[Chronique] Division – Starset

 

Le 13 Septembre dernier marquait la sortie du dernier album du groupe américain Starset “Division”. Si celui-ci est avant tout le troisième opus du groupe, il s’agit également du premier qu’ils ont sorti sous le célèbre label Fearless Records. Suite à des singles aux critiques mitigées, nous avons enfin matière à exploiter. Qu’attendre de cet album ? Réponse-ci dessous. 

Qu’on se le dise clairement, Starset a toujours été un groupe un peu marginal de part sa difficulté à réellement se qualifier dans un genre musical. Si les membres de celui-ci se revendiquent comme un groupe de cinematic rock, beaucoup diront qu’il s’agit ici de Hard Rock, d’autre de rock alternatif. La vérité, c’est que c’est un peu tout et rien à là fois, certains morceaux auront les caractéristiques même d’un bon son digne des plus grand groupe de hard rock, d’autres offriront quelque chose de plus légers, ce qui offre une certaine confusion quant à la manière de réellement les définir. Pourtant, Starset c’est avant tout une immersion musicale, parce qu’ils ont réussi à créer un univers bien à eux, une histoire qui s’écrit de manière linéaire. Ainsi, “Division” n’est que la suite de ce que les albums “Transmissions” et “Vessels” nous avaient déjà offert. 

L’album s’ouvre avec, comme ses deux prédécesseurs, une introduction digne d’un film de science fiction. “A brief history of the future” offre ainsi un avant goût de ce qui nous attend, comme un prélude à ce nouveau tome. Le second morceau n’est autre que le premier single du groupe “Manifest” que l’on pouvait entendre dès le 15 Août sur nos plateforme musicale. Un morceau qui nous fait vibrer tout autant que les cordes des guitares et qui pourrait nous faire facilement penser à des morceaux tels que ‘into the unknown” ou encore “point of no return” connu sur les albums précédents. 

Débute ensuite “Echo” un morceau qui dès les premières notes nous fait retrouver cette touche électronique bien spécifique au groupe mais qui surtout, sonne beaucoup plus doux que le morceau précédent. Des paroles profondes, qui font justement écho à certaines chansons connue de ses deux prédécesseurs. 

S’ensuit le second single, “Where the skies end” qui offre le mix parfait entre ce rock intense et ces sons électroniques. Si ses paroles donneraient envie à n’importe qui de se battre contre les obstacles survenus dans la vie, quand on connait un peu plus en profondeur l’univers créé par le groupe celles-ci prennent d’autant plus de sens. 

Perfect Machine” se met ensuite à raisonner dans nos oreilles et autant dire que ce son beaucoup plus calme, plus doux, nous offre une interlude musicale divine. On ressent d’autant plus l’univers du groupe, qu’il s’agisse d’une batterie qui raisonne sur un rythme énergique en fond, des sons électroniques ou du transformateur de voix utilisé par le chanteur. Tout ça pour se conclure sur une mélodie douce qui enchaîne sur un monologue combiné à des bruitages divers. 

Viens ensuite probablement un des morceaux que je jugerais personnellement comme un des chef d’oeuvre de cet album. Après avoir eu le droit à “Telescope” (Transmissions) et “Telepathic”(Vessels) la saga des “Tele” s’enchaine avec “Telekinetic”. En plus de combler les fans pour ce petit clin d’oeil, ce morceau représente à lui même la définition de ce qu’est Starset, car il combine absolument tout les ingrédients de ce qui fait d’eux un groupe à part. Entre un rock puissant, des bruitages de fond, un scream tenu par le chanteur et une conclusion au morceau par d’autres bruitages dignent d’un film de sci-fi, nous obtenons la définition même de Starset. À voir si ce morceau n’est que la conclusion d’une trilogie ou si au contraire, la saga des “Tele” s’agrandira dans les futurs albums. 

Stratosphere” arrive ensuite, dernier single du groupe avant la sortie officielle de l’album. On repart sur quelque chose d’un peu plus électronique, bien que le refrain nous rappelle bien vite qu’il s’agit avant tout d’un groupe de rock. 

On repart sur “Faultline” qui reprend une nouvelle montée crescendo au niveau de l’album. Une chanson avec des paroles qui semblent parler d’une relation malsaine et d’un partenaire abusif et qui sonnerait presque comme un règlement de compte. 

C’est au tour de “Solstice” de faire son entrée dans nos sonos et on retrouve quelque chose d’assez similaire à certains morceaux déjà entendus, notamment “Echo” tout en gardant pourtant sa propre identité musicale. 

Enchaîne “Trials” qui représente presque à lui seul un résumé parfait de l’album. Mix parfait entre “Manifest” et “Telekinetic” tout en ayant des paroles motivante comme “Where the Skies End”, l’envie de se battre contre vents et marées et de ne jamais abandonner se faisant ressentir dans ces paroles. 

Waking Up” fait redescendre un peu la pression tandis que l’on retrouve un son principalement rythmé avec ces éternels sons électroniques digne du groupe, le tout accompagné d’une batterie bien présente en fond. 

Si on pensait l’aventure “Division” terminée, le groupe nous offre une dernière vision de son potentiel avec “Other worlds than these”. Une rythmique qui revient pour chaque couplet, comme si il y avait ici une volonté de faire entrer celui-ci en tête. Starset atteint ici son apogée.

Et enfin, c’est “Diving Bell” qui vient terminer l’épopée. Troisième single, c’est un decrescendo en bon et dû forme qui nous est offert, de quoi finir cette aventure de la meilleure manière possible, aux paroles profondes qui pourrait presque nous donner des frissons. Chanson qui se conclut sur ce qui semble être un chant d’espoir.

En finalité “Division” est à la fois similaire et différent de ces deux prédécesseurs. Le changement de label n’a en aucun cas affecté le potentiel du groupe et continue l’histoire débutée par “Transmissions” de manière linéaire. Le changement de design est d’ailleurs radical, qu’il s’agisse de la pochette de l’album ou des costumes sur scène. Une chose est certaine, ils marquent les esprits parce qu’ils sont différents à leur propre manière, ils ont cette audace de faire les choses de manière totalement différente de ce qui a été fait au par avant. ça charme certains, d’autre non, mais on ne peut certainement pas remettre en cause leur talent.

Tracklist :

01. A BRIEF HISTORY OF THE FUTURE. 

02. MANIFEST.

03. ECHO.

04. WHERE THE SKIES END.

05. PERFECT MACHINE.

06. TELEKINETIC.

07. STRATOSPHERE.

08. FAULTLINE.

09. SOLSTICE.

10. TRIALS.

11. WAKING UP. 

12. OTHER WORLDS THAN THESE.

13. DIVING BELL.

Masha

Vingt quatre ans et toujours une emo kid.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *