie de l’album et il est prenant avec un refrain que l’on garde en tête et une atmosphère nouvelle et intrigante. Liar nous laisse le temps de redescendre sur terre après ce titre dingue. Très calme et reposant, il est un morceau type de ce que l’on peut attendre de Seether. La lourdeur revient pointé le bout de son nez avec Buried in the sand ainsi que Let it go, dont le refrain marquera pour l’un et l’instrumental pour l’autre. Beg va nous replonger dans le début de notre écoute avec de nombreuses similitudes. Des distorsions présentes dans la voix, comme dans l’instrumental, une énergie à revendre notamment grâce à la présence du deuxième guitariste, Corey Lowery. Drift Away vient à nouveau casser cette énergie avec une guitare, une voix plus calme et criant une tristesse, bien connu du groupe. De quoi faire fondre nos petits cœurs, même si cela donne un peu l’impression que le groupe est bloqué des années en arrière. Il ne reste plus que deux morceaux avant la fin de l’année et cela va se finir en demi-teinte. Une explosion bien venue avec Pride Before the Fall qui prouve une nouvelle fois que le groupe gère totalement ce qu’il fait depuis des années. Written in stone calme le jeu à nouveau, la guitare et la voix accaparant l’attention avec une vague d’émotions et de spleen bien venu. Une très bonne façon de clôturer cet opus.

Seether ne déçoit pas. Ils sont constant, faisant ce qu’ils savent de mieux et cela fonctionne toujours aussi bien. Certains pourront voir cet opus comme en retard ou pas très intéressant par le peu de nouveautés mais les fans seront ravis de retrouver ce qu’ils connaissent et aiment le plus !

 

Tracklist :

Dead and Done
Bruised and Bloodied
Wasteland
Dangerous
Liar
Can’t go wrong
Buried in the Sand
Let it Go
Failure
Beg
Drift away
Pride before the fall
Written in Stone

Gloomy

Passionnée par le poulet curry, la pizza et de temps en temps la musique.

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