Alestorm – Curse of the Crystal Coconut

Il y a trois ans, Alestorm nous embarquait pour une nouvelle aventure du nom de No Grave But The Sea et ils recommencent, pour la sixième fois, cette année avec Curse Of The Crystal Coconut, qui sera disponible le 29 mai via Napalm Records. L’enregistrement aura conduit nos pirates Écossais jusqu’en Thaïlande pour enregistrer, onze titres, au Krabi Road Studio. Ils ont fait quelques escales pour inviter la violoniste Ally Storch (de Subway To Sally) ainsi que le chanteur Captain Yarrface (de Rumahoy) entre autre, à leur nouvelle escapade. Mettez votre mal de mer de côté, votre chapeau de pirate ainsi que votre jambe en bois, on part à l’abordage !

Après cinq albums cela peut se révéler compliquer d’approfondir l’univers des pirates, mais Alestorm a su trouver l’inspiration pour nous proposer onze nouveaux titres. Dès le début de Treasure Chest Party Quest ont sait que l’on ne va pas être déçu par ce nouvel opus car ils font ce qu’on attend d’eux. Une énergie qui reste modérée pour ce premier titre, des chœurs toujours aussi puissant, l’envie de bouger se fait vite ressentir. Il y a quelques petites surprises, quelques sons dont on ne s’attendait pas à les trouver là et c’est une véritable force du groupe, cela surprend et fait rire. En tout cas, ce premier titre est très bien trouvé, quoi de mieux qu’une fête pour ouvrir un album, surtout quand cela se passe dans une taverne ? Fannybaws nous entraîne dans le récit d’une aventure d’un capitaine ayant combattu des créatures de tout genre et ayant une réputation à toute épreuve. La chanson reste assez calme et j’apprécie beaucoup les chœurs reprenant le nom de ce fameux personnages. Le rythme est simple et rentre facilement en tête, c’est une chanson qui va certainement faire son petit effet durant les concerts. Direction la Nouvelle Orléans avec Chomp Chomp, pour une aventure qui plaira aux fans de Peter Pan. L’introduction est rapide, forte et pleine d’énergie, on s’attend à avoir beaucoup d’actions, avant d’enchaîner sur des sons qui vont nous conduire directement sur un bateau voguant sur la mer. Alestorm utilise beaucoup de chœurs dans ces titres et cela donne un très bel effet, faisant également penser à un équipage soudé, tout est vraiment pensé pour rester dans ce thème. Le synthé de Elliot Vernon ainsi la guitare prennent une place de choix et on ne peut pas passer à côté.

 

L’aventure continue avec Tortuga. Le début de ce morceau change radicalement des titres précédents. En plus d’y trouver un featuring avec Captain Yarrface, l’instrumental se veut différent, plus disco, plus électro, ponctué de la voix d’un enfant qui renforce le côté étrange de la chose. J’apprécie ce titre grâce aux nouveautés qui s’y trouvent, je ne m’attendais pas du tout à trouver ce genre de titres ici et même si le rythme est totalement différent, tout comme l’instrumental et même le chant, cela passe très bien et donne tout autant envie de faire la fête ! S’il y a bien quelque chose que je ne m’attendais pas non plus a trouver ici c’est des zombies, mais Zombies Ate My Pirate Ship les intègre tellement bien dans cet univers. Rapide, lourd, l’instrumental prend une place importante, renforcé par les trompettes, qui, combinées aux chœurs rendent magnifiquement bien ! Ce titre fait penser à des anciens morceaux du groupes, preuve qu’ils n’oublient pas leur précédents albums, ajoutant une voix féminine qui donne un côté doux et rassurant. Entraînant, épique, les Écossais tiennent quelque chose de très bon ici. A peine le temps de boire un coup, que commence Call of the Waves, qui reste assez calme et constante. Derrière la voix se cache un message d’espoir et de courage, dont on ne comprend pas directement l’importance, ni pourquoi il se trouve ici. Ce n’est pas du tout l’un des titres que l’on va se retrouver à chanter le refrain à tue tête, mais cette chanson amène une pause bien meritée.

” How many times have you wanted to cast off the chains of your life ?
How many times have you wanted to throw it all in to be free for one moment of time, with a gun in your hand
and a sword by your side, the wind at your back and a reason to die : a chance to set sail and to write your
own tale in the sky. How many times have they said that you’re living a meaningless lie ?
How many times have they told you to give up your dreams and to simply just lay down and die ?” 

Pirate’s Scorn met en avant des instruments dont on a peu l’habitude d’entendre, le rythme de la voix est également assez haché, collant parfaitement à l’histoire que l’on est en train d’entendre. A mes yeux, cette chanson résume parfaitement une histoire de pirate et l’ambiance joyeuse, presque euphorique, aurait sa place dans un Disney (loin de l’image du Capitaine Crochet bien sur). Contrairement à la chanson précédente, ce refrain rentre en tête et sera très certainement chanté très fort (et faux) par une foule de fans. Shit Boat (No Fans) m’aura surpris par sa violence verbale, le tout sur un air très entraînant et amusant. La voix est radicalement différente de ce qu’Alestorm nous a déjà proposé avant et je ne pense pas la reconnaître sortit de son contexte. L’union des membres est vraiment mis en avant ici, avec des paroles prononcées rapidement pour un titre très très court (1min14). Pirate Metal Drinking Crew reprend vite la dynamique habituelle et au vu de son titre on pourrait penser à un hommage du groupe à leur fans. Le combo guitare et batterie donne encore plus de faire la fête, collant à nouveau au titre et à l’image des Écossais. Il reprend également les codes des pirates, la chanson étant parsemée de “YO HO HO”.

Alors que la terre approche de plus en plus, le groupe nous livre son titre le plus long (8min06) Wooden Leg Part 2, qui est la suite directe de The Wooden Leg. L’introduction nous offre un remix, des plus beaux, de la marche impériale à la sauce Alestorm et on ne peut qu’être conquis. La chanson crie la violence, l’abordage, et c’est sans doute celle qui va se démarquer le plus de par sa violence, alternant quand même avec des moments plus calmes, qui nous transporte directement sur un bateau écoutant une nouvelle histoire. Le rythme différent, expérimental, donne une dimension totalement nouvelle, une impression de précipitation. Alors que le refrain pourra être facilement reprit, on trouve des paroles en japonais, ainsi qu’en espagnol, quelque chose de totalement inédit sur cet album, comme ces petites pointes électro qui ont su trouver leur place. On jette l’ancre et on se prépare à quitter le navire pour partir à la découverte de cette île, nouvelle et sauvage qui se dresse face à nous. Les premières notes de Henry Martin se font alors entendre. Un titre calme où la guitare acoustique est mis en avant, avant que la batterie et les instruments électriques reprennent le flambeau. Ici on parle de trois frères écossais, ce qui n’est pas sans rappeler les origines des membres et d’histoire de navigation. Un morceau léger, doux, proche d’une balade pour nous laisser voguer vers de nouveaux horizons.

Faire du Pirate Metal il fallait y penser et Alestorm nous prouve une nouvelle fois qu’ils savent le faire. Même si on peut s’attendre à des titres très similaires, le groupe nous cache des petites pépites par-ci, par-là qui sauront attirer l’attention des fans. Sans surprises, ils nous conduisent dans de nouvelles aventures toutes plus folles les unes que les autres et on ne peut qu’en être heureux !

 

Tracklist : 

Treasure Chest Party Quest
Fannybaws
Chomp Chomp
Tortuga
Zombies Ate My Pirate Ship
Call Of The Waves
Pirate’s Scorn
Shit Boat (No Fans)
Pirate Metal Drinking Crew
Wooden Leg Part 2 (The Woodening)
Henry Martin

Gloomy

Totalement dingue de metalcore, de pizza et de Red Bull.

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