Journal de bord de l’Xtreme Fest – Jour 2

Jour 2 (enfin 1 mais 2, tout dépend si tu es team “je compte la soirée d’ouverture” ou team “ven/sam/dim parce que c’est écrit sur le billet”) 

Levée aux aurores (aka 9 heures) après une nuit agitée. Merci au camtar de teuf installé derrière notre tente, j’ai rêvé avec « porcherie » des bérus en fond sonore. On profite du café-clope-soleil au bar du camping avant de découvrir les douches, saint graal des festivalier.es amateurs d’un certain confort. Il règne ici une petite ambiance du camping de Palavas où tu fais passer les gels douche sous les portes et où tu tchatche avec les gens dans la queue, serviette sur l’épaule. Mon Patrick Chirac intérieur est ravi.

 

Marion aka la voix off est de retour ! Pour ma part les camtars ne m’ont pas trop dérangé , j’étais tellement épuisée du voyage, (et pas que,…) que ma nuit fut bonne ! Premère journée, petite douche, brossage de dent (on reste des gens propres quand même) et c’est parti pour enchaîner la journée… à glander et entretenir mon alcoolémie pour ma part, on accueil les copains retardataire, on va prendre des photos aux skatepark et l’heure est déjà arrivée, on retourne au charbon !

On est bien, on prend le temps, limite on se fait offrir le pastaga par les voisin.es et avec tout ça on loupe les concerts de la x-cage. Non mesdames et messieurs, rien de tabou dans ce terme, je parle simplement de cette cage métallique dans laquelle sont enfermés vos artistes préféré.es. Vous l’avez rêvé, ils l’ont fait. Ils sont forts chez Pollux Asso. 

Faute de cassage de bouche au camping on décide d’aller se casser les dents au grand skatepark, qui à mon grand désarroi est déserté des festivalier.es. Où sont les chevelu.es édenté.es à casquette et chaussettes hautes ? 

Après ces quelques hématomes d’échauffement, on fait un petit tour à la plage histoire de se rappeler qu’un enfant ça crie, ça pleure, ça jette du sable et ça a peur des monsieurs barbus avec des tatouages qui crient « APEROOO » à 17h. 

Ah oui, on a fait un concours de blague au micro aussi. 

17h c’était notre heure de rendez-vous pour notre premier interview du week-end avec les canadiens de Cancer Bats qui est à retrouver ici (bientôt) ! 

On sort pile à l’heure pour la fin du set de TRC qui a bien échauffé la foule (au vues du dernier clip de TRC tourné à l’Xtreme Fest, on peut dire qu’ils étaient content d’être là eux aussi). À peine sortie et déjà alpaguée pour m’hydrater version pinte qui mousse, j’ai pu me sortir de ce piège que pour aller voir Berri Txarrak (Vitamin X et No Fun at All me sont passé sous le nez) , sur la Family Stage (aka la scène intérieure, aka le repos pour les coups de soleil). Malgré la barrière de la langue (quelle idée de mettre des X après les T) les basques ont su attiser les braises sous les pieds des impatient.es du pogo (mais si vous savez celles et ceux qui trépignaient le premier jour) et on finit leur set avec une foule qui criait des mots variés en espagnol, français ou basque pour les plus initiés. L’unité, c’est ça aussi l’Xtreme fest. 

Entre temps donc pour ma part j’ai pu profiter du concert de Vitamin X, et quelle énergie ! C’était un show super, l’ambiance était déjà présente et il est vrai qu’être « au frais » faisait du bien. (oui parce que la chaleur était tout de même présente dans la salle  avec tout ce monde mais au moins, on pouvait respirer !) J’ai pris musicalement une claque. Ces mecs sont des vraies machines et ce sont déchaînés sur scène !

Vient ensuite No Fun At All, un des premier groupes dans l’esprit Hardcore que j’ai écouté pour ma part et ce fut un sacré plaisir de pouvoir enfin les voir et les écouter, j’en aurait bien prit une seconde part ! Prenant des photos, je n’arrive pas toujours a me concentrer sur ce qui se passe musicalement mais de ce que j’ai remarqué c’était simplement au top, j’ai pris beaucoup de plaisir à les prendre en photo, ils ont une belle présence sur scène, quelque que chose que j’ai ressenti comme de la zénitude (oui étrange pour du Hardcore, mais j’étais juste bien en leur compagnie !)

Branle-bas de combat, il faut filer vers la Zguen stage pour arriver à temps pour voir Ludwig Von 88. 

La foule est compacte, les t-shirts du groupe sont au rendez-vous, pas de doute ils sont attendus. Je me fraie un chemin à travers les fans, les vrai.es, celles et ceux qui ont l’âge de mon père et les seul.es légitimes à dire que «gnagnagna le punk c’était mieux avant » et j’arrive à la limite du pogo (tu le sent, tu le sais) mais je ne vais pas plus loin faute de cassage de nez un peu plus tôt dans l’après-midi (si vous m’avez vue chercher de l’arnica dans le camping, ne vous inquiétez pas je vais mieux). 

Les Ludwig entonnent leurs tubes, avec une scénographie digne du spectacle de théâtre de ta petite soeur, c’est pour ça qu’on les aime. (+ 5 points pour les canons à confettis et pour le fond de scène digne d’un concert des choeurs de l’armée rouge). Le soleil toujours debout n’a empêché personne de profiter de ce super set et tout le monde sort de là le sourire au lèvres, rassasié de punk français à l’ancienne, où ça rigole fort en niquant le système. 

Et puis.. j’ai loupé Black Bomb A. Shame 2. J’étais partie chercher une petite laine (et une rasade de gnôle) au camping parce que ça caille dans vot’ pays en fait ! 

Alors oui, désolée, c’était le feu, les absent.es ont toujours tort, mais je laisserais celles et ceux qui l’ont vu le raconter pour moi. 

FAN-TA-STIQUE ! Pour les avoir déjà vu sur une petite scène par le passé, rien à voir, ils m’ont régalé ! La salle était en ébullition et les slams allaient dans to us les sens , les circle pit tournaient sans arrêt. Le groupe remplaçait Deez Nuts qui malheureusement pour des raisons personnelles ont dû annuler la date, mais Black Bomb A nous l’a bien rendu. Pour moi cela fait partie de mon Top 5 des show de cette édition 2019. Merci les gars, on vous aime put*** !

Emmitouflée dans ma veste j’ai le temps de finir le set de Cancer Bats, bien reveillés après leur aprem’ à la plage, qui nous donnent un show clean, tout sourire, ponctué de petites phrase en français par Liam, le chanteur. (+12 points pour l’accent quebecois qu’on devine de temps en temps) 

Je me dirige ensuite vers la Family Stage pour le set des Svinkels. J’ai regretté la veste assez vite. Baste, Nikus Pokus et Mr Xavier ont réveillé le rap qui est en nous à coup de bon slogan, de rouge qui tâche et de bouées 8.6. La brume émmanant des corps échauffés commence à monter, la voix enrouée de Mr Xavier se fait entendre, bientôt on tourne un remake d’un clip de NTM.  +10 points pour avoir entonné en choeur « la jeunesse emmerde le Front National », j’ai déjà dit qu’on était bien à l’Xtreme fest ? 

À peine le temps de passer devant Stinky que je suis déjà au bar du camping à débriefer de cette journée à grand coup de bière (blonde cette fois, parce que la 8.6 ça va deux minutes quoi). Cette nuit là j’ai bien dormi. 

J’ai été voir Stinky pour prendre des photos à la dernière minute mais cette femme est juste une déesse. Elle envoie du lourd et tous le monde s’incline face à sa performance. Le coup du circle autour d’elle pendant qu’elle chante dans la fosse, c’etait juste délirant. L’an prochain Léa je te paye une cure de guarana pour pas louper ce genre de chose !

 

Léa et Marion

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