Evanescence – The Bitter Truth

Evanescence a fait attendre dix ans leur fans avant de revenir avec un album totalement inédit. Le groupe a fait face à des décès durant cette période et ils ont la volonté de faire passer un sentiment de force et d’espoir à travers leur titres. Qu’il vaux mieux persévérer qu’abandonner. En plus du covid qui a totalement bouleverser leur enregistrement, on note que le guitariste est resté bloqué en Allemagne et a du enregistrer à distance. Derrière The Bitter Truth, se cache le producteur Nick Raskulinecz et son studio à Nashville. Ce nouvel opus est disponible chez BMG depuis le 26 mars 2021.

L’album début avec Artifact / The Turn. Une introduction calme et mystérieuse. On a l’impression d’être dans un rêve, côté renforcé par la voix d’Amy Lee. Puis, comme un éveil, tout s’accélère, de nouveau sons apparaissent. L’album se réveille, tout comme la créativité du groupe mis en pause depuis dix ans. Broken Pieces Shines commence en mettant la batterie en avant, elle occulte presque le chant. Cela donne un petit côté “préparation avant de partir en guerre” alors que ce titre reste assez doux dans son ensemble. On y retrouve certaines sonorités propre au groupe et qui sont sans rappeler d’anciens titres phares. The Game is Over marque avec ses cloches présentent à plusieurs moments, donnant une ambiance particulière à ce morceau. On reste sur la réserve et on sent que le groupe ne donne pas toute son énergie. Amy Lee nous prouve qu’elle n’a rien perdu niveau vocale et le met magnifiquement bien en avant ici.

Ambiance toute autre pour le début de Yeah Right. D’abord surprenant, on l’apprécie rapidement avant que le titre reparte sur quelque chose de plus familier. On saupoudre de cette touche proche de la pop, proche de ce qui pourrait facilement passer à la radio. Cela change un tout petit et ça fonctionne très bien ! Feeding the Dark nous plonge directement dans le passé d’Evanescence et il aurait clairement sa place dans un album précédent. J’apprécie beaucoup ce petit retour aux sources et je ne pense pas être la seule ! Wasted on You est similaire à Yeah Right. Il a également sa place sur les ondes radios. Un titre pop qui nous offre une introduction douce et donnant des frissons, avant de partir dans un instrumental doux et planant. Encore une fois, la voix est dans son élément pour faire des prouesses et montrer toute sa puissance mais.. ce n’est pas encore tout à fait le cas et j’ai le sentiment de rester sur ma fin, qu’il manque une explosion d’énergie.

On continue avec Better Without You, un titre déjà partagé par le groupe lors de la promotion de l’album. Comme pour Feeding the Dark, il rappelle les débuts du groupe et il n’est pas sans rappeler d’autres grands groupes du même genre. Il s’agit certainement de mon titre préféré, de la puissance vocale comme musicale, des mélodies qui fonctionnent et une bonne énergie ressort du tout. Avec Use my Voice, on va voir arriver un bon nombre de special guest. Evanescence a invité de nombreuses chanteuses pour un cri féministe collectif, on y retrouve entre autre Taylor Momsen, Lzzy Hale ou encore Carrie South. Une belle brochette de voix pour un refrain fort et puissant, marquant le point culminant de l’album. Take Cover nous rappelle à nouveau de vieux morceaux. On garde la précieuse énergie du titre précédent et on la dépense un peu ici, laissant de côté leur genre habituel pour partir vers du rock.

La fin se fait proche. Le début de Far From Heaven n’est pas sans rappeler une musique qui pourrait avoir sa place dans un film. On retombe dans la douceur, dans ce côté planant et rassurant. Amy Lee n’est pas loin du murmure renforçant ces différents aspects. Une ballade très belle et digne du groupe. En totalement opposition, on continue avec Part of Me, qui rentre dans le lard dès les premières secondes, donnant l’impression de prendre le morceau en cours de route et nous laissant un brin dérouté après la douceur du morceau précédent. Dans le même genre que Better Without You, on retrouve tout ce qu’on aime et qui à fait la réputation du groupe. Toujours aussi maîtrisé et efficace. The Bitter Truth conclut avec Blind Belief. Le piano prend une place importante et nous fait patienter avant l’explosion autant vocale que musicale. On reste dans la même veine que le morceau précédent et ce n’est pas plus mal. Après beaucoup de titres doux et calmes, on retrouve ici ce qu’on aime chez Evanescence, ce qui fait leur identité et qui montre qu’ils ont toujours leur place, même des années après leur début.

The Bitter Truth est un très bon album. On trouve des titres variés mais qui respectent l’éthique du groupe. C’est à mon avis le seul point noir ici. Je m’attendais à une prise de risque, même minime, du groupe surtout après une aussi longue attente et je n’ai rien vu d’intéressant ou à creuser. Les américains font ce qu’ils savent faire et c’est très bien. Un album qui saura plaire aux fans mais qui ne comblera peut être pas la faim de l’attente de ces dix dernières années. Très hâte de revoir Evanescence sur scène d’ici peu !

 

Tracklist :

Artifact / The Turn
Broken Pieces Shine
The Game is Over
Yeah Right
Feeding the Dark
Wasted on You
Better Without You
Use my Voice
Take Cover
Far From Heaven
Part of Me
Blind Belief

 

Gloomy

Totalement dingue de metalcore, de pizza et de Red Bull.

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