Grandson + Allusinlove @Backstage by The Mill – 28 Mai 2019

Le 28 mai 2019, GRANDSON fait ses premiers pas sur une scène française.

Après avoir joué quelques jours plus tôt, deux shows en Angleterre à l’occasion du SLAMDUNK festival, c’est le moment pour lui de faire connaissance avec le public français. Et c’est au Backstage By The Mill que ça se passe.

Nous arrivons quelques minutes seulement avant l’ouverture des portes, pourtant une file d’attente s’est déjà formée tous le long du bar. Bien que la salle soit sold out pour ce soir, c’est toujours une bonne surprise de voir à quel point l’artiste est attendu.

Juste le temps pour nous de prendre un verre au bar avant que les portes ne s’ouvrent. Et à peine l’accès est autorisé que le public, qui est majoritairement jeune ce soir, se précipite devant la scène.
En quelques minutes, presque la moitié de la fosse se retrouve déjà pleine. Certains prennent des selfies pour immortaliser l’instant, d’autres inspectent la scène. Il y en a sans doute qui s’apprêtent à vivre leur premier concert ce soir. Et puisque tout le monde rit et discute ensemble, on sent tout de suite que s’annonce une bonne soirée.
Les jeunes sont dans l’ambiance, fans, portent des croix sous les yeux comme sur la pochette de l’album. Un petit groupe du premier rang écoute même encore quelques titres pour se préparer.

D’ailleurs, les chansons qui passent en bruit de fond nous permettent aussi de reprendre facilement les refrains ce qui ne fait qu’ajouter à l’esprit de communauté déjà bien présent dans l’air.
Rien qu’en regardant cette foule, je suis encore plus impatiente de voir le show commencer. Parce qu’il est évident que GRANDSON gardera un bon souvenir de la France et de ses fans.

Encore quelques minutes à patienter, puis la musique s’arrête et les lumières s’éteignent, pour laisser place aux musiciens du premier groupe.
Ils s’appellent Allusinlove, personne n’a vraiment entendu parler d’eux, pourtant pendant qu’ils s’installent, le public siffle et les applaudis. Bien qu’ils ne les connaissent pas encore il les acclame déjà. Et ça fait énormément plaisir à voir.

Le show commence, avec des gars sur scène qui donnent tout ce qu’ils ont. Le chant, la basse lourde… La batterie aussi qui est juste excellente, et qui nous vaudra même un cassage de baguette au passage. On découvre de chanson en chanson ce petit groupe, et c’est vraiment un plaisir. Dans un ensemble rock, ils alternent entre des morceaux vivants et rythmés et d’autres aux paroles plus émouvantes et profondes.
La setlist ne comportant pas beaucoup de titre ce soir est malgré tout déjà plutôt bien organisée.

A mesure que la chaleur monte la salle devient vite étouffante. Pourtant ça n’arrête personne. Ni le public qui s’est complètement laissé emporter dans l’univers du groupe, ni les musiciens eux même, qui semblent jouer encore plus. Contents d’être là et surtout de jouer avec un public aussi réceptif, les échanges se font de plus en plus naturellement. Et nous passons tous un très très bon moment.

Bientôt, le chanteur nous annonce qu’il ne reste plus que deux chansons. Et finalement, le set se termine avec un lancé de préservatifs à l’effigie du groupe en même temps que les remerciements. Un point d’ailleurs qui en plus d’être drôle est très positif pour eux. Parce qu’ils montre qu’en plus d’être de bons musiciens, ils transmettent aussi de bonnes valeurs.

On peut dire qu’aussi bien pour le public que pour nous, Allusinlove sont une excellente découverte qui aura réussi à installer l’ambiance idéale pour accueillir GRANDSON.

C’est maintenant l’heure de la pause, qui permet aux uns de se désaltérer et aux autres de changer de plateau.
Puis GRANDSON monte enfin sur scène.

Si les sifflements offerts au premier groupe étaient déjà impressionnants, ils sont là, au moins trois fois plus forts. Prenant place sous les applaudissements, les musiciens s’installent… et dans un bon, GRANDSON apparait devant nous.
Il s’empare du micro, salut le public et c’est l’effervescence.

Il est là, enfin, après cette attente interminable. Et il prend le contrôle total dès la première chanson.

Quand il entonne les premiers mots de « Stigmata » tout le monde saute, chante, danse, comme un seul corps. C’est une ambiance incroyable, à la fois moite et étouffante. Et je pense qu’à ce moment, on a tous l’impression de partager quelque chose de particulier. Comme faire partie d’un tout, qui pense et ressens exactement la même chose au même instant. C’est fort et si marquant comme souvenir.

GRANDSON chante, tendant le micro au public qui lui répond parfaitement. S’enchainent « Overdose », « Thoughts and Prayers », « Bury Me Face Down » …
Une à une les chansons défilent sans qu’on ne voit le temps passer. Et seules quelques pauses entre deux morceaux nous font reprendre conscience de la réalité. Lors de « Best Friends » ou « Fallin » notamment, quand GRANDSON s’arrête pour remercier, pour faire des discours encourageants, émouvants et tellement engagés comme il sait si bien le faire.
Parfois même il explique les raisons qui l’ont poussé à écrire un texte, introduisant ses chansons en nous dévoilant leurs contexte. C’est spontané et sincère, et cela donne au public un moyen de se rapprocher d’avantage de l’humain qui se cache derrière l’artiste.

 

Arrive « Apologize » avant laquelle il se montre encore plus déterminé. Puis on le sait tous, ce sera le moment de « Blood in the Water ». Cette chanson qui la fait connaitre et qui est à l’évidence la plus attendu du set.

GRANDSON nous dit quelques mots sur la situation politique mondiale, qui, au vu du ton qu’il emploi l’attriste beaucoup, avant que les premiers accords ne se fassent entendre.

« Blood in the water »

Il ouvre à peine la bouche que chaque mot est chanté avec lui. A l’unisson, d’une seule voix. Comme si encore une fois, toute la salle ne faisait plus qu’un. C’est vraiment particulier comme sentiment, mais on peut dire que la communion pendant ce show est vraiment palpable.

Et ça ne fera qu’amplifier parce qu’au moment du refrain, la fosse s’ouvre sur un énorme pit. Tout le monde s’écarte avant de se mélanger violemment. Les corps qui se bousculent, les voix à la fois épuisées et essoufflées qui chantent désespérément. C’est complètement dingue.

Après ce pit surréaliste, la chanson s’achève et GRANDSON repart en coulisse pour la forme, le temps du rappel.
Inutile de dire que ça ne dure que quelques secondes avant qu’il ne ressaute sur scène en entonnant les paroles de « Kiss Bang ».

Il chante en y mettant tout son cœur, et c’est instinctivement qu’un nouveau pit s’ouvre accueillant GRANDSON qui s’y jette littéralement. C’est un merveilleux n’importe quoi qui fini avec une partie de la fosse sur scène, chantant et dansant autour des musiciens.
Certains en profite pour slammer encore un peu, jusqu’à ce que la sécurité fasse descendre tout le monde.

GRANDSON chante enfin ses derniers mots, à la fois épuisé et ému puis nous remercie tous d’être venu et d’avoir donner autant ce soir.

C’est le moment de se dire au revoir.

grandson Setlist Backstage By The Mill, Paris, France 2019, No Apologies Tour

Merci à Camille pour les accréditations, à Base Productions pour l’organisation de cette date et au Backstage O’Sullivans pour l’accueil!

Photos de la soirée par Anaïs Laurent

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