Polaris – The Death On Me

Deux ans après la sortie de The Mortal Coil, leur premier album, les australiens de Polaris, reviennent fin février avec The Death On Me. L’artwork, qui colle parfaitement avec son titre, a été réalisé par Daniel Anderson ainsi que Pat Fox. Alors que le premier album été une réussite, peut-on s’attendre à quelque chose de similaire, ou encore de meilleur ? L’album est déjà disponible chez Resist Records pour l’Australie et chez SharpTone Records, pour le reste du monde.

Cet album est bon, très bon même et il va être difficile au groupe de choisir quels titres incorporés dans leur setlist, car tous ont leur place. The Death On Me, ouvre avec Pray For Rain et son introduction qui m’a conquise dès la première écoute. Le calme de l’instrumental, agrémenté de scream rend magnifiquement bien, nous transportant directement dans l’univers du groupe, qui s’est rapidement hissé dans le milieu du metalcore. La chanson explose et on se doute très bien que la fosse aura droit au même sort. Une très bonne façon d’ouvrir l’album avec un titre qui fonctionne totalement ! Hypermania vient rajouter une nouvelle couche de violence, qui change de ce que le groupe nous a déjà proposé, tout en gardant cette énergie et cette folie qui les caractérise. C’est le genre de titre qui montre parfaitement leur évolution depuis le premier album. On continue avec Masochist, qui se veut plus calme, entre son introduction et ses refrains chantés en chant clair. Un morceau qui sera facilement reprit en live par le plus grand nombre de fans. On a face à nous le moment le plus faible, le plus doux de tout cet album et c’est parfaitement réussit.

 

S’ouvre Landmine, un titre qui reste dans la continuité des précédents dont la violence va laisser place à un blast beat totalement inattendu qui va réjouir les auditeurs.  Malgré le refrain plus poussé dans le style rock et un premier riff très heavy, Vagabond, reste un très bon titre de metalcore, en étant beaucoup plus accessible que d’autres titres de l’album. Une façon de prouver qu’ils peuvent innover quand ils le veulent. Les deux prochains titres, Creatures of Habit et Above My Head, ont une trame assez similaire. Si le jeu des musiciens n’a pas encore convaincu, c’est ici que cela va se jouer, d’une technique et d’une justesse frôlant le parfait. On note également les prouesses vocales de Jamie Hails qui n’a plus rien à prouver. Les mélodies restent en tête, la violence se pousse un peu et c’est deux morceaux que l’on ai pas prêt d’oublier tout de suite. Martyrs (Waves) nous prouve, à nouveau, que le groupe sait parfaitement alterner entre calme et violent. Une partie du morceau nous fait totalement voyager, tant il est aérien. Mais la chute n’est pas loin, tellement le titre peut être explosif. Polaris ne se base pas uniquement sur cette duologie pour créer ces morceaux, mais Martyrs (Waves) ne fait pas du tout tâche ici. Cette ambiance continue, car s’enchaîne All Of This Is Fleeting, qui propose un instrumental doux avec un chant différent et surtout intéressant. La fin arrive avec The Descent où la violence est bien de retour. De la rapidité, de la technique et de la maîtrise, Polaris nous laisse avec une note positive et une envie d’en entendre encore plus. Cette chanson m’aura marqué dès ma première écoute, notamment par son refrain en chant clair qui alterne avec quelque chose de plus sombre et beau.

Polaris signe son deuxième album et c’est vraiment très bon. Autant le dire tout de suite, les australiens ne se mouillent pas beaucoup et nous livre des titres plus recherchés et maîtrisés que dans le premier album. Tourner avec de grosses pointures du genre leur a été bénéfique et cela se ressent rapidement.

 

 Tracklist : 

Pray For Rain
Hypermania
Masochist
Landmine
Vagabond
Creatures Of Habit
Above My Head
Martyr (Waves)
All Of This Is Fleeting
The Descent

Gloomy

Totalement dingue de metalcore, de pizza et de Red Bull.

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